Partager l'article ! 18- C'était dans les années 50: Vendredi 20 janvier 2006. 18-C'était dans les années 50. &n ...
1954. Le Judo Club de La Rochelle est installé rue Fleuriau. Le Judo est lancé dans les clubs de ROYAN, SAINTES, ROCHEFORT...
D’abord en gros titre : La guerre des judokas est déclarée.
Puis en plus gros titre encore :
200 ceintures noires ont décidé d’abandonner la Fédération française de judo.
Voici ce qu’il écrit :
Mais aujourd’hui, 200 ceintures noires de ses anciens disciples brandissent l’étendard de la révolte.
Nous n’évoluons plus, disent-ils, et nous voulons être rattachés directement au Kodokan de Tokyo, seul détenteur des techniques millénaires.
Au cours d’une interview que nous accordait Maître DEBARD, ceinture noire 2° dan, qui dirige différentes salles de la Charente Maritime, nous déclarait :
"J'ai pris position très nettement. Le Judo français piétine et ne tardera pas à perdre l'avance qu'il avait prise sur un bon nombre de pays s'il ne réforme pas radicalement ses conceptions. M. KAWAISHI a créé un savant mystère autour du Judo, de telle sorte qu’à l’heure actuelle, nous souffrons de ne pas profiter des enseignements du KODOKAN. La venue en France de plusieurs maîtres japonais nous a du reste permis de nous rendre compte du retard que nous avons à combler et des réformes qu’il importe à d’apporter dans l’enseignement de ce sport auquel notre tempérament se prête si bien. Pour cela est question de n'enseigner que le vrai judo qui nous arrive de Tokyo. Il y a quelques jours, j’étais à Paris avec 200 collègues ceintures noires. Nous avons décidé d’abandonner la Fédération de M. KAWAISHI pour en fonder une autre. » La guerre est donc déclarée entre les deux disciplines, et la FFJJJ a compris le danger qui la menace. Elle cherche à consolider sa position vis-à-vis des pouvoirs publics, se prétendant notamment le seul organisme valablement accrédité pour défendre les intérêts de ce sport. Et M. DEBARD de préciser : « il ne faut pas oublier que l’enseignement de la vraie technique du Judo est sanctionnée par un diplôme établi directement par le KODOKAN, seul diplôme valable sur le plan international et que la FFJJJ n’a jamais été capable d’offrir à ses membres. Les grades décernés par elle ne sont reconnus que d’elle seule, grades qui, d’ailleurs, sont délivrés avec une certaine fantaisie et à l’encontre de la pureté du judo initial. Nous nous refusons à continuer dans une telle voie et nous tenons à enseigner non pas un Judo ersatz, mais celui qui incarne les plus hautes traditions des grands maîtres incontestés ». Edouard LOUBES.
JMO
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