Judo - Debard André

Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 07:42
Samedi 14 janvier 2006

Le judo dans les Deux-Sèvres

19- Témoignage de Jean Marc SAUZEAU (1948)

Suite à quelques questions sur les origines du Judo dans les Deux-Sèvres, Jean Marc nous a répondu :

         « Effectivement, les premiers balbutiements du Judo en Deux-Sèvres, ont débuté sur l’herbe, au Stade Champommier, à Niort, vers la mi-juin 1948.
 
        Après quelques leçons sur l’herbe, et après les vacances, l’installation sous abri s’est faite au mois d’août, dans une remise de la SNCF, rue de l’Industrie à Niort. C’est là que j’ai débuté, le 24 août 1948, après mon mariage, le 20 juillet 1948.
 

        Les premiers enseignants de Judo à Niort étaient Gino CHENAIS et Roger AFFNER. Tous deux étaient des sous-officiers à l’Ecole Militaire de SAINT-MAIXENT. Ils y étaient également moniteurs de close-combat. Ils portaient la ceinture orange de Judo et enseignaient la méthode « KAWAISHI ».

        Jean MASSOL, Président de la Société « Arts et Sports » est à l’origine de la création de la section Judo au sein de cette Société. C’est le judoka Yves SARTORIO qui en était responsable.

         En ce qui me concerne, c’est à la suite d’un article dans la presse que j’ai commencé le Judo. Jean Louis TROUCHE était à l’époque, un simple élève. Et comme moi, il avait assisté au premier stage international de BIARRITZ, sous la direction technique de Maître KAWAISHI. Lors de ce stage, tous les judokas niortais ont obtenu la ceinture bleue. Mais Jean Louis TROUCHE, remarqué par Maître KAWASHI, a été nommé, lui, ceinture marron, trois mois plus tard..
 
        Les moniteurs de ST-MAIXENT ne pouvant plus assurer les cours, les judokas ont confié cette tâche à Jean Louis TROUCHE. Il était le plus gradé, mais avait également la possibilité de se déplacer facilement. Il était employé à la SNCF.

        Il se rendait une semaine sur deux à BORDEAUX, chez André NOCQUET (qui assurait la direction technique du Club de Niort), et à PARIS, chez M. KAWAISHI, pour nous rapporter ce qu’il avait appris.

        André DEBARD, nous en avions entendu parler. Nous l’avions également rencontré à BORDEAUX lors d’un Gala organisé par André NOCQUET. Il est venu dispenser quelques cours à NIORT, au Cercle de Judo, qui par la suite, a été dissout.

André DEBARD, ne « s’expatriait pas » beaucoup de la Charente-Maritime.. C’est dommage, car à l’époque, il aurait pu apporter beaucoup à la Ligue, lors de l’organisation des Stages. »

        Jean Marc est un pionnier du Judo. Il a commencé le Judo en 1948 et nous l’avons vu dernièrement sur le tapis le 7 janvier 2006 à Rochefort pour la cérémonie des vœux. Il est passé par tous les postes et a toujours su administrer parfaitement les tâches dont il était chargé.
 

        Secrétaire et  Trésorier du club de Niort, Président du Comité Départemental de judo des Deux Sèvres, Président du Collège Départemental des Deux Sèvres (dont il est le fondateur), membre aussi du CDOS, du CDMS, Arbitre, Secrétaire de la CORG, il a tout fait, il connaît tout, mais sait rester humble et très discret sur lui-même. Il est 4° dan. J’ai un très grand respect pour lui.

 

        Suite à cette lettre, je pense devoir ajouter que M. DEBARD oeuvrait déjà sur de très nombreux clubs. Un de ses bons élèves, Jean LECHEVREL, est venu s’installer à Bressuire. Il a ainsi malgré tout, contribué au bon développement du Judo dans les Deux Sèvres.

JMO

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Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 08:47
Vendredi 20 janvier 2006.
 
18-C'était dans les années 50.


        1954. Le Judo Club de La Rochelle est installé rue Fleuriau. Le Judo est lancé dans les clubs de ROYAN, SAINTES, ROCHEFORT...

         Non seulement il est  lancé en Charente Maritime, mais aussi dans les Deux Sèvres (NIORT) avec entre autres Jean Louis TROUCHE, dans la Vienne (POITIERS) avec VALLADON, en Charente (COGNAC) avec Alcide GIBAUD et FARGE…

        Guy THOMAS ouvre sa propre section à ROCHEFORT, Jean LECHEVREL a pris la direction technique à BRESSUIRE, Jean Louis TROUCHE a lancé le club de FONTENAY le COMTE, le stage de BIARRITZ (créé par André NOCQUET) a rassemblé bien des pratiquants.
 
        Cependant, beaucoup de Judokas, hauts techniciens, se sont regroupés autour de Ishiro ABE pour promouvoir le judo du KODOKAN. André DEBARD adhère à fond à ce mouvement. Un article de Edouard LOUBES nous donne le ton dans la presse rochelaise.

    D’abord en gros titre : La guerre des judokas est déclarée.

    Puis en plus gros titre encore :
 200 ceintures noires ont décidé d’abandonner la Fédération française de judo.

Voici ce qu’il écrit :

 « Depuis un certain temps déjà, un malaise régnait au sein de la Fédération française de Judo et de Jiu-jitsu (FFJJJ), aux destinées de laquelle préside Maître Kawaishi, qui, en 1935, importa en France le Judo japonais, adapté par ses soins au tempérament européen.

Mais aujourd’hui, 200 ceintures noires de ses anciens disciples brandissent l’étendard de la révolte.

Nous n’évoluons plus, disent-ils, et nous voulons être rattachés directement au Kodokan de Tokyo, seul détenteur des techniques millénaires.

Au cours d’une interview que nous accordait Maître DEBARD, ceinture noire 2° dan, qui dirige différentes salles de la Charente Maritime, nous déclarait :

        "J'ai pris position très nettement. Le Judo français piétine et ne tardera pas à perdre l'avance qu'il avait prise sur un bon nombre de pays s'il ne réforme pas radicalement ses conceptions.

M. KAWAISHI a créé un savant mystère autour du Judo, de telle sorte qu’à l’heure actuelle, nous souffrons de ne pas profiter des enseignements du KODOKAN.

La venue en France de plusieurs maîtres japonais nous a du reste permis de nous rendre compte du retard que nous avons à combler et des réformes qu’il importe à d’apporter dans l’enseignement de ce sport auquel notre tempérament se prête si bien. Pour cela est question de n'enseigner que le vrai judo qui nous arrive de Tokyo.

 Il y a quelques jours, j’étais à Paris avec 200 collègues ceintures noires. Nous avons décidé d’abandonner la Fédération de M. KAWAISHI pour en fonder une autre. »

        La guerre est donc déclarée entre les deux disciplines, et la FFJJJ a compris le danger qui la menace. Elle cherche à consolider sa position vis-à-vis des pouvoirs publics, se prétendant notamment le seul organisme valablement accrédité pour défendre les intérêts de ce sport.

        Et M. DEBARD de préciser : « il ne faut pas oublier que l’enseignement de la vraie technique du Judo est sanctionnée par un diplôme établi directement par le KODOKAN, seul diplôme valable sur le plan international et que la FFJJJ n’a jamais été capable d’offrir à ses membres.

 Les grades décernés par elle ne sont reconnus que d’elle seule, grades qui, d’ailleurs, sont délivrés avec une certaine fantaisie et à l’encontre de la pureté du judo initial.  Nous nous refusons à continuer dans une telle voie et nous tenons à enseigner non pas un Judo ersatz, mais celui qui incarne les plus hautes traditions des grands maîtres incontestés ». Edouard LOUBES.

         En 1954, l’Union Fédérale des Amateurs de Judo Kodokan vient d’être constituée. Elle devient ensuite Fédération Française des Amateurs du Judo Kodokan (FFAJK). Il faudra attendre 1956 pour une réunification de la FFJJJ avec la FFAJK. Mais André DEBARD a continué à être très attaché aux valeurs du KODOKAN.

JMO

Tous droits réservés : "18- C'était dans les années 50."

Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 07:18
Mercredi 18 janvier

17- S'inscrire à la newsletter

    Maintenir le rythme d'un article par jour, n'est  pas possible dans l'état actuel de nos recherches. En effet, beaucoup de rendez-vous pris avec les anciens le sont courant février. Les questions que nous avons à leur poser permettront de mieux interpréter certains éléments trouvés dans des archives.

Parmi ces éléments :
- Un des registres des présents aux cours de judo, tenu par André DEBARD en 1952. On peut y découvrir  la liste des élèves fréquentant le Club de La Rochelle, mais aussi  ceux s'entraînant au club de  "Rochefort BE 721".

- Beaucoup de courriers et de photos.

- Des programmes de Gala. Le premier semble être celui de l'Hiver 1949, au Théatre Municipal de La Rochelle. (Photo du programme ci-contre).

    Si vous vous inscrivez à la newsletter (en entrant votre adresse email dans la case prévue à cet effet) vous serez prévenu lorsqu'un article sera publié.

A bientôt
JMO


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Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 07:36
lundi 16 janvier 2006
 
16- De l'importance de participer

    Peu à peu, notre quête d’informations sensibilise de nombreux judokas, et chacun contribue, du mieux qu’il peut, à ce devoir de mémoire pour les siens. Le Judo n’est-il pas une grande famille ?

 
Voyons de plus près la situation sur la Charente Maritime.
 
Rochefort et ses anciens se réveillent.

    Un contact s’est établi avec Jean Michel BONTEMPS, Daniel MENET, Frédéric BARON, Dominique IZAMBARD et  Isabelle CLOUX. Là, il faut réactiver le souvenir de Guy THOMAS. Car il succède à André DEBARD, non seulement au niveau du Club de ROCHEFORT, mais un peu plus tard, à celui du département, puis de la Ligue.

    En effet, pendant de nombreuses années, il est Directeur Technique de la Ligue Charentes-Poitou et du Département (17). Sa responsabilité sur l’Ecole régionale des Cadres  à Poitiers lui permet de former un grand nombre de Professeurs de Judo.

    Arbitre National et International, il a beaucoup donné au Judo et  apporté son aide à un très grand nombre de judokas sans jamais manifester à leur égard la moindre condescendance.  Il a ainsi honoré son grade de 6° dan.

 
La Santone

    Là, c’est Patrick CHALMETTE, Christiane CHEVALLIER et Serge COUSSOT qui nous signalent disposer d’éléments historiques  pour les années 1960.

 

Judo Club de PONS

    Dominique BILLOIS, Eric (le webmaster) et Guy FAVRE s'activent. Ce dernier - un des plus anciens, puisqu'il a 85 ans - m’a téléphoné hier, et  notre conversation a bien duré une heure !

    Si à une époque, Jean VEDEAU effectue ses trajets en mobylette, Pierre NOEL en solex, Guy FAVRE, lui,  au même moment,  voyage avec son scooter. Il se rend aussi bien à La Rochelle pour s’entraîner chez André  DEBARD (ou le rejoindre à SAINTES) que pour avancer à COGNAC ou à ANGOULEME s’entraîner avec FARGE. Il lui est arrive d’aller jusqu’à LIMOGES avec « sa monture » ! 

Rendez-vous est pris avec Guy Favre pour la deuxième semaine de Février 2006, à Arces sur Gironde. Mais moi, c'est avec ma  Laguna que je m'y rendrai!

 
La Rochelle

    Avec Claude BOUCHET, nous avons prévu de rencontrer mercredi prochain Christophe GADREAU qui a longtemps été le Président du JSR. De plus, Georges LAROCHE rendra visite à l’épouse de Jean-Claude BOURDON, pour recueillir plus d'informations sur le parcours judo de ce dernier. En voilà encore un, qui, avec modestie, a beaucoup donné pour le judo!
Autre information : Claude BOUCHET va me permettre demain d'accéder à ses archives personnelles (élève de A. DEBARD et ceinture noire, il a été président du J.S.R. et secrétaire de la Ligue).

    Rendez-vous est donné aujourd’hui à La Rochelle pour l’incinération de Jean Bernard FOURNAT. Il nous faudra par la suite  fixer sa mémoire au-delà des citations habituelles et conventionnelles.

    Jean-Bernard, Ceinture noire 4° dan, enseignant BE 1° degré à Port des Barques,  a été responsable de la Commissions Sportive pendant 3 Olympiades. Claudine, son épouse, lui a donné 2 garçons (ceintures noires). Elle-même est Juge Kata Inter régional. Jean Bernard a commencé le Judo avec M. GUIROY, lui-même élève de M. Guy THOMAS.  Il  avait une volonté tenace dans toutes ses actions. Il nous faudra sélectionner  les meilleures photos qui le concernent. Que ceux qui ont bien connu Jean Bernard nous fassent part des épisodes les plus marquants de sa vie.

 
Deux Sèvres – Charente – Vienne

    Des recherches s’attachent particulièrement à la vie de M. Jean Louis TROUCHE et de M. FARGE. Qui peut nous renseigner ?

 
JMO

Tous droits réservés "16- De l'importance de participer."
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 09:44
Vendredi 13 janvier 2006

        La chanson de Nicolas PEYRAC, "à mon père" pourrait accompagner les compte rendu de la visite d'hier. La journée a été fertile en rencontres et en anecdotes rapportées.

14- Souvenir, quand tu nous tiens.

        Lorsque Frank DEBARD, revient d'un de ses grands reportages photographiques (avant-hier il arrivait du Brésil), il passe systématiquement nous voir pour évoquer "son père", et il lit les résultats de nos recherches. Bien souvent, il y apporte les corrections nécessaires.
        L'admiration qu'il voue à ses parents est telle que pour chacun des témoignages que nous écrivons, une nouvelle histoire, un nouvel épisode, surgissent du fond de sa mémoire.

        Il faut dire qu'il est né pratiquement sur un tapis de Judo le 9 juillet 1952. Ses parents avaient implanté le Judo dans presque tout le Sud Ouest. Son père était l'une des premieres ceintures noires de M. Kawaishi parties en province pour y répandre le nouveau sport - presqu'une religion à cette époque: le Judo.

        Lorsque Frank vient au monde, son père a déjà ouvert des salles dans le département. A bord de sa "Simca 1000", ce dernier part donner des cours à ROCHEFORT, SAINTES, ROYAN... Pas de chauffage dans la voiture. Alors l'hiver, avant de partir, il glisse son judogi dans le bloc moteur afin qu'à l'arrivée il soit sec et chaud. Sa mère est également ceinture noire. Si bien que très vite, Frank évolue lui-même sur le tapis, d'abord à quatre pattes, au milieu des judokas qui l'évitent soigneusement.

        Hier, Frank nous a accompagné, Claude BOUCHET et moi-même, chez l'un des premiers ceintures noires à La Rochelle : Roger SARRAUD. Roger est peut-être le plus ancien des ceintures noires encore en vie à ce jour, en Charente Maritime. Il est né le 26 juillet 1918 et a commencé le judo en novembre 1948. Sur sa carte de Club, il est mentionné comme le 64° inscrit du Jiu Jitsu Club de La Rochelle. Tous ces grades ont été signés par M. DEBARD. Sauf celui de ceinture noire qui lui a été décernée par Maître Ishiro ABE, le 28 juin 1954.
        Autour de la table du salon, la discussion va bon train, tour à tour menée par Claude BOUCHET, Frank, Madame SARAUD, ou moi-même. Quand à Roger SARRAUD, bien que fatigué par des maux récents, il écoute, les yeux brillants, hochant la tête en guise d'assentiment, et glissant parfois un commentaire. Autrefois Trésorier Comptable responsable à l'Hôpital St Louis, c'est une personne mesurée, très calme, très réfléchie, et qui a connu lui aussi une grande passion pour le JUDO. Il a accompagné M. DEBARD tout au long de son épopée.
        Hier, à ma question : "mais combien de fois par semaine alliez-vous à l'entraînement ?", il répond un peu embarrassé : "mais j'y allais tous les jours".
   
        Arrivés à 15h, nous repartons de chez M. et Mme SARRAUD à 18h.Claude  BOUCHET, beaucoup plus jeune que M. SARRAUD nous confie alors : "il a été celui qui m'a piloté lorsque j'ai débuté. Il était respectueux des hommes ainsi que des valeurs du Judo et portait une grande vénération à son Maître André DEBARD.

JMO

Tous droits réservés : "14-Souvenir, quand tu nous tiens."
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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