Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /Mai /2006 10:27
Dimanche 21 mai 2006

79- De la visite de Jean Luc Rouge à Pont l'Abbé d'Arnoult (17).

De gauche à droite : Alain Giraud, Allain Dubroca, Jean Luc Rouge, Madame Tuaillon, Serge Tuaillon, Patrick Bonnot, Thierry Audebert,  ….., Alexandre Magnant, André Granger, Richard Mas.

 
Le 19 mai 2006, à Pont l’Abbé d’Arnoult, en Charente Maritime, près d’une cinquantaine de clubs participaient à l’Assemblée Générale du département. L'Etat était représenté par la DDJS et le CDOS, le Maire de Pont l'Abbé était là, et le Comité Directeur du Judo départemental était au complet.

Surprise ! Jean Luc Rougé, le Président de la Fédération Française de Judo était présent. Surprenant qu’un Président de la Fédération de Judo vienne chez nous pour assister à une Assemblée Générale de département ! Rappelons le, Jean Luc Rougé, a été Champion du monde, Directeur Technique de la Fédération Française, Président de la Fédération Européenne, maintenant Président de la FFJDA … Et il nous a honoré de sa présence en toute simplicité. Il est venu,  porteur de messages simples et forts :

-         La compétition n’est pas le seul objectif d’un judoka (il y a aussi l’enseignement, l’arbitrage...)

-         Il ne faut pas utiliser de raccourcis pour atteindre l’efficacité en compétition

-         Le Judo ne doit pas se défaire de son rôle éducatif, le Judo a son code moral

-         Les ceintures noires sont ceux qui risquent le moins de dévoyer l’esprit initial du Judo…

             Avec son tact habituel, Jean Luc n’a pas volé la vedette à Serge Tuaillon. Car Serge Tuaillon, laissait la Présidence du département à Audebert Thierry. 

        Peu de temps avant cette assemblée, Serge m’avait confié : «  Tu sais il est grand temps que je quitte la place de Président. Il y a des choses que je ne supporte plus. J'ai parfois envie de dire peut être durement ce que je pense, et ce n'est pas le rôle d'un Président. Et puis en me consacrant exclusivement pendant si longtemps au Judo, je n’ai pas vu grandir mes enfants. Au téléphone, lorsqu’ils appellent c’est à leur mère qu’ils se confient. » Ce cri du cœur ne pouvait laisser indifférent : il faut une vraie vocation pour être un Dirigeant du Judo, et cette place de Président, Serge l'a tenue de 1992 à 2006 !
 

Serge a aussi évoqué le nom des Présidents précédents, ainsi que de quelques techniciens de l’arbitrage. Pour les présidents : Edouard Laplace de 1964 à 1968, Christian Monteau de 1968 à 1972, Jacques Drapier de 1972 à 1983, Richard Mas de 1983 à 1992. Et puis pour les techniciens Guy Thomas, Roger Theil, Pierre Beau…

Une vision globale du judo a été apportée par la question d’une personne de l’Assemblée à Jean Luc Rouge : « Pourquoi vous privez-vous, dans les Comités directeurs, des compétences des personnes non ceintures noires ? », Jean Luc a expliqué : " M. Kawaishi, a implanté le Judo en France, il a confié aux ceintures noires la direction du Judo français, et depuis cette époque, elles le font bien. Et beaucoup de "non ceintures noires" participent au sein des différentes commissions ".

Le nom de M. Kawaishi ainsi évoqué, nous ramenait 72 ans en arrière à Paris.

Mais si l’on remonte un peu moins loin,  58 années seulement, c’est un des élèves ceintures noires de M. Kawaishi qui a été  à l’origine de l’éclosion de bien des clubs de Judo sur le département. Personnes n’en a parlé. André Debard était pourtant le père du Judo du département. Car le Judo a commencé en Charente Maritime en Juillet 1948.

Plus surprenant encore que cet « effacement » existe aussi au niveau national, car André, bien connu de tous les anciens du Judo, a commencé à Paris en décembre 1939 rue Thénard. Là-bas, et en 1944, il a été le plus jeune ceinture noire de France. Dans une conversation récente avec Claude Thibault (l’auteur du livre « entretiens avec les pionniers du Judo français »), ce dernier reconnaissait que André Debard faisait partie des pionniers qui avaient quitté Paris pour aller porter la bonne parole en province. Mais le contact avec Paris avait été perdu. Et Claude Thibault, par manque de contact, avait omis André dans son livre sur nos pionniers français…

André Debard est vraiment notre « pionnier oublié », car même au sein de sa région il n’est plus question de lui


A suivre
JMO

Par Jm Oudine - Publié dans : Charente Maritime
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