Vendredi 13 janvier 2006
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Vendredi 13 janvier 2006 La chanson de Nicolas PEYRAC, "à mon père" pourrait accompagner les compte rendu de la visite d'hier. La journée a été fertile en rencontres et en anecdotes rapportées.
14- Souvenir, quand tu nous tiens.
Lorsque Frank DEBARD, revient d'un de ses grands reportages photographiques (avant-hier il arrivait du Brésil), il passe systématiquement nous voir pour évoquer "son père", et il lit les résultats de nos recherches. Bien souvent, il y apporte les corrections nécessaires.
L'admiration
qu'il voue à ses parents est telle que pour chacun des témoignages que nous écrivons, une nouvelle histoire, un nouvel épisode, surgissent du fond de sa mémoire.
Il faut dire qu'il est né pratiquement sur un tapis de Judo le 9 juillet 1952. Ses parents avaient implanté le Judo dans presque tout le Sud Ouest. Son père était l'une des premieres ceintures noires de M. Kawaishi parties en province pour y répandre le nouveau sport - presqu'une religion à cette époque: le Judo.
Lorsque
F
rank vient au monde, son père a déjà ouvert des salles dans le département. A bord de sa "Simca 1
000", ce dernier part donner des cours à ROCHEFORT, SAINTES, ROYAN... Pas de chauffage dan
s la voiture. Alors l'hiver, avant de partir, il glisse son judogi dans le bloc moteur afin qu'à l'arriv
ée il soit sec et chaud. Sa mère est également ceinture noire. Si bien que très vite, Frank évolue lui-même sur le tapis, d'abord à quatre pattes, au milieu des judokas qui l'évitent soigneusement.
Hier, Frank nous a accompagné, Claude BOUCHET et moi-même, chez l'un des premiers ceintures noires à La Rochelle : Roger SARRAUD. Roger est peut-être le plus ancien

des ceintures noires encore en vie à ce jour, en Charente Maritime. Il est né le 26 juillet 1918 et a commencé le judo en novembre 1948. Sur sa carte de Club, il est mentionné comme le 64° inscrit du Jiu Jitsu Club de La Rochelle. Tous ces grades ont été signés par M. DEBARD. Sauf celui de ceinture noire qui lui a été décernée par Maître Ishiro ABE, le 28 juin 1954.
Autour de la table du salon, la discussion va bon train, tour à tour menée par Claude BOUCHET, Frank, Madame SARAUD, ou moi-même. Quand à Roger SARRAUD, bien que fatigué par des maux récents, il écoute, les yeux brillants, hochant la tête en guise d'assentiment, et glissant parfois un commentaire. Autrefois Trésorier Comptable responsable à l'Hôpital St Louis, c'est une personne mesurée, très calme, très réfléchie, et qui a connu lui aussi une grande passion pour le JUDO. Il a accompagné M. DEBARD tout au long de son épopée.
Hier, à ma question : "mais combien de fois par semaine alliez-vous à l'entraînement ?", il répond un peu embarrassé : "mais j'y allais tous les jours".
Arrivés à 15h, nous repartons de chez M. et Mme SARRAUD à 18h.Claude BOUCHET, beaucoup plus jeune que M. SARRAUD nous confie alors : "il a été celui qui m'a piloté lorsque j'ai débuté. Il était respectueux des hommes ainsi que des valeurs du Judo et portait une grande vénération à son Maître André DEBARD.
JMO
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