Partager l'article ! 151- MAINTENIR UN LIEN AVEC LE PASSE (3 – des premiers instants au club): Mardi 8 novembre 2011 151- MAINTENIR UN LIEN AVEC LE PASSE& ...
En 1958, depuis la rue, par la grande porte du 23 de la rue Réaumur, on entrait dans le Club par un vestibule qui donnait directement dans la salle. Une porte vitrée permettait de jeter un coup d’œil sur le Dojo recouvert de tatamis, mais elle était souvent fermée car la règle était impérative : le respect des lieux et de l’hygiène ne permettait pas d’accéder au tapis par là, encore moins avec des chaussures.
Mais en entrant à droite, presque sous le grand escalier en bois (que les comptables empruntaient pour accéder à l’étage), une toute petite porte permettait d’accéder aux vestiaires en sous-sol. On y descendait par un petit escalier abrupt, étroit, en pierre et en colimaçon dans ce qui avait du être la cave de l’immeuble. Des lucarnes y laissaient passer un peu de lumière. Un couloir traversait cette cave où quelques cloisons séparaient le vestiaire des garçons, de celui des filles, des douches. Un petit bureau pour les inscriptions, meublé avec une petite table, une chaise et des étagères où s’entassaient, judogis, ceintures, fiches d’inscriptions et documents de toutes sortes.
Au bout du couloir et à droite, perpendiculairement, un autre escalier remontait au niveau du rez-de-chaussée, et permettait d’accéder à une estrade dans la salle de judo elle-même. De là, sur quelques chaises les spectateurs pouvaient suivre les entraînements…
Autant le premier Professeur Jacques RIVALLAND aperçu lors de ma première visite était assez petit et assez jeune, autant le deuxième Professeur qui m’accueillait pour mon inscription, Louis LUCOT, donnait l’aspect d’un grand bonhomme, assez âgé mais bien conservé, aux allures de catcheur, mais d’une bonhommie sympathique et des yeux d’où émanait une grande gentillesse.
J’ai encore en mémoire l’odeur sèche du Judogi que l’on a déballé pour moi. De la sensation, sur mes épaules et mes jambes, de la toile encore sèche et rigide; de la ceinture blanche que « le père Lucot » comme on appelait, m’a nouée autour du ventre…
A suivre…
JMO