Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 13:42

Lundi 14 novembre 2011 

155 - ENTRETENIR UN LIEN AVEC LE PASSE

(7 – de l’élargissement de la connaissance sur le Judo rochelais et de son contexte)

 

 

Juillet 1959 - Le Club dans lequel nous venions de nous inscrire Marc et moi, était "l'Ecole Rochelaise de Judo". Nous n'avions pas cherché à savoir s'il existait d'autres clubs à La Rochelle.
             A notre insu, nous venions de nous glisser dans l’histoire du Judo Rochelais et, du même coup, dans celle de du Judo de la Charente Maritime. Et même de notre Ligue, car l’audience d’André DEBARD s’étendait bien au-delà….


            Ce que nous ignorions alors, c'est que cette "Ecole Rochelaise de Judo" en 1959, était un club dissident de celui fondé par André DEBARD. Et le paradoxe c’est que nous entendions en permanence les judokas ceinture marron ou noire de l’Ecole Rochelaise, citer DEBARD avec une grande considération sans nous parler du JUDO CLUB ROCHELAIS qui se trouvait alors sur le port.  DEBARD était donc pour nous, en quelque sorte, une référence immatérielle. Et notre  professeur, Louis LUCOT, ancien élève de Maître DEBARD, nous exprimait très souvent cette admiration.

 

Je revois encore Louis LUCOT devant la grande porte de la rue Réaumur avec son gabarit de catcheur, la casquette rabattue sur ses yeux claires, nous dire : "Ah ! le KO SOTO GAKE de DEBARD ! C' était extraordinaire, personne n’y résistait. Il avait pris le coup lors de la visite de SATO un expert japonais. Il combinait l’action de ses bras avec une action de crochetage de sa jambe, et il étalait tout le monde ! Même les gros comme PERRACHON !"

  judodebard060.jpg

Il faut vous dire que lorsque je suis allé plus tard au JUDO CLUB ROCHELAIS  le Georges PERRACHON en question n’en pesait pas moins de 115kg alors que DEBARD n’en pesait guère que 56 !).  Sur l'image ci-dessus, C'est Frank DEBARD, le fils de André DEBARD qui travaille O SOTO GARI sur Georges.

De quoi entretenir pour le Judo, l’aspect magique qui nous faisait rêver. Tous les propos qui nous parvenaient se  résumaient ainsi : « il balançait même les plus forts et les plus lourds avec une aisance stupéfiante » …

C’est ainsi que je prenais parfois une heure de retard à écouter les longues histoires qui meublaient les discussions après les entraînements à la sortie du club de la rue Réaumur.

 

A suivre…

JMO

Par Jm Oudine - Publié dans : JMO et le Judo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Images aléatoires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés