Partager l'article ! 94- Recherche de témoignages de femmes judokates: Vendredi 28 juillet 2006 94- Recherche de témoignages de femmes judokates. ...
Aujourd'hui, le Judo féminin nous intéresse particulièrement.
Dans le dernier article ("93- Le premier championnat de France Féminin"), Hervé Lemaréchal était présenté comme un "chercheur-judoka" apportant des informations. Il nous a fait part de ses travaux personnels, dans lesquels il recoupe le processus de l'émancipation des femmes en Europe de l'ouest avec celui de l'évolution du Judo féminin. Sur ce sujet il a écrit un article en Anglais, sur le site internet d'une Judokate anglaise, Diana BIRCH (http://www.kanosociety.org/bulletinframe.htm)
Dans un de ses courriels il résume ainsi le sujet de sa réflexion (qu'il a reconduit au niveau français) : « Si de nos jours il n'y a plus guère de différence entre le Judo féminin et le judo masculin, il n'en a pas toujours été de même. L'angle féministe de la réflexion s'appuie sur les renseignements des premières pratiquantes sérieuses. Comment le Judo était-il enseigné aux femmes ? Quelles étaient les origines sociologiques des pratiquantes ? Quelles étaient leurs motivations ? Comment Koizumi ou Kawaishi concevaient-ils l'enseignement du judo pour les femmes ?... Telles sont quelques unes des questions pour lesquelles M. Lemaréchal a eu des réponses de judokates anglaises (« Koizumi » étant le « Kawaishi anglais »). Et il a pu écrire l'article intitulé : " DISCRIMINATION AND SEXUAL HARASSMENT IN JUDO", mais hélas, il n'a aucun retour sur son investigation côté français.
Dans les deux familles, l'engagement pour le judo était total. Ainsi chez les « Levannier », le fils Claude à l'âge de six ans avait ses parents célèbres et ceintures noires, et la grand-mère maternelle (Mme Pellet), ceinture bleue, combattait ! On parle en 1951 de triomphe de la famille Pellet-Levannier au Palais de la Mutualité, lors de la soirée qui opposa les sociétaires du Judo-Club Pernéty à ceux du JC Pasteur (ce dernier club avait été fondé par Lucien Levannier, dans l'ancien studio de sa femme, 23 rue des Volontaires).
Luc Levannier entrant dans la famille Pellet avait introduit le virus de "l'engouement pour le Judo". Les articles de Raymond Vanker dans le journal Détective, nous décrivent assez bien l'ambiance et l'engagement de cette famille de judokas en 1951.
Très amusé par les coïncidences qui existaient entre" les Levannier" et "les Debard" j'avais été touché par leur engagement commun à la cause du Judo ; mais l'angle de ma réflexion n'était pas celui de M. Lemaréchal.
Cependant, sensibilisé à ses interrogations sur le Judo féminin français, je crois qu'il serait intéressant de connaître les motivations d'autres judokates françaises, qui ont pratiqué dans les années 1935 à 1970.
Qui va nous donner des informations ?