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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 06:44

vendredi 6 juillet 2007

139 - Révolution pour les jeunes

La quête du passé n'exclut pas d'apporter une grande attention au présent et au devenir de nos enfants.  C'est un communiqué de presse qui ce matin a attiré mon attention. Car tous les matins, comme j'ouvre les volets de ma maison, je balaie aussi du regard les nouvelles, en lisant tous les gros titres des journaux numériques sur internet. Et voici ce qui m'a arrêté :

Session du CIO : coup d'envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) vont devenir réalité. Aujourd'hui, lors de la 119e Session du CIO à Ciudad Guatemala, les membres du CIO ont approuvé le projet qui prévoit l'organisation de la première édition des Jeux Olympiques d'été de la Jeunesse en 2010 et des Jeux Olympiques d'hiver de la Jeunesse en 2012. “C'est un moment historique pour le Mouvement olympique. Nous devons cela à la jeunesse du monde entier”, a déclaré le président du CIO, Jacques Rogge, après l'annonce de la décision prise par les 111 membres présents.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse – réservés aux jeunes de 14 à 18 ans réuniront quelque 3 200 athlètes et 800 officiels pour l'édition d'été et 1 000 athlètes et 580 officiels pour celle d'hiver. Le programme des sports comprendra tous les sports figurant au programme des Jeux Olympiques d'hiver de 2010 et des Jeux Olympiques d'été de 2012 avec un nombre limité de disciplines et d'épreuves. .
Pour ces jeux projetés, le judo sera-t'il retenu ? nos gamins âgés de 11 ans à 15 ans sont-ils  déjà concernés ? En effet, ils auront l'âge requis de 14 à 18 ans en 2010... C'est un bouleversement dans nos habitudes , nos conceptions et notre pensée. Comment réagira la Fédération ? Quels conséquence dans l'organisation du monde du judo ? Mais vous, qu'en pensez-vous ?
A suivre...
JMO

 

Par Jm Oudine - Publié dans : Evolution
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 07:04
Dimanche 1° octobre

114-  C'était avant 1940.
Papier à entête du Jiu-Jitsu Club de France

        A cette époque, toute une élite intellectuelle et sociale s'intéressait au Judo. Mais le judo qu'elle pratiquait dans ces années là,  était tout autre que celui d'aujourd'hui... C'est ce que m'expliquait hier, Jean Beaujean.
    Jean Beaujean a le mérite d'avoir bien connu les différentes étapes de l'évolution du Judo et de les avoir vécues dans des rôles de premier plan. Dernièrement il ajoutait :

    "Actuellement, les gens se battent pour toujours être les plus forts par tous les moyens y compris l'utilisation des règles d'arbitrage et de la puissance physique. Mais ce n'est pas ça le Judo. Le Judo, c'est découvrir ce que l'on a de meilleur en soi, ou dans l'autre". Et après un moment de silence, il a ajouté,
"le judo a été pour les anciens DEBARD , ERICKSEN, LEVANNIER, BELAUD, et beaucoup d'autres, le moyen de cette recherche. Et c'est dans cet esprit d'investigation, d'entraide et de souplesse, que le judo prenait toute sa signification. Certes le résultat comptait, mais ce qui comptait beaucoup plus c' était la manière de l'obtenir, l'habileté à utiliser la force de l'autre. Et c'est pour cette raison, que beaucoup de savants et de chercheurs, ont participé activement aux débuts du Judo."

    Jean Beaujean était un judoka, ami d'André Debard. Tous deux étaient passionnés de Judo, et si André, décédé depuis décembre 1999, a lancé le Judo sur la Charente Maritime de 1948 - jusque dans les années 1960 -  Jean, lui,  s'était attaché à la création et au fonctionnement de la Fédération Française -  jusqu'à son départ pour le Canada en 1954 -.

    Dans son livre "Entretiens avec les pionniers du Judo", Claude Thibault questionne de nombreux pionniers sur leur vie de judoka. Et à la question posée à Jean Beaujean : "Quand avez-vous commencé le Judo ?".  Jean Beaujean répond : "C'est Ernest Weissenthaner qui me donna ma première leçon, il avait deux ou trois mois de pratique. Il  me montra O Soto Gari. Je découvrais un nouveau monde" .
Cette initiation se passait en 1935, rue Thénard à Paris, au 8° étage, avec Moshe Feldenkrais comme Professeur.

    Ce jour-là, Ernest Weissenthaner, ne savait certainement pas quel rôle allait jouer celui à qui il enseignait  "le 1° de jambe ". Car à cette époque, chacun aidait les nouveaux venus dans la poursuite  d'un meilleur judo, même après seulement quelques séances de pratique.

    Très vite, Jean Beaujean est devenu un des élèves favoris de M. KAWAISHI. Finaliste lors du premier championnat de France en 1943 (Article 56), il accéda aussi en 1944, au poste de responsabilité de Directeur Technique national avec Jean de Herdt. En effet, au moment de la guerre, M. Kawaishi leur avait confié cette tâche avant de partir pour le Japon.

    Dernièrement nous avions établi une correspondance avec Stéphanie Weissenthaner (Article 110). Elle était sur la trace de son grand-père qu'elle savait Judoka, sans plus... et aujourd'hui, voilà Ernest qui répond à son appel par personne interposée !


A suivre...
JMO


Par Jm Oudine - Publié dans : Evolution
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Samedi 26 août 2006 6 26 /08 /Août /2006 15:12
Samedi 26 août 2006

109- La bibliothèque d'Alexandrie


            Quel plaisir, d'écouter les anciens au téléphone, ou de les lire. Chaque fois, ils m’expliquent tout avec conviction, et savent me faire vivre le charme d’un échange sincère et désintéressé. Grâce à leur enthousiasme, je devine l’ambiance qui régnait entre eux. Ces entretiens sont inestimables. Par exemple, comment aurais-je pu savoir qu'à Paris en 1945-46-47, nos pionniers n’hésitaient pas - entre eux - à utiliser des mots ignorés « des gens bien élevés », mais ensuite rire, et se moquer fraternellement. Et qui d’autre qu'eux, maintenant, me l’aurait raconté ?

 

Bien sûr, il faut vivre avec son temps. Mais ce n’est pas pour autant que les nouvelles générations doivent oublier  les anciennes, et ce qui a été vécu ! Je crois que beaucoup des anciens commencent à être sensible au fait que ne rien faire, ne rien dire, ne rien entendre, serait synonyme d’une pensée perdue. En l’occurrence, la-leur.

 

Ainsi, sans arrêt, la « bibliothèque d’Alexandrie » brûle ! Car chacun emporte avec lui, non pas les choses matérielles, mais des idées, des pensées, des réflexions qui, si elles n’ont pas été exprimées suffisamment tôt, vont sombrer dans l’oubli.

 
        J’adhère à aux propos des anciens, même si dans l’immédiat je ne trouve personne ou presque, avec qui en parler. C’est là le drame de l’isolement. On est entouré, respecté, mais « la rencontre », « l’étincelle » par laquelle l’échange peut se concrétiser, ne se produit pas. Même si ceux avec lesquels on converse sont des personnes intelligentes, que l’on aime et que l’on apprécie.
 

Le retrait en Province de Debard avait engendré pour lui cette perte de contact. De plus, comme il vivait retiré hors de la capitale, il accentuait cette perte de conscience de la réalité du moment présent qui passe. Comme si la capitale continuait à être le centre de l’hexagone où tout se fait et où tout est initié, seulement par un groupe et pour un groupe. Les progrès en communication remédient certes peu à peu à cet inconvénient, mais faut-il que tout le monde bénéficie ou dispose de l’outil Internet ou même du téléphone.

 

De plus, la pédagogie de la transmission est indispensable. Bien peu s’intéressent à un bout de papier jauni posé sur le coin d’une table ; surtout s’il n’est pas suffisamment explicite au premier coup d’œil !

 

C’est le problème de la communication et de la transmission. Evaluer un auditoire, sentir ce qui va le retenir et l’intéresser, pour rendre accessible un témoignage ; c’est  le problème que j’affronte pour intéresser les différentes générations de judokas à leur histoire.

                        Récemment, Hervé me disait : la Fédération, est un appareil. Et tout appareil qui fonctionne suit une ligne, une politique, arrêtée par les organes centraux et appliquée par les relais départementaux. La mobiliser, pour une recherche mémorielle en profondeur, suscite souvent la réserve, sinon la méfiance des organes départementaux. De plus bien souvent l'archivage est une activité négligée, voir ignorée de beaucoup. Quand à la Fédération actuelle, quelle plus value obtiendrait-elle en termes d'adhésions ou de performance dans cette recherche ? 

Ce que nous dit Hervé n'est que trop vrai. Mais je crois en notre démarche. Et je souhaite de tout coeur que les lecteurs de ce blog soient vigilants. Qu'ils contribuent, chaque fois qu'ils le peuvent , à notre recherche, à notre devoir collectif de la sauvegarde de l'Histoire du Judo.

A suivre...
JMO

Par Jm Oudine - Publié dans : Evolution
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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 17:55
Lundi 5 juin 2006

82-  De l'importance du développement du judo en Poitou Charentes

        Au fur et à mesure des enquêtes sur l'évolution du Judo en Poitou Charentes, la remarque porte sur l'augmentation du nombre des clubs et du nombre des licenciés.



        Entre 1969 et 2006, l'augmentation du nombre de club a été considérable puisque de 50 clubs sur la ligue en 1969, nous sommes passés à plus de 150 clubs en 2006.


        Quand au nombre de licences, la croissance est significative : de 3 500 à  plus de 18 000, avec une mention particulière pour le département de la Vienne où la population des judokas s'accroît de manière importante.

        Il sera intéressant de suivre l'évolution par tranche d'âges.

A suivre...
JMO
Par Jm Oudine - Publié dans : Evolution
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