Partager l'article ! 48- Vous avez parlé de descendance ?: Jeudi 23 février 2006 48- Vous avez parlé de descendance ? &nb ...
Pendant près de quinze années je me suis consacré essentiellement au Judo Africain. J’ai beaucoup voyagé : Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Algérie, Egypte, Bénin, Burkina, Tchad, Cameroun, Kenya, Ile Maurice, Madagascar, Afrique du Sud, Niger… Tous les judokas de ces pays m’ont chaleureusement accueilli dans le cadre de stages financés par la Coopération, la Solidarité Olympique, la CONFEJES, et les Protocoles d’accords bi gouvernementaux…
Stage Solidarité Olympique pour l'Afrique de l'Ouest à DAKAR en 1987
Dans chacun des pays visités, je portais un regard sur les judokas quels qu’ils soient… Tous avaient autant d’importance les uns que les autres et permettaient aux Fédérations d’avancer et de progresser. Et lorsque je revenais quelques temps après, je pouvais mesurer la justesse de mon évaluation.
- les judokas qui, sans prétention, venaient pratiquer le Judo par plaisir,
- ceux qui révélaient un potentiel de dirigeant, d’arbitre ou d’entraîneur,
- ceux qui étaient susceptibles d’être champion.
Mais que l’une des catégories précitées vienne à manquer, et le déséquilibre qui en résultait prouvait bien la nécessité d’avoir des judokas dans toutes les catégories.
En ce qui concernait les enseignants, la distinction s’établissait entre les professeurs qui obtenaient des résultats sportifs avec leurs élèves ; et surtout ceux qui de surcroît, transmettaient et généraient la vocation d’enseignants parmi leurs élèves avec ce qu’elle implique d’enthousiasme et de charisme. La longévité des Fédérations en dépendait.
De retour en Charente Maritime, j’ai appris le décès de M. DEBARD. J’en ai été peiné. Et comme un réflexe acquis en Afrique, j’ai évalué le développement de la la vocation chez les personnes qui avaient approché M. DEBARD ou bien avaient été ses élèves. Et bien, je trouve la qualité de la transmission étonnante. Ses élèves où ses proches, ont su eux aussi passer le relais à leur tour et tout autour : Jean LECHEVREL (Rochefort - Tonnay Charente – St Jean d’Angély - Bressuire – Thouars…), Jean VEDEAU (Saintes - Royan…), Roger THEIL (Saintes…), Guy THOMAS (Rochefort…), Guy FAVRE (Pons, Jonzac, Gémozac…), Alcide GIBAUD (Cognac) pour ne citer qu’eux. Et leur implication dans les collectivités territoriales (département, ligue, zone, national, international…) a été très importante. Tant que cette chaîne sera préservée, André vivra.
André DEBARD en 1950
Mais dans le cas présent un hommage est à lui rendre ainsi qu’à ses élèves devenus Maîtres à leur tour. Hommage aussi pour leur ouverture d’esprit qui a contribué à perpétuer le judo dans son honneur et sa tradition. Quand aux dernières générations, le point d’interrogation demeure.
Mais en attendant que se dessine chez nos jeunes une maturité, une chaîne est à établir qui les relie aux anciens. Voici quelques éléments, sur deux ou trois générations, et limités à ceux qui m’ont apporté dernièrement une aide. Car la question se posait : quel était leur Maître ? Cette liste est bien sûr à corriger et à élargir...
Liste en cours à vérifier et à compléter.
Après ces vingt années passées hors de France, et avec tous ces jeunes, il ne m’est pas facile d’anticiper sur l’ascendance. Il me reste à les observer, à apprécier leur sagesse, leur enthousiasme et leur énergie, et peut être détecter ceux qui seront les Maîtres de demain....
Je souhaite que tous réalisent l’importance de cette immense chaîne qui remonte à Jigoro Kano, et qu’elle soit connue et respectée par tous.