Partager l'article ! 33- De l'organisation pour la visite des Maîtres Kawaishi et Awazu à La Rochelle, en juillet 1951.: mardi 7 février 2006 33- De l'organisati ...
L’importance de l’évènement prévu pour le 30 juillet 1951, avait été soulignée dans la presse par de multiples articles. Les uns annonçant les visiteurs de marque et leur compétence, les autres initiant au Judo du fait des nombreux sujets abordés : les salles, l’enseignement, les techniques, l’esprit, les Maîtres. Tout avait été expliqué par le détail par une série d’articles. Raymond BOUCHET, journaliste à Sud Ouest a participé activement à cette campagne.
Tout était donc "calé" au niveau de la presse, et l’esprit méthodique d’André DEBARD, qui ne laissait rien au hasard, avait aussi prévu toute l’organisation pour cette visite des deux Maîtres.
Ainsi, c’est sur une de ses notes que l’on peut lire :
- Ils seront reçus officiellement par la Municipalité de La Rochelle, à l’Hôtel de ville.
- Ils sont invités à un apéritif par le club nautique, dans la tour St Nicolas, aménagée en bar.
Le groupe au Casino du Mail.- Des cars sont retenus, départ de SAINTES et ROCHEFORT pour emmener les fervents du Judo, conscients que cette aubaine ne se reproduira plus.
Beaucoup d’indices montrent la cohésion des élèves autour de Maître DEBARD. Tous les dirigeants sont judokas, et c’est une des raisons du succès. M. MORILLON et M. DELAGE, les Présidents des clubs de La Rochelle et Rochefort, reviennent souvent dans les courriers, et dans les articles. Ils facilitent l’accueil des hôtes de marque et le relationnel avec les autorités. Mais on ne doit pas négliger tout le travail de base indispensable à la bonne marche des organisations et des spectacles. A cette époque, RIVALLAND, L’HERMENAULT, VEDEAU, LECHEVREL, THEIL, BERTON, LUCOT, BLANCHARD, FERREIRA, AUMONIER, CARDIN, AUBRY, pour ne citer qu’eux (dans un ordre aléatoire), permettait de concrétiser toutes les idées géniales du Maître.
A la passion du Maître, s’ajoutait impérativement, hélas, le souci de pouvoir vivre correctement. Il était marié, et devait vivre du Judo. La double motivation, pécuniaire et passionnée, a été un double moteur dans ces années-là. Un esprit d’entraide et de prospérité mutuelle se dégageait de ce groupe dont les activités n’ont cessé de s’accroître.
Malheureusement, ces efforts se sont vite révélés inadaptés à la réalité financière, et M. DEBARD a été obligé de se trouver une activité annexe. Il a vite compris, après avoir astiqué deux bassines en cuivre, qu’il pouvait les revendre en faisant plus de profits qu’en un trimestre de Cours, et avec beaucoup moins de frais! Il avait vécu dans le quartier latin au milieu des artistes et des antiquaires, sa formation l’avait initié à l’art du beau et de l’authentique. Il n’en a pas moins conservé une passion pour le Judo, et autour du tapis, rue Fleuriau, les Judokas étaient obligés de se frayer un chemin parmi les antiquités que le Maître venait d’acquérir.