Partager l'article ! 15- Frank Debard parle de son père: Samedi 14 janvier 2006 15- Frank Debard parle de son père Lorsque Frank parle de son père, il est ...
Frank est resté jeune, enthousiaste et dynamique. Son appareil photo à la main (cet appareil ne le quitte pratiquement jamais), il a chaussé ses lunettes pour examiner des photos anciennes. Elles datent des années 1948. C’est justement l’année où ses parents se sont installés à La Rochelle pour enseigner et vivre du Judo.
« Quand mon père est arrivé à La Rochelle avec ma mère, ils n’avaient pas du tout d’argent. Pour tout bagage ils n’avaient qu’un vélo et un « fly-tox » pour les moustiques… tu sais, les trucs avec une petite tige en fer munie d’une poignée, et un gros tube comme un canon. Et ils n’avaient rien d’autre ! C’est Monsieur DUMONT, le patron de la salle de musculation, rue des Gentilshommes, qui les a réceptionnés et les a aidés à s’installer. C’est lui qui leur a fait gagner leurs premières devises, en leur louant la salle pour le Judo. Heureusement il leur a fait aussi crédit. C’est dans cette précarité que mes parents ont commencé. Ils n’avaient rien du tout ! Fauchés, fauchés, fauchés! »
« Il était tellement passionné de Judo, qu’il n’avait que la nuit pour dormir. Il n’y a bien que là où il ne parlait pas de Judo ! C’était une passion complète, qui remplissait entièrement son temps. »
Puis après un moment d’observation du tableau, il ajoute :
« Les rares moments où il ne pensait pas au Judo, c’est aussi quand il prenait une toile et qu’il peignait. C’était un crac en peinture… »
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