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    <title><![CDATA[Histoire du Judo en Charente Maritime et en Poitou Charentes (Judo féminin)]]></title>
    <link>http://www.debard.org/categorie-814333.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Judo féminin&quot; du blog &quot;Histoire du Judo en Charente Maritime et en Poitou Charentes&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Histoire du Judo en Charente Maritime et en Poitou Charentes (Judo féminin)]]></title>
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    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 14:40:46 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 14:40:46 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.debard.org</copyright>            <category>Judo féminin</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[124- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le début jusqu'en 1960) - 15]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-4507736.html</link>        <description><![CDATA[Dimanche 12 novembre 2006<br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="5"><span style="font-weight: bold; text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 255);">124- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le d&eacute;but jusqu'en 1960) - 15</span></font><br /></div>
<br style="font-weight: bold;" />
<div style="text-align: center;"><span style="font-weight: bold;"><br /></span><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Etude de Herv&eacute; LEMARECHAL</span><span style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><br /><br /></span><font size="3"><span style="font-family: arial;">15 &ndash; LES PREMIERES FORMES DE DISCRIMINATION</span><br style="font-family: arial;" /><br style="font-family: arial;" /></font></span></div>
<font size="3"><span style="font-family: arial;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Avec la g&eacute;n&eacute;ralisation progressive du judo f&eacute;minin vont pouvoir &ecirc;tre observ&eacute;es les premi&egrave;res formes de discrimination sexuelles dont certaines persistent aujourd&rsquo;hui. Les renseignements fournis ici proviennent de t&eacute;moignages recueillis directement aupr&egrave;s des pratiquantes. Voici les formes les plus marquantes de discrimination dont les femmes judokas ont eu &agrave; souffrir dans les ann&eacute;es 50-60. Ces discriminations paraissent r&eacute;sulter de quelques id&eacute;es forces. Ces id&eacute;es forces sont exprim&eacute;es dans des articles &eacute;crits par des professeurs de l&rsquo;&eacute;poque. Voici les principales : </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">-	le r&ocirc;le social de la Femme consiste &agrave; tenir une maison et &eacute;lever ses enfants ; </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">-	le judo est un sport trop violent pour la Femme et peut l&rsquo;emp&ecirc;cher d&rsquo;avoir des enfants ;</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">-	le judo compromet la f&eacute;minit&eacute;, ce n&rsquo;est pas le r&ocirc;le d&rsquo;une femme de faire du judo ;</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">-	les femmes ne sont pas assez s&eacute;rieuses ni assez disciplin&eacute;es pour faire du judo ;</span><br style="font-family: arial;" /><br style="font-family: arial;" /><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255); font-family: arial;">151- Interdiction de la comp&eacute;tition</span><span style="font-family: arial;">. La premi&egrave;re forme de discrimination est l&rsquo;interdiction de la comp&eacute;tition aux femmes. Priv&eacute; de toute &eacute;valuation, le judo f&eacute;minin n&rsquo;est pas reconnu comme une activit&eacute; s&eacute;rieuse et para&icirc;t peu cr&eacute;dible. Les enseignants insistent sur la beaut&eacute; des mouvements, l&rsquo;esth&eacute;tique des katas, plut&ocirc;t que sur l&rsquo;efficacit&eacute;. Citer J Liberman. Dans les revues fran&ccedil;aises, les courriers de lecteurs font &eacute;tat de propos ironiques sur le femmes judokas : les femmes ont peur des chutes, devient une activit&eacute; priv&eacute;e  Le judo f&eacute;minin n&rsquo;est donc pas pris tr&egrave;s au s&eacute;rieux. Pourtant, un championnat de judo f&eacute;minin est organis&eacute; &agrave; Paris le 1er Mai 1950. Ce championnat, ouvert &agrave; toutes les femmes titulaires de la ceinture orange, se d&eacute;roule en marge du championnat d&rsquo;Europe et est arbitr&eacute; par Kawaishi lui-m&ecirc;me. Toutes les techniques sont autoris&eacute;es, y compris les &eacute;tranglements. Les comptes-rendus qui nous sont parvenus sont quelque peu r&eacute;serv&eacute;s, la plupart des pratiquantes manquant de techniques et d&eacute;ployant une agressivit&eacute; d&eacute;plac&eacute;e. </span></font><br /><br /> <img src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve015.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 333px; height: 246px;" /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="1"><span style="font-style: italic;">Le Tournoi f&eacute;minin de Paris en Mai  1950</span></font><br style="font-style: italic;" /><font size="1"><span style="font-style: italic;">(En arri&egrave;re-plan, Kawaishi en train d&rsquo;arbitrer)</span></font><br style="font-style: italic;" /></div>
<br /><br /><font size="3"><span style="font-family: arial;">Pourtant, cette comp&eacute;tition n&rsquo;&eacute;tait pas d&eacute;pourvue d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t car toutes les finalistes seront ceintures noires quelques ann&eacute;es plus tard. La vice championne, Mme LEVANNIER, obtiendra la ceinture noire l&rsquo;ann&eacute;e suivante. Il faudra attendre 1968 pour que la Grande-Bretagne organise son premier championnat de judo f&eacute;minin, remport&eacute; par une certaine Elaine BIRCH, JC TIPTON. </span><br style="font-family: arial;" /></font><br /><font size="3"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255); font-family: arial;">152 &ndash; Un judo f&eacute;minin diff&eacute;rent du judo masculin.</span><span style="font-family: arial;"> Une autre forme de discrimination, qui d&eacute;coule de la pr&eacute;c&eacute;dente, est l&rsquo;adaptation de l&rsquo;enseignement aux &eacute;l&egrave;ves f&eacute;minines. Consid&eacute;r&eacute; comme dangereux pour le corps f&eacute;minin, le judo doit &ecirc;tre adapt&eacute; &agrave; la morphologie des femmes. Rappelons que les pratiquantes f&eacute;minines sont presque toujours adultes ou adolescentes: les pratiquantes enfant sont alors exceptionnelles. L&rsquo;enseignement du judo f&eacute;minin n&rsquo;est donc pas uniforme : on trouve autant d&rsquo;enseignements que de professeurs diff&eacute;rents. Mais presque tous les professeurs restent persuad&eacute;s que le judo est dangereux pour les femmes et doit &ecirc;tre adapt&eacute;. Certes, toutes les techniques sans exception leur sont g&eacute;n&eacute;ralement enseign&eacute;es. Mais, &ccedil;a et l&agrave;, certains professeurs &eacute;vitent d&rsquo;enseigner les sut&eacute;mis et les &eacute;tranglements, voire les armlocks, jug&eacute;s trop dangereux. L&rsquo;enseignement des katas est g&eacute;n&eacute;ralement privil&eacute;gi&eacute;. Le randori est la seule forme de combat autoris&eacute;e. Le judo f&eacute;minin tend &agrave; devenir une gymnastique plut&ocirc;t qu&rsquo;un sport de combat. </span></font><br /><br /><font size="3"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255); font-family: arial;">153 &ndash; Discriminations dans l&rsquo;organisation des cours</span><span style="font-family: arial;">. Les cours sont parfois mixtes, parfois s&eacute;par&eacute;s. Les premi&egrave;res femmes professeur n&rsquo;appara&icirc;tront, en France, que dans les ann&eacute;es 50. Dans les ann&eacute;es 60, on verra un peu partout une v&eacute;ritable explosion de cours strictement  f&eacute;minins. Il y aura m&ecirc;me des clubs f&eacute;minins mais dont l&rsquo;existence restera &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">M&ecirc;me dans les cours mixtes, la pratique reste strictement s&eacute;par&eacute;e, les &eacute;l&egrave;ves f&eacute;minines &eacute;tant &agrave; part. Au moins au d&eacute;but, les randoris mixtes restent exceptionnels. En fait, les hommes rechignent &agrave; pratiquer avec une femme et pr&eacute;f&egrave;rent s&rsquo;entra&icirc;ner entre eux. Dans les ann&eacute;es 50, rares sont les hommes qui acceptent d&rsquo;&ecirc;tre envoy&eacute;s au tapis par une partenaire f&eacute;minine ! D&rsquo;autre part, la diff&eacute;rence de morphologie, de p&eacute;dagogie, rend, au moins en France, pratiquement incompatible la pratique mixte. Il faudra attendre les ann&eacute;es 60 pour voir ce blocage progressivement surmont&eacute;. En fait, le milieu du judo, tr&egrave;s largement masculin, rechigne &agrave; int&eacute;grer les femmes. En outre, la quasi impossibilit&eacute; pour les femmes de pratiquer le judo avec des partenaires masculins compromet l&rsquo;efficacit&eacute; de leur pratique, au moins sur le plan de la self d&eacute;fense. </span><br style="font-family: arial;" /></font><br /><font size="3"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255); font-family: arial;">154 &ndash; Des grades f&eacute;minins sp&eacute;cifiques</span><span style="font-family: arial;">. La discrimination s&rsquo;&eacute;tend tout naturellement &agrave; la remise des grades. Une ceinture f&eacute;minine ne pouvant avoir la m&ecirc;me valeur qu&rsquo;une ceinture masculine, les ceintures f&eacute;minines sont barr&eacute;es sur toute la longueur d&rsquo;une bande blanche. Encore aujourd&rsquo;hui, cette discrimination est observ&eacute;e au Japon. A l&rsquo;&eacute;poque, nombre de femmes consid&eacute;raient comme une v&eacute;ritable discrimination cette particularit&eacute;. </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Quant &agrave; la ceinture noire, elle &eacute;tait contingent&eacute;e afin de garantir la valeur de ce grade. Selon certains auteurs, l&rsquo;octroi de la ceinture noire doit &ecirc;tre encore plus s&eacute;v&egrave;re pour les femmes que pour les hommes. Dans les ann&eacute;es 50, en France, l&rsquo;examen des femmes pour la ceinture noire &eacute;tait mixte : les premi&egrave;res candidates n&rsquo;&eacute;taient pas suffisamment nombreuses pour combattre entre elles, et elles devaient donc affronter d&rsquo;autres candidats masculins. L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la ceinture noire sera donc tr&egrave;s difficile pour les fran&ccedil;aises, au moins jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 70. En 1966, on recense  xxx femmes ceintures noires sur un total de </span><br style="font-family: arial;" /></font><br /><font size="3"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255); font-family: arial;">155 &ndash; L&rsquo;attitude de judokas masculins.</span><span style="font-family: arial;"> On comprend d&egrave;s lors que les femmes aient rencontr&eacute; de s&eacute;rieuses difficult&eacute;s pour s&rsquo;imposer dans le milieu du judo. En fait, le judo f&eacute;minin n&rsquo;est g&eacute;n&eacute;ralement pas pris au s&eacute;rieux. La motivation des enseignants est de former des ceintures noires et des comp&eacute;titeurs, afin d&rsquo;affirmer une f&eacute;d&eacute;ration en pleine formation. D&rsquo;autre part, plusieurs t&eacute;moignages font &eacute;tat du manque de courtoisie de partenaires masculins qui refusent de chuter ou refusent de s&rsquo;entra&icirc;ner avec une partenaire femme. Il est fait &eacute;galement &eacute;tat du manque de propret&eacute; de certain d&rsquo;entre eux. Ainsi que de propos d&eacute;plac&eacute;s ou grossiers. La place faite aux femmes dans l&rsquo;univers du judo refl&egrave;te la place qui leur est faite dans la soci&eacute;t&eacute;, sous domination masculine. Il faudra encore plusieurs ann&eacute;es avant qu&rsquo;elles ne soient pleinement accept&eacute;es. Un professeur 6&egrave;me dan aujourd&rsquo;hui d&eacute;c&eacute;d&eacute;, Mr BIRNBAUM, m&rsquo;a d&eacute;clar&eacute; que le judo n&rsquo;&eacute;tait pas fait pour les femmes. Cependant, il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; trouv&eacute; de traces de refus d&rsquo;inscrire des femmes dans un cours.  </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Les &eacute;l&egrave;ves femmes d&eacute;rangent plut&ocirc;t qu&rsquo;autre chose. Il faut reconna&icirc;tre que le renouvellement des effectifs f&eacute;minins est rapide, beaucoup de pratiquantes, tromp&eacute;es par une publicit&eacute; tapageuse, se d&eacute;courageant rapidement. </span><br style="font-family: arial;" /></font><br /><font size="3"><span style="font-family: arial;">Malgr&eacute; toutes ces formes de discriminations, dont certaines subsistent encore aujourd&rsquo;hui, certaines observations peuvent &ecirc;tre faites qui contredisent la marginalisation du judo f&eacute;minin. Par exemple, le large appel fait au judo f&eacute;minin pour en vanter l&rsquo;efficacit&eacute;. Les journaux, les actualit&eacute;s cin&eacute;matographiques,  vantent l&rsquo;efficacit&eacute; du judo &agrave; travers des reportages mettant en sc&egrave;ne des femmes le pratiquant apparemment avec facilit&eacute;. Les cas d&rsquo;autod&eacute;fense r&eacute;ussis sont largement rapport&eacute;s.  </span><br style="font-family: arial;" /></font><br />
<div style="text-align: center;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve014.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 317px; height: 317px;" /><br /></div>
<div style="text-align: center;"><font size="1"><span style="font-style: italic;">Publicit&eacute; dans les ann&eacute;es 60	</span><br style="font-style: italic;" /></font></div>
<br /> <br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve5.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 268px; height: 271px;" /><br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="1"><span style="font-style: italic;">Couverture d&rsquo;une brochure franco-belge parue en 1963</span></font><br /></div>
<br /><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Herv&eacute; LEMARECHAL</span><br />(A suivre)]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Nov 2006 09:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">76b67e1b855134c19db25450a3d00f9c</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-4507736-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[123- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le début jusqu'en 1960) - 14]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-4488265.html</link>        <description><![CDATA[<br /><br /><font size="5" style="color: rgb(0, 0, 255); text-decoration: underline; font-weight: bold;">123- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le d&eacute;but jusqu'en 1960) - 14</font><br /><br style="color: rgb(153, 51, 0);" />
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Etude de Herv&eacute; LEMARECHAL</span><br /></div>
<br /><font size="3"><span style="font-weight: bold; font-family: arial;">APRES LA SECONDE GUERRE MONDIALE, LE JUDO FEMININ COMMENCE A SE REPANDRE</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">A partir de 1950, le judo f&eacute;minin commence &agrave; se r&eacute;pandre lentement mais surement dans le monde entier. D&egrave;s la fin de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreuses femmes de l'Arm&eacute;e am&eacute;ricaine d'occupation, dont Ruth B. GARDNER, d&eacute;couvrirent le judo gr&acirc;ce au cours f&eacute;minin du Kodokan de TOKYO. De retour dans leur pays, elles contribueront &agrave; rendre ce sport populaire chez les femmes. Durant son s&eacute;jour au Kodokan, un judoka fran&ccedil;ais, Pierre DARCOURT, signale une comp&eacute;tition de judo r&eacute;serv&eacute;e aux femmes ceinture noire (&quot;Aventure judo en Extr&ecirc;me-Orient&quot;, 1957). Pour ce qui concerne la France, une source fiable est fournie par l&rsquo;Annuaire du judo international d&rsquo;Henri PLEE ; elle permet de d&eacute;nombrer 130 fran&ccedil;aises judokas sur un total de 7542, soit 1.72% du total! Il s'agit l&agrave; des chiffres de la seule F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise de Judo. Plusieurs f&eacute;d&eacute;rations &eacute;tant alors en concurrence, le nombre r&eacute;el de pratiquantes &eacute;tait donc plus &eacute;lev&eacute;. En Belgique, une vingtaine de femmes pratiquaient le judo &agrave; BRUXELLES.  </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Il s&rsquo;agit de  femmes le plus souvent adultes, parfois jeunes filles : le judo infantile reste exceptionnel, cette activit&eacute; &eacute;tant jug&eacute;e trop dangereuse. Mais, alors que le jujitsu int&eacute;ressait surtout les femmes de la bonne soci&eacute;t&eacute; (upper class), le judo attire des femmes de condition plus modeste, &eacute;tudiantes, secr&eacute;taires, assistantes sociales, lyc&eacute;ennes, etc. </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">A Paris, un championnat national f&eacute;minin est m&ecirc;me organis&eacute; en Mai 1950, en marge du championnat national. Arbitr&eacute; par Kawaishi en personne, il est ouvert aux dames ceintures orange. On a conserv&eacute; les noms d&rsquo;une vingtaine de participantes. Ce tournoi laissa les observateurs perplexes et ne fut pas renouvel&eacute;.  Certains clubs organisent des comp&eacute;titions f&eacute;minines. En France, par exemple, le tr&egrave;s select Racing-Club de PARIS organise un tournoi f&eacute;minin chaque &eacute;t&eacute;. En outre, des d&eacute;monstrations de judo f&eacute;minin sont souvent organis&eacute;es en marge des championnats officiels, &agrave; PARIS comme &agrave; LONDRES, et plaisent beaucoup au public.   </span><br style="font-family: arial;" /><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Bien que tr&egrave;s minoritaire, le judo f&eacute;minin commence &agrave; faire parler de lui. Un peu partout dans la presse fleurissent des reportages sur le sujet : le judo est pr&eacute;sent&eacute; comme une activit&eacute; d&rsquo;une facilit&eacute; et d&rsquo;une efficacit&eacute; d&eacute;concertantes : le fait qu&rsquo;il soit pratiqu&eacute; par des femmes prouverait son efficacit&eacute;. Les femmes font donc malgr&eacute; elles de la publicit&eacute; pour le judo. Un engouement pour le judo commence &agrave; se dessiner chez les femmes. La lib&eacute;ralisation progressive des m&oelig;urs, l&rsquo;attribution du droit de vote, l&rsquo;app&eacute;tit de vivre de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre, l&rsquo;&eacute;volution de la mode (raccourcissement des jupes), concourent &agrave; orienter les femmes vers des activit&eacute;s lib&eacute;ratrices, dont le sport.</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">La premi&egrave;re ceinture noire f&eacute;minine est accord&eacute;e &agrave; Mme LEVANNIER en 1951. En juillet 1965, on comptera cinquante fran&ccedil;aises ceintures noires. Des cours f&eacute;minins fleurissent un peu partout. La multiplication des clubs f&eacute;minins para&icirc;t s'expliquer d'abord par l'impossibilit&eacute; pour les femmes de pratiquer le judo dans les m&ecirc;mes conditions que les hommes, le judo masculin ayant &eacute;t&eacute; rapidement orient&eacute; vers la comp&eacute;tition et celle-ci restant interdite aux femmes. Autre explication, les mentalit&eacute;s de l'&eacute;poque, les codes sociaux s'accommodant assez mal de la pratique du randori mixte. Enfin, certaines femmes judoka se plaignaient du manque de correction de leurs partenaires masculins (voir &sect;155). Malheureusement, la pratique non mixte se r&eacute;v&eacute;la discriminatoire pour les femmes attir&eacute;es par la seule self-d&eacute;fense, celles-ci &eacute;tant dans la quasi impossibilit&eacute; de tester leurs techniques sur un partenaire masculin (les agresseurs de femmes sont assez g&eacute;n&eacute;ralement des hommes...)</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Des clubs f&eacute;minins apparaissent. Ainsi, &agrave; Paris, Mme LEVANNIER, premi&egrave;re femme ceinture noire, ouvre un cours qui, en 1956 qui comptera une quarantaine de pratiquantes, dont 3 ceintures noires. </span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Le judo se r&eacute;pand parmi les actrices et com&eacute;diennes. IL leur permet de se faire remarquer, de faire parler d&rsquo;elles dans les journaux : </span></font><br />
<div style="text-align: center;"><img style="width: 209px; height: 279px;" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve010.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><font size="1"><span style="font-style: italic;">Brigitte AUBER (ceinture marron), Paris, 1956</span></font><br /></div>
<br /><br /><font size="3"><span style="font-family: arial;">L&rsquo;actrice fran&ccedil;aise Brigitte AUBER (ceinture marron) belt),et l&rsquo;actrice britannique Honor BLACKMAN (&ldquo;James Bond girl&rdquo;), toutes deux authentiques judokas, gr&acirc;ce aux nombreux articles de presse dont elles ont fait l'objet, ont manifestement contribu&eacute; &agrave; populariser le judo dans leurs pays respectifs..     </span></font><br /><br />
<div style="text-align: center;"><img style="width: 294px; height: 164px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve012.jpg" /><font size="1"><span style="font-style: italic;">Honor BLACKMAN (&quot;james Bond girl&quot;)</span></font><br /></div>
<br /><font size="3"><span style="font-family: arial;">Quelques femmes judokas ont marqu&eacute; cette p&eacute;riode et m&eacute;ritent d'&ecirc;tre &eacute;voqu&eacute;es ici. Mme LEVANNIER a manifestement contribu&eacute; &agrave; l'essor du judo f&eacute;minin &agrave; PARIS et en r&eacute;gion parisienne. Premi&egrave;re fran&ccedil;aise &agrave; enseigner le judo, elle ouvrira &agrave; PARIS un club f&eacute;minin r&eacute;put&eacute; qui fonctionnera une vingtaine d'ann&eacute;es (ann&eacute;es 50 jusqu'aux ann&eacute;es 70). J'aimerais recueillir des t&eacute;moignages d'&eacute;l&egrave;ves ayant fr&eacute;quent&eacute; ses clours.</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Suivant les traces de Sarah MAYER, une fran&ccedil;aise, Melle COLLET, s&eacute;journe au Kodokan dans les ann&eacute;es 50. Etudiante en Langues Orientales, ceinture noire, sa pr&eacute;sence est signal&eacute;e par Pierre DARCOURT.</span><br style="font-family: arial;" /><span style="font-family: arial;">Monique VENNER para&icirc;t &ecirc;tre, en France, une personnalit&eacute; marquante durant toute cette p&eacute;riode. D'une personnalit&eacute; hors du commun, elle a v&eacute;cu une vie d'aventures qu'elle a racont&eacute;es dans &quot;Le D&eacute;mon des Voyages&quot; (1963). Ayant commenc&eacute; le judo vers sa quinzi&egrave;me ann&eacute;e, elle partit au Japon en 1964, seule et sans argent, pour y obtenir le 3&egrave;me dan. Elle a fond&eacute; et dirig&eacute; plusieurs clubs de judo et beaucoup contribu&eacute;, elle aussi, &agrave; propager le judo f&eacute;minin fran&ccedil;ais dans les ann&eacute;es 50 et 60.</span></font><br /><br style="color: rgb(153, 51, 0);" /><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Herv&eacute; LEMARECHAL</span><br />&agrave; suivre...]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Nov 2006 07:35:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cdda2a70b0b3fdc81e2e25e8e13d7862</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-4488265-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[122- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le début jusqu'en 1960) - 13]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-4488148.html</link>        <description><![CDATA[<br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="5" style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);">122- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le d&eacute;but jusqu'en 1960) - 13</font><br /></div>
<br style="color: rgb(153, 51, 0);" />
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Etude de Herv&eacute; LEMARECHAL<br /><br /></span></div>
<font size="3"><span style="font-weight: bold;">LES TOUTES PREMIERES FEMMES JUDOKAS  <br /><br /></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Tr&egrave;s t&ocirc;t, un cours f&eacute;minin ouvre au Budokwai. On ignore tout de la p&eacute;dagogie mise en &oelig;uvre par les professeurs vis-&agrave;-vis de leurs &eacute;l&egrave;ves f&eacute;minins. Un peu partout en Europe et aux USA, sauf en France, des cours de judo sont ouverts aux femmes.<br />Voici quelques exemples de femmes judoka ayant s&eacute;rieusement pratiqu&eacute; le judo d&egrave;s les origines :<br />- Sarah MAYER : issue de la bonne soci&eacute;t&eacute; (upper class), inscrite au Budokwai, elle prendra des cours avec G KOIZUMI, puis au Japon &agrave; l&rsquo;occasion de ses voyages au Pays du Soleil levant ; voyageant seule, femme &eacute;mancip&eacute;e, elle pratiquera le judo tr&egrave;s s&eacute;rieusement et aurait atteint la ceinture noire avant de retourner dans son pays o&ugrave; elle continuera &agrave; pratiquer. Miss Sarah MAYER semble &ecirc;tre la toute premi&egrave;re occidentale &agrave; avoir atteint un tel niveau dans le judo.<br />- Miss WADSWORTH aux USA;<br />- Miss Helen WATTS;<br />- Miss Ruth B GARDNER;<br />- et beaucoup d&rsquo;autres rest&eacute;es inconnues.<br /><br /><font size="2" style="color: rgb(153, 51, 0);">Herv&eacute; LE MARECHAL</font><br /><font size="1">&agrave; suivre....</font><br /></font>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Nov 2006 07:08:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">61e6226ce2d41ac7fda95b1ce349bdea</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-4488148-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[121- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le début jusqu'en 1960) - 12]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-4482060.html</link>        <description><![CDATA[<br /><font size="1">Jeudi 9 novembre 2006</font><br /><font size="4"><br style="font-family: arial;" /></font>
<div style="color: rgb(0, 0, 255); text-align: center; font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;"><font style="font-weight: bold; text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 255); font-family: arial;">1<font size="3">2 &ndash; AVANT ET PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.</font></font><font size="3"><span style="font-family: arial;"> -12-</span></font><br /><br /><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Etude de Herv&eacute; LEMARECHAL</span></span></font></div>
<p><span style="font-size: 10pt;"><font size="4" style="font-family: arial;">&nbsp;</font><font size="3"><font size="4" style="font-family: arial;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans les ann&eacute;es qui pr&eacute;c&egrave;dent la Seconde Guerre Mondiale, on rencontre &ccedil;a et l&agrave; quelques femmes qui s&rsquo;adonnent &agrave; la pratique du judo, mais vraiment tr&egrave;s peu. En France, par exemple, quelques jeunes femmes sont recens&eacute;es dans le 1<sup>er</sup> club de judo fran&ccedil;ais, le Jiu-jitsu club de France, cr&eacute;&eacute; par KAWAISHI, lui-m&ecirc;me issu du Budokwai. Il s&rsquo;agissait semble-t-il d&rsquo;&eacute;tudiantes proches du savant atomiste F JOLIOT-CURIE. Un reportage pour les actualit&eacute;s cin&eacute;matographiques fut d&rsquo;ailleurs effectu&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion de la visite de l&rsquo;Ambassadeur du Japon SHIGIMURA. En Allemagne et en Italie, alors dictatures fascistes, il n&rsquo;&eacute;tait pas question d&rsquo;encourager la pratique f&eacute;minine du judo, les femmes &eacute;tant alors vou&eacute;es &agrave; la maternit&eacute;&nbsp;: les dictatures ont toujours men&eacute; des politiques natalistes volontaristes. Pourtant, selon certaines sources, on trouve la trace d&rsquo;une trentaine de femmes judokas allemandes. En outre, en Autriche, une certaine Gerda FROST semble avoir &eacute;t&eacute; autoris&eacute;e &agrave; enseigner le judo dans l&rsquo;entre-deux guerres.</font><font size="4"><span style="font-family: arial;"> </span></font><br /></font></span></p>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><font size="3"><img style="width: 234px; height: 298px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve008.jpg" /><font size="1"><span style="font-style: italic;">Entra&icirc;nement des soeurs du PLAT &agrave; l'Anglo Japanese Judo Club Strathmore Gardens, Londres, 1936</span></font></font></span><br /><span style="font-size: 10pt;"></span></div>
<p><span style="font-size: 10pt;"><font size="3"><br /></font></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><font size="3"><font size="1" style="font-style: italic;"><img style="width: 307px; height: 226px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve009.jpg" />Entra&icirc;nement de Judo quelque part en Allemagne sous l'&egrave;re nazie</font><br /></font></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><font size="3"> </font></span></p>
<font size="3" style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; <font size="4">C&rsquo;est en Grande-Bretagne et aux USA que le plus grand nombre de femmes judoka sera observ&eacute;. A Londres, selon Joseph SVINTH, une poign&eacute;e de femmes, dont Dame Enid RUSSEL-SMITH, pratiquent le judo au Budokwa&iuml;. Cette derni&egrave;re se verra attribuer la ceinture noire avant la guerre. Dans certaines grandes m&eacute;tropoles des USA, le judo f&eacute;minin para&icirc;t beaucoup plus r&eacute;pandu. Dans tous les cas, il s&rsquo;agit de femmes adultes, jamais d&rsquo;enfants. Les cours sont le plus souvent strictement f&eacute;minins. Les &eacute;l&egrave;ves portent (enfin&nbsp;!) le judogi comme les hommes. Mais quoi qu&rsquo;il en soit, le judo f&eacute;minin reste une curiosit&eacute;. L&rsquo;accent est mis sur la beaut&eacute; des mouvements, leur esth&eacute;tique, la pratique des katas. Il ne faut pas opposer de r&eacute;sistance lors d&rsquo;une projection. Le judo ne doit en effet pas blesser les pratiquantes. Le judo f&eacute;minin s&rsquo;apparente plut&ocirc;t &agrave; un ballet qu&rsquo;&agrave; un sport de combat.</font></span></font>
<p><font size="4"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;<font size="4" style="font-family: arial;"> Durant la Seconde Guerre Mondiale, la pratique du judo f&eacute;minin va s&rsquo;intensifier pour d&rsquo;&eacute;videntes raisons militaires. Aux USA, en particulier, les personnels f&eacute;minins engag&eacute;s (WACs, WAVES),&nbsp;re&ccedil;oivent souvent une initiation au judo destin&eacute;e &agrave; am&eacute;liorer leur condition physique et &agrave; les endurcir. En France, sous le r&eacute;gime fasciste de Vichy, des auxiliaires f&eacute;minins de police re&ccedil;oivent une formation &agrave; la self-d&eacute;fense inspir&eacute;e du judo.</font><br /></span></font></p>
<p><font size="4"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Herv&eacute; LE MARECHAL</span><br />&agrave; suivre....</span></font></p>
<div><font size="3">&nbsp;</font></div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Nov 2006 12:19:49 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8225af7a56d3e2a53046872e8d051ae6</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-4482060-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[120- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le début jusqu'en 1960) - 11]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-4410204.html</link>        <description><![CDATA[Samedi 4 novembre 2006<br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="5" style="font-weight: bold; text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 255);">120- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le d&eacute;but jusqu'en 1960) - 11 -</font><br /></div>
<br />
<div style="text-align: center;"><font size="2"><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Etude de Herv&eacute; LEMARECHAL</span></font><br /> </div>
<p><strong><font size="2"><span style="font-weight: bold; font-size: 10pt;">11 &ndash;  L&rsquo;APPARITION DU JUDO FEMININ EN  OCCIDENT</span></font></strong></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">Il n&rsquo;&eacute;tait pas  &eacute;vident que des femmes s&rsquo;adonnent &agrave; un sport de combat, genre d&rsquo;activit&eacute; plut&ocirc;t  r&eacute;serv&eacute;e aux hommes. A la fin du XIX&egrave;me si&egrave;cle, le  jujitsu connut un v&eacute;ritable engouement en Occident, en  particulier dans certains pays anglo-saxons. Les premiers clubs de jujitsu s&rsquo;ouvrent &agrave; Londres (le fameux Budokwa&iuml;) et aux USA, en raison des relations entretenues  par ces deux pays avec le Japon. Le succ&egrave;s rapide du jujitsu para&icirc;t s&rsquo;expliquer par les r&eacute;cits de journalistes &agrave;  l&rsquo;occasion de la r&eacute;cente guerre russo-japonaise (1904-1905) o&ugrave; des soldats  japonais n&rsquo;h&eacute;sitaient pas &agrave; affronter victorieusement  au corps &agrave; corps leurs adversaires russes. La perspective de vaincre un  adversaire &agrave; l&rsquo;aide de techniques secr&egrave;tes &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; foudroyante ne peut  que s&eacute;duire les messieurs de la bonne soci&eacute;t&eacute; londonienne et am&eacute;ricaine en mal  de divertissement. On trouve le m&ecirc;me engouement en France pour le jujitsu, essentiellement pour des raisons militaires,  semble-t-il. </span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">Mais, si &agrave;  Paris, le jujitsu reste une activit&eacute; uniquement  masculine, il n&rsquo;en va pas de m&ecirc;me de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la Manche. La soci&eacute;t&eacute;  anglo-saxonne, plus tol&eacute;rante aux comportements individuels que la soci&eacute;t&eacute;  latine, s&rsquo;est accommod&eacute;e sans difficult&eacute; de la pratique de sports de combat par  des femmes. Deux cat&eacute;gories de femmes s&rsquo;adonnent alors au jujitsu&nbsp;:</span></font></p>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt;"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><span>-<font size="1"><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  </span></font></span></span></font><span dir="ltr"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">des femmes de  la bonne soci&eacute;t&eacute; <em><span style="font-style: italic;">(upper class)</span></em> pour qui le jujitsu est un divertissement, un moyen de se singulariser,  de faire parler de soi, une activit&eacute; &agrave; laquelle on peut s&rsquo;adonner par snobisme,  un passe-temps&nbsp;;</span></font></span></p>
<div style="text-align: left;"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><span>-<font size="1"><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  </span></font></span></span></font><span dir="ltr"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">des femmes de  condition beaucoup plus modeste mues par des mobiles politiques. Il s&rsquo;agit plus  particuli&egrave;rement des premi&egrave;res suffragettes londoniennes, dont les meetings  &eacute;taient r&eacute;guli&egrave;rement perturb&eacute;s par la police. Certaines d&rsquo;entre elles  n&rsquo;h&eacute;sit&egrave;rent pas &agrave; mettre sur pied un v&eacute;ritable commando f&eacute;minin charg&eacute; de  d&eacute;fendre physiquement leurs militantes, gr&acirc;ce aux le&ccedil;ons de jujitsu donn&eacute;es par Mme GARRUD, probablement la toute  premi&egrave;re professeur de jujitsu en Occident. Les  policiers londoniens redoutaient d&rsquo;avoir &agrave; les  affronter.</span></font></span><br /><span dir="ltr"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"></span></font></span></div>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt;"><span dir="ltr"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><br /></span></font></span></p>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt; text-align: center;"><span dir="ltr"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><img style="width: 193px; height: 303px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve004.jpg" /><font size="1" style="font-style: italic;">Judo mixte au Budokwa&iuml;</font></span></font></span></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">Mais les  contraintes sociales p&egrave;sent encore lourd&nbsp;: les femmes pratiquent le jujitsu en tenue de ville all&eacute;g&eacute;e. Pas question pour elles  de rev&ecirc;tir le judogi.<br /><br /></span></font></p>
<p style="text-align: center;"><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><img style="width: 224px; height: 279px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/herve001.jpg" /><font size="1"><span style="font-style: italic;">Le tout premier livre de self d&eacute;fense f&eacute;minine en fran&ccedil;ais (1906)</span></font><br /></span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">Il semble que  le jujitsu, discipline particuli&egrave;rement exigeante,  soit assez rapidement tomb&eacute; en d&eacute;su&eacute;tude en Occident. La mode &eacute;tait pass&eacute;e.  Lentement mais s&ucirc;rement, le judo, apparu &agrave; la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle, allait le  supplanter d&eacute;finitivement.<br /></span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><br /></span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Herv&eacute; LEMARECHAL</span><br />A suivre... </span></font></p>
</span></font></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Nov 2006 17:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a186984ba3b657bb51b9ed99b1c8e462</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-4410204-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[118- Discrimination sexuelle dans le Judo (depuis le début jusqu'en 1960) - 01]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-4409297.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: left;"><font size="1">Vendredi 3 novembre 2006</font><br /></div>
<br />
<div style="text-align: center;"><font size="5" style="font-weight: bold; text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 255);">118- Discrimination sexuelle dans le judo (depuis le d&eacute;but jusqu'en 1960) - 01 -</font><br /></div>
<br />
<div style="text-align: center;"><font size="2" style="color: rgb(153, 51, 0);">Etude de Herv&eacute; Lemar&eacute;chal</font><br style="font-family: arial;" /></div>
<p style="font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;">Le processus  d&rsquo;&eacute;mancipation de la Femme est, au moins en Occident, arriv&eacute; &agrave; son terme. Ce  processus rev&ecirc;t plusieurs aspects&nbsp;: </span></font></p>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt; font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;"><span>-<span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  </span></span></span><span dir="ltr"><span style="font-size: 10pt;">&eacute;galit&eacute; des  droits&nbsp;politiques&nbsp;;</span></span></font></p>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt; font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;"><span>-<span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  </span></span></span><span dir="ltr"><span style="font-size: 10pt;">acc&egrave;s au  march&eacute; du travail&nbsp;;</span></span></font></p>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt; font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;"><span>-<span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  </span></span></span><span dir="ltr"><span style="font-size: 10pt;">exercice de  mandats &eacute;lectoraux&nbsp;;</span></span></font></p>
<p style="margin-left: 53.4pt; text-indent: -18pt; font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;"><span>-<span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  </span></span></span><span dir="ltr"><span style="font-size: 10pt;">libre  disposition de son corps&nbsp;: f&eacute;condit&eacute;, sexualit&eacute;, choix des v&ecirc;tements, pratique  sportive.</span></span></font></p>
<p style="font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;">Jusqu&rsquo;aux  ann&eacute;es 50, le r&ocirc;le social de la Femme consistait essentiellement &agrave; tenir son  int&eacute;rieur, engendrer sa prog&eacute;niture, et &eacute;lever enfants. C&rsquo;est ce que les  Allemands appelaient &laquo;&nbsp;le trois K&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;Kinder, K&uuml;che, Kirche&nbsp;&raquo;). La Femme &eacute;tait  avant tout une M&egrave;re. La seule forme de contraception admise &eacute;tait la  contraception naturelle. Il n&rsquo;&eacute;tait donc pas question pour la Femme de montrer  son corps, de se d&eacute;v&ecirc;tir&nbsp;: le corps de le Femme &eacute;tait prot&eacute;g&eacute; des d&eacute;sirs  masculins par les r&egrave;gles de la pudeur et de la morale.  </span></font></p>
<p style="font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;">La conqu&ecirc;te  progressive de la ma&icirc;trise de son corps sera pour la Femme un des aspects de son  &eacute;mancipation de la Femme. Le sport pouvait compromettre la sant&eacute; et les  fonctions reproductrices. Une femme sportive pouvait engendrer des enfants  anormaux, voire ne plus engendrer du tout.&nbsp;Il ne faut donc pas s&rsquo;&eacute;tonner que la pratique sportive &eacute;tait r&eacute;serv&eacute;e  exclusivement aux hommes, toute activit&eacute; de ce genre &eacute;tant consid&eacute;r&eacute;e ind&eacute;cente  voire immorale, voire dangereuse pour une femme. </span></font></p>
<p style="font-family: arial;"><font size="4"><span style="font-size: 10pt;">Pourtant, avec  le tournant d&eacute;cisif du XX&egrave;me Si&egrave;cle, le sport f&eacute;minin  va tr&egrave;s progressivement faire son apparition. Lentement mais s&ucirc;rement, on voit  des femmes monter &agrave; v&eacute;lo, faire du tennis, pratiquer la natation. Ces femmes, au  d&eacute;but tr&egrave;s peu nombreuses, sont tenues dans leur pratique sportive observer des  codes sociaux stricts&nbsp;: discr&eacute;tion, pudeur vestimentaire, leurs v&ecirc;tements ne  doivent pas d&eacute;voiler la moindre partie de leur anatomie. Il s&rsquo;agit de femmes  appartenant &agrave; des milieux ais&eacute;s, disposant de temps libre, ne connaissant  apparemment pas de probl&egrave;mes financiers, et peu soucieuses de se conformer aux  codes sociaux.<br /></span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;"><font size="3"><br /><font size="2" style="color: rgb(153, 51, 0);">Herv&eacute; Lemar&eacute;chal.</font></font><br /></span></font></p>
<p><font size="2"><span style="font-size: 10pt;">A suivre... </span></font></p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Nov 2006 17:08:49 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9abd014b53d1e898371b1f496011b603</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-4409297-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[113- L'enquête de Geneviève et de France (1° étape)]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-3944891.html</link>        <description><![CDATA[Dimanche 24 septembre 2006<br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="5"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);">113 - L'enqu&ecirc;te de Genevi&egrave;ve et de France<br /> &nbsp;( 1&deg; &eacute;tape )</span></font><br /> </div>
<br />
<div style="text-align: center;"><img style="width: 434px; height: 247px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/stage-des-enseignants-17-_2006_.jpg" /><font size="1"><span style="font-style: italic;">France et Genevi&egrave;ve (en civil) au stage des enseignants de Charente Maritime en septembre 2006<br /> <br /> </span></font></div>
<font size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lors du week end&nbsp; du 23-24 septembre 2006, une trentaine d'enseignants de Judo tenaient leur r&eacute;union annuelle de d&eacute;but de saison, au Dojo d&eacute;partemental Guy THOMAS, &agrave; Rochefort.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; J'avais obtenu du Pr&eacute;sident&nbsp; Thierry AUDEBERT, l'autorisation de pr&eacute;senter Genevi&egrave;ve BOUILLON et France COELLIER, toutes deux ceintures noires, afin qu'elles exposent les raisons de leur enqu&ecirc;te sur le Judo f&eacute;minin. Celle ci se pr&eacute;sente sous la forme d'un questionnaire, adress&eacute; &agrave; un maximum de femmes ayant pratiqu&eacute; ou pratiquant encore le Judo.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce questionnaire devrait mettre en &eacute;vidence les raisons pour lesquelles les femmes se sont mises au judo. Et aussi, pourquoi certaines d'entre elles ont arr&ecirc;t&eacute; de le pratiquer. Il permettra &eacute;galement d'avoir une connaissance du club de d&eacute;part de ces judokates, de leur Professeur,&nbsp; de l' ambiance de leur Dojo, du d&eacute;roulement et de la technicit&eacute; des cours...<br /> <br /> &nbsp;&nbsp; Il a &eacute;t&eacute; remis aux Professeurs, afin qu'ils le diffusent aux f&eacute;minines de leurs clubs.&nbsp; Les r&eacute;ponses collect&eacute;es permettront de pr&eacute;ciser l'&eacute;volution de la pratique du Judo f&eacute;minin depuis 1948, date &agrave; laquelle le Judo a commenc&eacute; en Charente Maritime.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Conseiller Technique Arnaud KESSLER, leur avait permis d'intervenir en tout d&eacute;but de l'apr&egrave;s-midi du samedi.&nbsp; <br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Le fait de n'&ecirc;tre qu'intervenantes, avait pouss&eacute; nos deux &quot;anciennes&quot; &agrave; laisser leur judogi au fond de leur armoire. Et elles m'avaient confi&eacute; leur &eacute;motion ainsi que leur r&eacute;ticence d'avoir ainsi &agrave; intervenir devant ce public en grande majorit&eacute; masculin.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Presque tous les professeurs pr&eacute;sents ont &eacute;cout&eacute; avec int&eacute;r&ecirc;t, toutefois, je d&eacute;plore qu'un ou deux aient continu&eacute; &agrave; parler entre eux, faisant preuve ainsi d'un manque &eacute;l&eacute;mentaire de courtoisie et de savoir-vivre. J'ai pu &eacute;galement percevoir deux ou trois sourires furtifs, peut-&ecirc;tre derniers vestiges d'une &eacute;poque machiste, mais en tous cas incorrectes.<br /><br /><br /><br /> A suivre...<br /> JMO.<br /> <br /> <br />
<div><br /></div>
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </font>]]></description>
        <pubDate>Sat, 23 Sep 2006 19:28:43 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">df519ed9b9706740693340bb791f2437</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-3944891-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[112- Charente Maritime : le réveil des judokates anciennes]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-3800996.html</link>        <description><![CDATA[<font size="1">Lundi 11 septembre 2006</font><br /><br />
<div style="text-align: center;"><font size="5" style="font-weight: bold; text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 255);">112- Charente Maritime : le r&eacute;veil des judokates anciennes</font><br /> </div>
<br />
<p><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Lors d'une petite r&eacute;union,&nbsp; organis&eacute;e fin ao&ucirc;t chez France Coellier &agrave; GEAY (17), j'ai enfin rencontr&eacute; Genevi&egrave;ve Bouillon. Ces deux femmes m'apparaissent&nbsp;motiv&eacute;es pour mener l'enqu&ecirc;te : &laquo; Le mouvement f&eacute;minin en judo sur la Charente Maritime, des origines &agrave; nos jours...&quot;<br /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/20/37/95/judo-f-minin/genevieve-bouillon-et-france-coellier-02.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 307px; height: 231px;" /><br /><font size="2"><span style="font-style: italic;">De gauche &agrave; droite (Genevi&egrave;ve Bouillon, France Coellier)</span></font><br /> </span></p>
<div>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<font size="3">&nbsp; France Coellier est une &quot;judokate&quot; n&eacute;e en 1943. Je la connais depuis plus de trente ans. En 1974, nous avions encadr&eacute;s des stages f&eacute;minins sur le d&eacute;partement de Charente Maritime. J'avais alors appr&eacute;ci&eacute; sa comp&eacute;tence et sa bont&eacute;. Nous avions eu aussi quelques r&eacute;sultats en pr&eacute;parant des couples pour le Grand Prix technique f&eacute;minin. C'&eacute;tait l'&eacute;poque de Laure Mallebrera, d'Agn&egrave;s Montus, de Christine Lesueur, de Madeleine... (catastrophe, j'ai oubli&eacute; le nom de famille de Madeleine !).<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; France est maintenant &agrave; la retraite apr&egrave;s une carri&egrave;re de Ma&icirc;tre d'Education Physique &agrave; Saintes (17). Son Professeur de Judo &eacute;tait M. Roger Theil, un ancien &eacute;l&egrave;ve de M. Debard. C'est en 1972 qu'elle est pass&eacute;e ceinture noire.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; A l'&eacute;poque, de par sa formation en EPS et ses connaissances en Gymnastique rythmique, il lui avait &eacute;t&eacute; demand&eacute; d'intervenir &agrave; l'Ecole R&eacute;gionale des Cadres de Poitiers (pour la pr&eacute;paration des professeurs de Judo). Ses connaissances sur le plan technique &quot;judo&quot; lui avaient &eacute;galement permis d'acc&eacute;der au niveau National du Prix Technique F&eacute;minin, o&ugrave; elle s'&eacute;tait class&eacute;e 4&deg;.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Actuellement, elle partage ses activit&eacute;s entre la Mairie de GEAY ou elle est adjointe au Maire, et un Club de Gymnastique volontaire. Elle organise aussi, des promenades &agrave; pied sur sa r&eacute;gion.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Genevi&egrave;ve Bouillon est n&eacute;e en 1937. Elle est aussi retrait&eacute;e. Elle a &eacute;t&eacute; Professeur de CEG en Fran&ccedil;ais, Histoire et G&eacute;ographie. Elle est une des toutes premi&egrave;res ceintures noires du d&eacute;partement. Ce n'est pas en une fois que je vais la conna&icirc;tre, mais elle m'est d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s sympathique. D'embl&eacute;e, j'ai appr&eacute;ci&eacute; sa r&eacute;serve et son esprit de m&eacute;thode. Nous reparlerons d'elle.<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; De cet entretien,&nbsp; il ressort que ces deux femmes gardent un excellent souvenir de leur activit&eacute; Judo. Cependant, chez France on per&ccedil;oit un certain regret. En particulier, celui de ne pas avoir &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;e de temps en temps. En effet,&nbsp; comme elle n'avait plus personnes de sa g&eacute;n&eacute;ration, pour mieux suivre ce Judo au niveau d&eacute;partemental, elle s'est sentie peu &agrave; peu oubli&eacute;e, et s'est retir&eacute;e.<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Le seul regret de Genevi&egrave;ve est de n'avoir pas pu, &agrave; l'&eacute;poque, rencontrer des filles de son niveau. Et si pendant toute une p&eacute;riode elle s'est retir&eacute;e, cela a &eacute;t&eacute; uniquement pour &eacute;lever six magnifiques b&eacute;b&eacute;s !<br /> <br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Si bien que notre proposition d'enqu&ecirc;te&nbsp; leur est agr&eacute;able et nous les &eacute;veille &agrave; nouveau pour le Judo!<br /> <span style="font-family: arial;"></span></font></div>
<br />
<div><font size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-family: arial;">Lors d'une prochaine manifestations des f&eacute;minines sur le d&eacute;partement elles viendront expliquer l'objet de leur enqu&ecirc;te. Elles comptent mener cette action uniquement sur la Charente Maritime. Leur travail permettra de travailler avec Herv&eacute; Lemar&eacute;chal. Lui, englobe dans son travail l'Europe enti&egrave;re.<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Elles pr&eacute;senteront un&nbsp; </span><u style="font-family: arial;">premier questionnaire </u></font><span style="font-size: 10pt; font-family: arial;"><font size="3">&quot;simplifi&eacute;&quot; qui sera ensuite distribu&eacute; &agrave; toutes les f&eacute;minines du d&eacute;partement.</font> </span></div>
<br />A suivre...<br />JMO]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 Sep 2006 00:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">03e6940591d1c71971509c6383a4e4e9</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-3800996-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[104- Complément d'enquête sur Arlette]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-3587946.html</link>        <description><![CDATA[<font size="1">Lundi 21 ao&ucirc;t 2006<br /></font><br />
<div style="text-align: center; color: rgb(0, 0, 255);"><font size="5"><span style="font-weight: bold; text-decoration: underline;">104- Compl&eacute;ment d'enqu&ecirc;te sur Arlette</span><br style="font-weight: bold; text-decoration: underline;" /></font></div>
<br /><font size="2"><br /><br /><font size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; D'apr&egrave;s des informations r&eacute;centes apport&eacute;es par Herv&eacute; Lemar&eacute;chal,&nbsp; Arlette Lardy&nbsp; participait&nbsp; &agrave; de nombreuses manifestations alors qu'elle &eacute;tait encore ceinture de couleur, Elle se d&eacute;pla&ccedil;ait beaucoup pour des d&eacute;monstrations.<br /><br />1950- Arlette Lardy r&eacute;side &agrave;</font></font><font size="3"> <span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 51, 0);">Poitiers</span>.<br /></font><font size="3">1951- au Th&eacute;atre de <span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 51, 0);">Limoges</span> -&nbsp; <span style="text-decoration: underline;">ceinture verte</span>, elle participe &agrave; une d&eacute;monstration.<br />1951-&nbsp; Salle de l'Alhambra de <span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 51, 0);">Cognac</span> - <span style="color: rgb(255, 255, 255);"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"></span><span style="text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 0);">ceinture bleue</span><span style="color: rgb(0, 0, 0);">, elle effectue une d&eacute;monstration de self d&eacute;fense.</span><br style="color: rgb(0, 0, 0);" /><span style="color: rgb(0, 0, 0);">1953- Elle se produit aux </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 51, 0);">Sables d'Olonnes</span><span style="color: rgb(0, 0, 0);">, </span><br style="color: rgb(0, 0, 0);" /><span style="color: rgb(0, 0, 0);">1965 - Elle obtient la <span style="text-decoration: underline;">ceinture noire</span></span><span style="background-color: rgb(255, 255, 255); color: rgb(0, 0, 0);"></span><br style="color: rgb(0, 0, 0);" /></span></font><br />Nous recherchons&nbsp; les documents qui viennent &eacute;tayer ces affirmations ( coupures de presse, photos, lettres, t&eacute;moignages...)<br /><br />Rappelons &eacute;galement que cette recherche ne vise pas exclusivement&nbsp; Melle Lardy, mais toutes les judokates ayant pratiqu&eacute; entre les ann&eacute;es 1950 et 1970.<br /><br />Bien entendu cette recherche n'exclut pas non plus les travaux sur Andr&eacute; Debard. Pour lui, nous nous int&eacute;ressons &agrave;&nbsp; la p&eacute;riode o&ugrave; il a&nbsp; pratiqu&eacute;, c'est &agrave; dire de 1939 &agrave; 1960. Pour cette raison, notre prochain article portera sur un &eacute;v&egrave;nement de l'ann&eacute;e 1947. En effet, la rencontre Franco Anglaise du 2 d&eacute;cembre 1947 &agrave; Londres, a &eacute;t&eacute; l'occasion (&agrave; l'&eacute;poque), d'&eacute;tudier&nbsp; sommairement le Judo Anglais. Andr&eacute; &eacute;tait alors, d&eacute;j&agrave; ceinture noire 2&deg;dan. La conception de l'enseignement en Angleterre diff&eacute;rait profond&eacute;ment de celle qui s'&eacute;tablissait en France.<br /><br />Participez :<br />- en nous faisant part de vos remarques, <br />- en trouvant des documents, en apportant vos t&eacute;moignages, <br />- et surtout en diffusant partout l'adresse de ce blog :&nbsp; <span style="font-weight: bold;">http://www.debard.org/</span><br /><br /><br />A suivre...<br />JMO]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 07:00:46 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4aeab61a02b6a0af9b0af1f68ae03f9e</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-3587946-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[103- Alerte sur Arlette]]></title>
        <link>http://www.debard.org/article-3579291.html</link>        <description><![CDATA[<font size="1">Dimanche 20 ao&ucirc;t 2006</font><br /><br />
<div style="TEXT-ALIGN: center"><font size="5"><span style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: rgb(0,0,255); TEXT-DECORATION: underline">103- Alerte sur Arlette </span></font><br /></div>
<br /><font size="2">Oui, il s'agit bien d'un avis de recherche !</font><br />
<div><font size="2"><strong><br /><font style="COLOR: rgb(0,0,255)" size="4">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &quot;Nous recherchons une certaine Arlette LARDY, jeune femme judoka qui a particip&eacute; &agrave; de nombreuses d&eacute;monstrations en Poitou Charentes dans les ann&eacute;es 50. Par exemple, le 3 Avril 1951, &agrave; la salle de l'Alhambra de COGNAC, Melle LARDY alors ceinture bleue a pr&eacute;sent&eacute; une d&eacute;monstration de judo - self defense. Elle figure sur la liste des ceintures noires f&eacute;minines de juillet 1965. Son adresse en 1950: 10, Rue de la Cueille&nbsp; POITIERS.&quot;</font></strong></font></div>
<br /><font size="2">Il s'agit d'une requ&ecirc;te pr&eacute;sent&eacute;e par Herv&eacute; Lemar&eacute;chal. <br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; En effet, des points de convergence se trouvent dans les &eacute;tudes men&eacute;es par&nbsp; plusieurs judokas en France. Tous ont en commun celui de la sauvegarde de la m&eacute;moire du Judo. <br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; -&nbsp; Herv&eacute; Lemar&eacute;chal s'int&eacute;resse &agrave; l'av&egrave;nement du Judo f&eacute;minin en Europe, <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; - Francis Vergnaud de Poitiers fait partie d'un groupe de la Vienne retra&ccedil;ant la vie des Pionniers de ce d&eacute;partement.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; - Michel Raynaud de Cognac, recherche avec plusieurs judokas, les &eacute;l&eacute;ments qui constituent l'histoire du Judo de la Charente.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; - Jean Marc Sauzeau de Niort effectue des travaux identiques sur le Judo dans les Deux S&egrave;vres.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; - A La Rochelle, nous ciblons la vie d'Andr&eacute; Debard, qui apr&egrave;s ses d&eacute;buts dans la capitale est venu porter la bonne parole en Charente Maritime.<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous avons tous en commun notre histoire du Judo Fran&ccedil;ais. Peu &agrave; peu s'installe une communication qui permet d'&eacute;largir notre champ d'investigation; l'interaction de nos pionniers sur la r&eacute;gion ouest en est le support. Et ce blog est le moyen de coodonner nos recherches et leur r&eacute;sultat.<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Devant la requ&ecirc;te qui nous a &eacute;t&eacute; adress&eacute;e par Herv&eacute;, nous avons imm&eacute;diatement pr&eacute;venu Francis et Michel. Voici ce que nous a r&eacute;pondu Francis dans le quart d'heure qui a suivi l'envoi du message : </font><br /><br />
<div style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: rgb(0,0,255)"><font size="3">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &quot;Oui, en effet, je connais bien cette dame....je peux lui donner des renseignements &agrave; ce sujet ainsi qu'&agrave; toi m&ecirc;me, bien s&ucirc;r. As tu l'adresse email de Herv&eacute; Lemar&eacute;chal ? je t'enverrai le double de mon message, et comme cela tu pourras suivre, si tu es d'accord !&quot;</font></div>
<font size="2"><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors bien s&ucirc;r ! je suis d'accord ! Car cette qu&ecirc;te d'informations ne peut se faire qu'avec l'aide de tous. Nous devons faire vite, car le temps qui passe d&eacute;truit peu &agrave; peu et inexorablement la trace du pass&eacute;. Et, h&eacute;las, les acteurs eux-m&ecirc;mes...<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; L'adresse d'Herv&eacute; a &eacute;t&eacute; envoy&eacute;e imm&eacute;diatement &agrave; Francis. Mais si vous, lecteur du blog, avez des renseignements &agrave; apporter, o&ugrave; des id&eacute;es pour am&eacute;liorer notre fonctionnement, il faut nous joindre &agrave; l'adresse :<span style="BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255)"> </span><span style="COLOR: rgb(0,0,255); BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,255)">jean-michel.oudine@wanadoo.fr</span><br /><br /></font>INFO :<br />Vous pouvez suivre une synth&egrave;se de l'histoire des d&eacute;buts du judo dans la Vienne sur le site : <br /><a style="BACKGROUND-COLOR: rgb(51,51,153)" href="http://comitejudo86.free.fr/">http://comitejudo86.free.fr</a><br /><br />A suivre...<br />JMO]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 Aug 2006 09:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0239eb60dd9d032528eba8cec8215b2b</guid>
                <category>Judo féminin</category>        <comments>http://www.debard.org/article-3579291-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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