Partager l'article ! 93- Premier Championnat de France Féminin: Lundi 17 juillet 200693- Premier Championnat de France Féminin. Affiche du premier Championnat de ...
De précieuses informations sur le premier Championnat de France Féminin nous parviennent de Paris. Hervé Lemaréchal, est un «chercheur judoka». Il s’est penché sur l’histoire du Judo féminin et nous confie spontanément de précieux renseignements, après avoir visité notre blog.
Il s’est établi avec avec lui, un échange très riche en renseignements, en particulier sur le développement du Judo féminin de ses origines aux années 1960-1970.
Sur ce sujet, il précise avoir apporté également sa contribution au site d’une amie britannique, médecin et judoka, dans un article en cours de publication. Cet article porte sur la discrimination entre hommes et femmes dans la pratique initiale du judo européen. Le site en question est http://www.kanosociety.org/bulletinframe.htm
Et de nous étonner de voir, une fois de plus, combien internet reste un outil irremplaçable pour l’application des principes (de Jigoro Kano), d’entraide et de prospérité mutuelle.
Dans un courriel du 14 juillet, la contribution d'Hervé Lemaréchal porte sur « le premier Championnat de France féminin ».
En voici la teneur :
« Compte tenu du très faible nombre de pratiquantes à cette époque, il est préférable de parler de Tournoi plutôt que de Championnat de France. Pourtant la sélectivité de cette compétition ne saurait être mise en doute, car la quasi-totalité des pratiquantes ayant atteint le quart de finale décrocheront la ceinture noire dans les années suivantes. »
« Concernant la participation de Mme Debard, je peux vous apporter quelques précisions, extraites de la revue Judo (N° 5, année 1950, pages 14 et 15) : - Mme Debard, ceinture verte, du Club de LA ROCHELLE, va gagner contre Melle Rodier, ceinture marron, un match comptant encore comme éliminatoire, en plaçant un mouvement de hanche puis un premier de jambe à gauche - …. Puis Mme Debard rencontre Mme Agisson, ceinture marron : Mme Agisson place la huitième immobilisation sur Mme Debard qui serpente en vain pour s’extirper. »
Le fils de Mme Debard, Frank, nous rapporte sur ce sujet le commentaire de son père : « Si Mme Agisson tenait l’immobilisation, elle subissait aussi l’étranglement que lui portait « Milou » ( un des surnoms de Mme Debard). Et à l’issue du temps de l’immobilisation, Mme Agisson ne réussissait à se relever qu’avec de grandes difficultés!... »