Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 07:03
Vendredi16 juin 2006

85- André DEBARD, judoka antiquaire

L'article du journal Sud-Ouest du 19 février 1960

           Le souvenir d'André Debard plane encore dans des conversations de quelques judokas "anciens". Mais ce souvenir a la chevelure blanche de ceux qui en parlent.
        Jean Paul CASTETS est un de ces judokas dont la minutie dans le travail en faisait un perfectionniste, dans tout et dans tous les instants...
        Nous étions tous les deux très myopes, et  notre difficulté dans les compétitions était de bien repérer cette petite ligne rouge qui sur le tapis, délimitait la zone de combat. Nous étions si myopes que nous la distinguions à peine. Et malheureusement, nous la franchissions souvent, trop occupé du combat.

         Quant à l'arbitre, il ne fallait pas le quitter des yeux, comme l'adversaire ! Car l'arbitre aussi portait un judogi et nous étions suffisamment myope pour ne plus savoir, si nous avions distrait notre attention, par exemple  alors que nous réajustions nos judogis, lequel des deux nous avions à combattre! Ce n'est qu'en entendant la voix de l'arbitre que nous apprenions, par déduction, laquelle des deux personnes était notre combattant  !

        Les choses ont bien changé :  la "zone danger" est passée de 5cm à 1m, et l'arbitre n'est plus en judogi... C'est plus facile pour les grands myopes ! C'est ce que nous évoquions, Jean Paul Castets et moi,  il y a peu de temps encore.


       Jean Paul Castets,  un spécialiste de "uchi mata" tout en finesse,  a commencé le Judo avec M. Debard. Il m'a rappelé le temps où le Dojo se situait rue Fleuriau à La Rochelle. Les tatamis s'étaient vus alors peu à peu submergés par des objets d'antiquités, au point qu'il fallait déménager le tapis pour pouvoir s'entraîner !  Et en effet, un article du Sud-Ouest du 19 février 1960, témoigne de cette situation où M. Debard et son épouse,  vivaient du métier d'antiquaire.

        Et ce journaliste du Sud Ouest dont nous n'avons pas trouvé le nom précisait :  " Nous avons heurté une troïka bien fatiguée et qui semblait s'appuyer sur un vieux cheval mécanique qui devait dater de l'époque primaire. Nos regards ont caressé des yeux des meubles et des pièces de valeur des XVII e et XVIIIe siècles, éclairés par des lampadaires aux verreries éclatantes... des épées dont nous voudrions connaître l'histoire, se côtoyaient et leur tranchant semblait vouloir nous rappeler une époque héroïque ou pourfendre était un geste chevaleresque... ".

        Sur la photo de ce journal, Mme Debard semblait rêveuse, assise sur cette troïka de l'époque Louis XV...

Et il fallait transporter tout cela pour pouvoir s'entraîner !
 

A suivre...
JMO
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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