Partager l'article ! 59- D'une communication téléphonique avec Henri COURTINE: Vendredi 10 mars 2006 59- D'un entretien téléphonique avec Henri COURTINE ...
Okuri Ashi Baraï (esquisse d'André DEBARD)
La quête d’informations sur notre pionnier André DEBARD nous conduit à interroger des Judokas célèbres qui ont marqué l’histoire du Judo. Leur amabilité, leur courtoisie, font honneur à tous les Judokas français.
Hier, c’était une communication téléphonique avec M. Henri COURTINE.
Claude THIBAULT nous parle de M. COURTINE dans son ouvrage « Un million de Judokas ». Il y donne force détails et en particulier sur le premier Championnat du Monde, à TOKYO en 1956. Justement Henri COURTINE y participait. Et ce jour-là, il avait atteint les demi-finales ! Ce n’était qu’un début, et ses exploits continueront à le rendre célèbre.
Lors du deuxième championnat du monde, en 1958, en quart de finale face à KAMINAGA, un très grand champion japonais, Henri COURTINE est immobilisé... Il réussit alors l’exploit de se dégager en se retournant ! Il faut dire que les champions Japonais étaient des combattants pratiquement invincibles. D'ailleurs, il faudra attendre GEESINK, un géant hollandais, en 1961 à PARIS, pour vaincre la totale suprématie japonaise.
Henri COURTINE a commencé le Judo rue Sommerard, au Jiu-Jitsu Club de France, au moment ou M. KAWAISHI était parti au Japon. Et il n’a rencontré M. DEBARD que très peu de temps puisque c’est précisément à cette époque qu' André DEBARD est parti sur LA ROCHELLE. Et les deux judokas ne se sont plus revus. Cependant M. COURTINE s’en souvient : « M. DEBARD... oui, un très bon judoka, léger certes, mais bon judoka, de très bonne mentalité, ayant comme on le dit " l’esprit judo" … un type bien. ».
J’ai transmis l’adresse du site à Henri COURTINE.
Note : ce que je n'ai pas dit à Henri COURTINE, c’est que lorsque j’étais tout jeune premier dan, il était passé à La Rochelle. Et au Dojo de la rue Réaumur, lors d’un randori, et sans effort apparent, ce Maître m’avait projeté un grand nombre de fois sur Harai Goshi à gauche et sur Okuri Ashi Baraï à droite. Je ne pouvais que tomber, sans avoir pu trouver la moindre faille, sans avoir le temps d’esquiver ou même de comprendre ! Certes je pressentais l’attaque mais impossible de déterminer laquelle, ni même d’avoir le temps de réagir. Ce jour là, j’avais compris l’importance de la vitesse.