Suite à quelques questions sur les origines du Judo dans les Deux-Sèvres, Jean Marc nous a répondu :
Après quelques leçons sur l’herbe, et après les vacances, l’installation sous abri s’est faite au mois d’août, dans une remise de la SNCF, rue de l’Industrie à Niort. C’est là que j’ai débuté, le 24 août 1948, après mon mariage, le 20 juillet 1948.Les premiers enseignants de Judo à Niort étaient Gino CHENAIS et Roger AFFNER. Tous deux étaient des sous-officiers à l’Ecole Militaire de SAINT-MAIXENT. Ils y étaient également moniteurs de close-combat. Ils portaient la ceinture orange de Judo et enseignaient la méthode « KAWAISHI ».
Jean MASSOL, Président de la Société « Arts et Sports » est à l’origine de la création de la section Judo au sein de cette Société. C’est le judoka Yves SARTORIO qui en était responsable.
Il se rendait une semaine sur deux à BORDEAUX, chez André NOCQUET (qui assurait la direction technique du Club de Niort), et à PARIS, chez M. KAWAISHI, pour nous rapporter ce qu’il avait appris.
André DEBARD, nous en avions entendu parler. Nous l’avions également rencontré à BORDEAUX lors d’un Gala organisé par André NOCQUET. Il est venu dispenser quelques cours à NIORT, au Cercle de Judo, qui par la suite, a été dissout.
André DEBARD, ne « s’expatriait pas » beaucoup de la Charente-Maritime.. C’est dommage, car à l’époque, il aurait pu apporter beaucoup à la Ligue, lors de l’organisation des Stages. »
Jean Marc est un pionnier du Judo. Il a commencé le Judo en 1948 et nous l’avons vu dernièrement sur le tapis le 7 janvier 2006 à Rochefort pour la cérémonie des vœux. Il est passé par tous les postes et a toujours su administrer parfaitement les tâches dont il était chargé.Secrétaire et Trésorier du club de Niort, Président du Comité Départemental de judo des Deux Sèvres, Président du Collège Départemental des Deux Sèvres (dont il est le fondateur), membre aussi du CDOS, du CDMS, Arbitre, Secrétaire de la CORG, il a tout fait, il connaît tout, mais sait rester humble et très discret sur lui-même. Il est 4° dan. J’ai un très grand respect pour lui.
Suite à cette lettre, je pense devoir ajouter que M. DEBARD oeuvrait déjà sur de très nombreux clubs. Un de ses bons élèves, Jean LECHEVREL, est venu s’installer à Bressuire. Il a ainsi malgré tout, contribué au bon développement du Judo dans les Deux Sèvres.
JMO
1954. Le Judo Club de La Rochelle est installé rue Fleuriau. Le Judo est lancé dans les clubs de ROYAN, SAINTES, ROCHEFORT...
D’abord en gros titre : La guerre des judokas est déclarée.
Puis en plus gros titre encore :
200 ceintures noires ont décidé d’abandonner la Fédération française de judo.
Voici ce qu’il écrit :
Mais aujourd’hui, 200 ceintures noires de ses anciens disciples brandissent l’étendard de la révolte.
Nous n’évoluons plus, disent-ils, et nous voulons être rattachés directement au Kodokan de Tokyo, seul détenteur des techniques millénaires.
Au cours d’une interview que nous accordait Maître DEBARD, ceinture noire 2° dan, qui dirige différentes salles de la Charente Maritime, nous déclarait :
"J'ai pris position très nettement. Le Judo français piétine et ne tardera pas à perdre l'avance qu'il avait prise sur un bon nombre de pays s'il ne réforme pas radicalement ses conceptions. M. KAWAISHI a créé un savant mystère autour du Judo, de telle sorte qu’à l’heure actuelle, nous souffrons de ne pas profiter des enseignements du KODOKAN. La venue en France de plusieurs maîtres japonais nous a du reste permis de nous rendre compte du retard que nous avons à combler et des réformes qu’il importe à d’apporter dans l’enseignement de ce sport auquel notre tempérament se prête si bien. Pour cela est question de n'enseigner que le vrai judo qui nous arrive de Tokyo. Il y a quelques jours, j’étais à Paris avec 200 collègues ceintures noires. Nous avons décidé d’abandonner la Fédération de M. KAWAISHI pour en fonder une autre. » La guerre est donc déclarée entre les deux disciplines, et la FFJJJ a compris le danger qui la menace. Elle cherche à consolider sa position vis-à-vis des pouvoirs publics, se prétendant notamment le seul organisme valablement accrédité pour défendre les intérêts de ce sport. Et M. DEBARD de préciser : « il ne faut pas oublier que l’enseignement de la vraie technique du Judo est sanctionnée par un diplôme établi directement par le KODOKAN, seul diplôme valable sur le plan international et que la FFJJJ n’a jamais été capable d’offrir à ses membres. Les grades décernés par elle ne sont reconnus que d’elle seule, grades qui, d’ailleurs, sont délivrés avec une certaine fantaisie et à l’encontre de la pureté du judo initial. Nous nous refusons à continuer dans une telle voie et nous tenons à enseigner non pas un Judo ersatz, mais celui qui incarne les plus hautes traditions des grands maîtres incontestés ». Edouard LOUBES.
JMO
Tous droits réservés : "18- C'était dans les années 50."
Peu à peu, notre quête d’informations sensibilise de nombreux judokas, et chacun contribue, du mieux qu’il peut, à ce devoir de mémoire pour les siens. Le Judo n’est-il pas une grande famille ?
Un contact s’est établi avec Jean Michel BONTEMPS, Daniel MENET, Frédéric BARON, Dominique IZAMBARD et Isabelle CLOUX. Là, il faut réactiver le souvenir de Guy THOMAS. Car il succède à André DEBARD, non seulement au niveau du Club de ROCHEFORT, mais un peu plus tard, à celui du département, puis de la Ligue.
En effet, pendant de nombreuses années, il est Directeur Technique de la Ligue Charentes-Poitou et du Département (17). Sa responsabilité sur l’Ecole régionale des Cadres à Poitiers lui permet de former un grand nombre de Professeurs de Judo.
Arbitre National et International, il a beaucoup donné au Judo et apporté son aide à un très grand nombre de judokas sans jamais manifester à leur égard la moindre condescendance. Il a ainsi honoré son grade de 6° dan.
Là, c’est Patrick CHALMETTE, Christiane CHEVALLIER et Serge COUSSOT qui nous signalent disposer d’éléments historiques pour les années 1960.
Judo Club de PONS
Dominique BILLOIS, Eric (le webmaster) et Guy FAVRE s'activent. Ce dernier - un des plus anciens, puisqu'il a 85 ans - m’a téléphoné hier, et notre conversation a bien duré une heure !
Si à une époque, Jean VEDEAU effectue ses trajets en mobylette, Pierre NOEL en solex, Guy FAVRE, lui, au même moment, voyage avec son scooter. Il se rend aussi bien à La Rochelle pour s’entraîner chez André DEBARD (ou le rejoindre à SAINTES) que pour avancer à COGNAC ou à ANGOULEME s’entraîner avec FARGE. Il lui est arrive d’aller jusqu’à LIMOGES avec « sa monture » !
Rendez-vous est pris avec Guy Favre pour la deuxième semaine de Février 2006, à Arces sur Gironde. Mais moi, c'est avec ma Laguna que je m'y rendrai!
Avec Claude BOUCHET, nous avons prévu de rencontrer mercredi prochain Christophe GADREAU qui a longtemps été le Président du JSR. De plus, Georges LAROCHE rendra visite à l’épouse de Jean-Claude BOURDON, pour recueillir plus d'informations sur le parcours judo de ce dernier. En voilà encore un, qui, avec modestie, a beaucoup donné pour le judo!
Autre information : Claude BOUCHET va me permettre demain d'accéder à ses archives personnelles (élève de A. DEBARD et ceinture noire, il a été président du J.S.R. et secrétaire de la Ligue).
Rendez-vous est donné aujourd’hui à La Rochelle pour l’incinération de Jean Bernard FOURNAT. Il nous faudra par la suite fixer sa mémoire au-delà des citations habituelles et conventionnelles.
Jean-Bernard, Ceinture noire 4° dan, enseignant BE 1° degré à Port des Barques, a été responsable de la Commissions Sportive pendant 3 Olympiades. Claudine, son épouse, lui a donné 2 garçons (ceintures noires). Elle-même est Juge Kata Inter régional. Jean Bernard a commencé le Judo avec M. GUIROY, lui-même élève de M. Guy THOMAS. Il avait une volonté tenace dans toutes ses actions. Il nous faudra sélectionner les meilleures photos qui le concernent. Que ceux qui ont bien connu Jean Bernard nous fassent part des épisodes les plus marquants de sa vie.
Des recherches s’attachent particulièrement à la vie de M. Jean Louis TROUCHE et de M. FARGE. Qui peut nous renseigner ?
des ceintures noires encore en vie à ce jour, en Charente Maritime. Il est né le 26 juillet 1918 et a commencé le judo en novembre 1948. Sur sa carte de Club, il est mentionné comme le 64° inscrit du Jiu Jitsu Club de La Rochelle. Tous ces grades ont été signés par M. DEBARD. Sauf celui de ceinture noire qui lui a été décernée par Maître Ishiro ABE, le 28 juin 1954.