Vendredi 30 mars 2007
131 - Le Judo Rochelais fin mars 2007
En mai 2006, nous avions effectué une rapide étude statistique sur les effectifs du Judo Rochelais. L'effectif total de fin de saison 2005-2006 était de 615 licences.
Fin mars 2007, la montée des effectifs des judokas rochelais nous fait atteindre 652 licences, et laisse présager une fin de saison plus proche des 700 que des 600.
Le dynamisme du Judo à La Rochelle semble relancé.
Progression de l'effectif à La Rochelle, depuis 2000-2001.
Voyons comment se répartissent les judokas sur les différents clubs de l'agglomération rochelaise.
Le plus important est toujours le Judo Sport Rochelais. Il glane les licences un peu partout, et pour cela intervient sur de nombreuses salles (Cacaud, Louis Guillet, Périgny, St Rogatien, Rompsay, Marsilly...) Son accés privilégié à l'initiation dans le cadre scolaire lui offre des possibilités de recrutement importantes. En cumulant toutes les activités judo, jujitsu, taiso,kendo il atteint en cette fin mars 2007 les 477 élèves.
Le deuxième club est toujours le Samouraï. Situé à l'IUT il totalise 92 élèves aujourd'hui, il atteindra certainement la centaine fin juin.
Vient ensuite la Nouvelle Ecole Rochelaise de Judo, qui bien qu'en raison de son handicap - le partage de ce Dojo Municipal de la rue Gambetta - n'en atteint pas moins 55 élèves. Ses deux seuls accès au Dojo sont limités à deux soirs (lundi et vendredi) et un après-midi (le mercredi). Cependant, il dépassera les 60 élèves en Juin.
Reste le club militaire du CSA 519 ERT dont l'effectif actuel est de 24 élèves.
La Rochelle Judo ne compte que 4 élèves.
La courbe ascendante de l'effectif des judokas rochelais, tous clubs confondus, semble amorcée.
392 judokas en 2004, puis au cours des années qui suivent, 554 - 615, pour arriver fin mars 2004 à 652...
L'arrivée du nouveau club de l'NERJ, il y a maintenant deux ans, n'a en rien, fait perdre d'effectifs aux autres clubs.
NB- Signalez nous les éventuelles erreurs - Nos sources sont les statistiques fédérales au 28 mars 2007 - Ensemble nous écrivons notre histoire...
A suivre...
JMO
La première réunion associative du Judo Club de La Rochelle s’est tenue au Café Michel le 14 décembre 1948. L’association d’André Debard "le judoka", avec M. Dumont "le culturiste", dans la salle de la rue des Gentilshommes, posait trop de problèmes, et il était vital pour le Judo de pouvoir partir et exister indépendamment.
C'est pour cette raison que l’Association du Judo Club a été créée. Un président a été élu (M. Morillon), une nouvelle salle trouvée et aménagée.
Article de la Nouvelle République
Nous avons vu que les travaux ont commencé début juin 1949, pour une ouverture officielle, cinq mois seulement plus tard, le jeudi 17 novembre 1949.
Et il y avait du beau monde ce 17 novembre, à 21 heures au Café Michel :
M. Ledoux représentant M. le Préfet, M. Morch, adjoint au Maire, mais aussi de nombreux invités de la société rochelaise tels que M. Lapeyre, ancien Maire de La Rochelle et inspecteur des contributions directes, M. Beharel, Commandant de la place, Max Brusset, député, et encore bien d’autres personnalités rochelaises. M. Gautier délégué départemental aux sports s’était fait excuser.
2° Les prix des cotisations sont diminués – cours collectifs (au mois, au trimestre) – cours spéciaux.
3° Le Club se propose de faire un journal interne parlant du Judo en général, dans le monde – à Paris et en province – à La Rochelle.
5° Possibilité de suivre uniquement des cours de jiu-jitsu."
Et le 17 novembre 1949, les journaux Sud Ouest et Nouvelle République annonçaient : "Au judo Club, les pratiquants rochelais s'installent."
A suivre...
JMO
Si, dans la conception de ses projets, André Debard gardait l’initiative du scénario, ses élèves lui apportaient une aide pour leur réalisation.
C'est ce petit carnet dont nous avons parlé hier, qui nous donne le nom de ceux qui ont été particulièrement actifs dans l'aménagement du Dojo rue St Sauveur.
Le petit carnet à la page des dépenses pour l'aménagement du Judo Club de La Rochelle en 1949
Il faut dire qu'à peine un an après son arrivée à La Rochelle, André Debard a autour de lui « sa vieille garde rochelaise » : Lucot - L'Hermenault - Levallois - Berton - Blanchard - Rivalland – Aubry - Barthez - Sarraud- Chagneau - Toucheteau - Ferreira.... et Morillon (le Président). Mais c'est à la page des dépenses, sur le petit carnet, que nous trouvons le nom des personnes qui interviennent le plus souvent pour la réalisation du Dojo.
Ainsi, le nom de Aubry, est associé à la dépense « restauration ». Ce judoka devait être là presque tous les jours. Il prenait son café et son sandwich au Café Michel. Car le dojo se trouvait dans l'arrière salle du café.
Le nom de L’Hermenault, lui, est associé à l’achat des produits de nettoyage : enduits, essence, alcool à brûler, colle… Car M. L’Hermenault tenait à quelques pas de là une droguerie (rue des Merciers). Cette situation de proximité et d'opportunité rendait facile et moins onéreuse l’acquisition des produits nécessaires.
Apparaît aussi le nom de Marionneau. Mais ce nom n’est pas peut-être pas celui d’un judoka, car on ne le retrouve pas sur les cahiers de présence du club. Cet homme devait être le menuisier. D’ailleurs il était le seul à percevoir quelques liquidités pour son travail. Il fallait aussi un « professionnel » pour les travaux de menuiserie et également installer des douches (la plus grosse dépense du budget). Il fallait encore tendre des tissus sur les murs, confectionner des surfaces d'affichage, placer des baguettes… M. Marionneau fournissait le bois nécessaire à l’installation de la salle et du cadre du tapis.
Toutes ces dépenses étaient ainsi répertoriées et associées au nom de celui qui s’en était occupé.
Demain nous tournerons la troisième page de ce carnet et nous découvrirons le projet de circulaire destiné à faire connaître la nouvelle salle et ses fonctionnalités.
A suivre...
JMO
Mercredi 5 juillet 2006
Quelques uns des judokas du Judo Club de La Rochelle en 1949
« Il était une fois André Debard », tel sera peut-être le titre du livre qui récapitulera tous ces petits articles
que nous écrivons chaque jour au fil de nos découvertes. Retrouver nos origines de judokas rochelais en remontant l’espace-temps est notre objectif. Ainsi, nous connaîtrons mieux les débuts du
Judo dans la Cité Rochelaise qui fut une capitale régionale du Judo.
Après avoir parlé, dans l'article d'hier, des facilités pour créer aujourd'hui un club, nous allons remonter cinquante
sept ans en arrière.
En juillet 1949, André Debard et quelques uns de ses élèves s’activent pour ouvrir leur propre Dojo, dans une arrière salle du
Café St Michel, à La Rochelle.
Avant d' arriver à l’inauguration du nouveau local au 1 de la rue St Sauveur le 17 novembre 1949, tout un travail
d’aménagement doit-être réalisé avec les moyens du bord. Dès qu’il y avait un instant chacun s'active pour opérer le transfert du Club, de la rue des gentilshommes, au 1 de la rue St Sauveur. Il
n’est pas question de pouvoir obtenir une salle municipale, ni une subvention. Le couple Debard a trouvé cette petite salle et l’a louée. Ils quittent M. Dumont avec lequel ils s’étaient associés
et prennent leur autonomie. D’ailleurs le Jiu-jitsu Club de La Rochelle devient le "Judo Club de La Rochelle".
Le carnet de notes d'André Debard et le plan du dojo rue St Sauveur
André Debard a mesuré toutes les dimensions du petit local et a également prévu, avec les moyens du bord, tous les aménagements qui y sont nécessaires. Car à l'époque, la famille Debard ne roule pas sur l'or et ne semble même par pouvoir manger tous les jours. Le local mesure moins de 30 m² soit 6,05m sur 4,95m avec une hauteur sous plafond de 3,97m. Bien petit me direz-vous, mais le tapis était plus grand que celui qu’ils avaient fabriqué un an plus tôt rue des Gentilshommes chez M. Dumont.
Pour confectionner ce tapis, ils ont acheté un cadre en bois, et après l’avoir fixé au sol, ils l’ont rempli de sciure et de copeaux, puis ils ont recouvert le tout d’une bâche tendue à l’aide de lanières élastiques. A l’époque, les tendeurs étaient tout simplement des lanières de caoutchouc, fabriquées de manière artisanale en coupant des chambres à air de roue d’automobiles.
Demain nous tournerons les pages de ce carnet, et nous aurons une fois de plus, la preuve que André Debard ne laissait rien au hasard dans ce qu'il entreprenait.
A suivre...
JMO