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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /2007 06:30

Mardi 14 août 2007

141 - Qui veut quoi ?

         A l'heure où le nombre de clubs de Judo et celui des élèves est stagnant sur le Département de la Charente Maritime , à l'heure où la recherche des enseignants devient cruciale, il est important pour le judo, de gérer au mieux l'offre et la demande en matière d'emploi. Les besoins sont différents selon les clubs, les enseignants, les communes.

          Certains clubs "débutants" cherchent un enseignant, mais hésitent à souscrire un contrat de 20 à 35 heures pour un emploi de quatre ou cinq cours. En effet, c'est difficile pour ces clubs, s'ils n'ont pas la capacité d'élargir le nombre d'heures d'utilisation de leur Dojo (aux heures où ils auraient une clientèle).

          Pourtant, l'Etat offre des aides importantes, jusqu'à 80 % la première année du salaire versé, mais faut-il que les Municipalités suivent, et permettent l'utilisation optimum des locaux, en donnant le maximum de chance à tous de réussir; et aussi que les professeurs s'associent pour partager leur activité; enfin que les clubs acceptent de se constituer en groupements d'employeurs

          Pour cette raison, ne nous attachons pas aux cas particuliers et gérons seulement les bonnes intentions sur l'ensemble des arrondissements. La bonne volonté et les moyens du bord sont les outils privilégiés. Nous souhaitons, réaliser un état des offres et des demandes qui permettre à chacun, de trouver des solutions aux problèmes qui se posent, et en particuliers ...

  • Quels clubs cherchent un Dojo ?
  •  
  • Quels clubs ont un dojo aux horaires insuffisants ?
  •  
  • Quels clubs ont besoin d'un ou plusieurs Professeurs ?
  •  
  • Quels clubs pourraient partager un Professeur ?
  •  
  • Quels clubs seraient prêt à constituer un groupement d'employeurs ?
  •  
  • Quels Professeurs disposent de temps disponible ?
  •  
  • Quels Professeurs recherchent un emploi ?
  •  
  • Quelles Municipalités veulent développer la discipline du Judo ?
  •  

          Bien sûr, toutes propositions ou idées sont les bienvenues, nous voulons aider les pouvoirs publics et les organismes territoriaux décentralisés à mener à bien leur mission.

         Quant à beaucoup de clubs, préoccupés de leur survie ou de leur hégémonie, il ne leur vient pas un instant l'idée de coopérer en toute humilité. L' avancée de leur discipline est d'abord la recherche de leur sécurité (pour les petits clubs) ou de leur supériorité (pour les gros clubs). 

         Un nouvel état d'esprit doit s'implanter en reprenant les préceptes de Jigoro Kano, d'entraide et de prospérité mutuelle, de maximum d'efficacité pour un minimum d'effort. C'est au niveau des arrondissements que l'on doit d'abord porter les efforts, car c'est de la base que viendra le renouveau.

A suivre...

JMO

 

 

 

 

 

 

Par Jm Oudine - Publié dans : Charente Maritime
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /2007 17:43

Mercredi 11 juillet 2007

140 - Vous avez dit développement et Judo en Afrique ?

           Je reçois de temps en temps des bonjours amicaux de judokas Africains. Cela me fait toujours grand plaisir. Douze années passées en Afrique ! Comment ne pas y avoir lié des amitiés profondes ? 

          Parti là-bas du jour au lendemain, sans connaissance particulière sur  ce Continent, j'ai été très surpris de voir que le Judo y était  implanté, sur le modèle associatif français. Bien sûr, les conditions économiques de chacun des pays ne permettaient pas d'avoir des dojos "aux normes françaises", mais avec l'aide de pays comme la France et le Japon, des dotations en matériel, des aides techniques, et un minimum de matériel et de formation, on pouvait ouvrir, dans chaque pays,  de un à quelques clubs.  Le club principal étant généralement placé sur la capitale.

          Même si dans chaque fédération le nombre de pratiquants était très largement en dessous de celle de la moyenne des départements  français, des compétitions annuelles permettaient de "sortir" un ou quelques champions nationaux.

          Dans chaque Fédération on trouvait au moins un Président,  un Directeur Technique, et un entraîneur national .

          Chaque Fédération participait aux Assemblées générales de l'UAJ (Union Africaine de Judo) et faisait le maximum pour se rendre aux championnats d'Afrique et  aux Jeux Africains.

          La Fédération Sénégalaise (FSJDA) disposait d'une quinzaine de clubs de clubs du Nord au Sud, depuis St LOUIS jusqu'à ZIGUINCHOR, en passant par le Dojo National à DAKAR. De plus, plusieurs clubs rivalisaient sur la Capitale avec de nombreuses compétitions. Le Conseiller Technique qui m'avait précédé, Robert PICARD, avait fait un travail de fond très important, non seulement au niveau des compétiteurs mais aussi des juges et arbitres et des dirigeants. La Fédération Sénégalaise de Judo faisait figure de proue sur l'Afrique de l'ouest.. On y trouvait des 5° et 6° dan, des arbitres mondiaux et internationaux, un responsable de l'arbitrage continental, Seydou TOURE, et le secrétaire de l'UAJ, Omar Danga LOUM. 

A suivre...
JMO

Par Jm Oudine - Publié dans : Afrique
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 06:44

vendredi 6 juillet 2007

139 - Révolution pour les jeunes

La quête du passé n'exclut pas d'apporter une grande attention au présent et au devenir de nos enfants.  C'est un communiqué de presse qui ce matin a attiré mon attention. Car tous les matins, comme j'ouvre les volets de ma maison, je balaie aussi du regard les nouvelles, en lisant tous les gros titres des journaux numériques sur internet. Et voici ce qui m'a arrêté :

Session du CIO : coup d'envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) vont devenir réalité. Aujourd'hui, lors de la 119e Session du CIO à Ciudad Guatemala, les membres du CIO ont approuvé le projet qui prévoit l'organisation de la première édition des Jeux Olympiques d'été de la Jeunesse en 2010 et des Jeux Olympiques d'hiver de la Jeunesse en 2012. “C'est un moment historique pour le Mouvement olympique. Nous devons cela à la jeunesse du monde entier”, a déclaré le président du CIO, Jacques Rogge, après l'annonce de la décision prise par les 111 membres présents.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse – réservés aux jeunes de 14 à 18 ans réuniront quelque 3 200 athlètes et 800 officiels pour l'édition d'été et 1 000 athlètes et 580 officiels pour celle d'hiver. Le programme des sports comprendra tous les sports figurant au programme des Jeux Olympiques d'hiver de 2010 et des Jeux Olympiques d'été de 2012 avec un nombre limité de disciplines et d'épreuves. .
Pour ces jeux projetés, le judo sera-t'il retenu ? nos gamins âgés de 11 ans à 15 ans sont-ils  déjà concernés ? En effet, ils auront l'âge requis de 14 à 18 ans en 2010... C'est un bouleversement dans nos habitudes , nos conceptions et notre pensée. Comment réagira la Fédération ? Quels conséquence dans l'organisation du monde du judo ? Mais vous, qu'en pensez-vous ?
A suivre...
JMO

 

Par Jm Oudine - Publié dans : Evolution
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 08:30

 Lundi 2 juillet 2007

138 - La proposition de Claude THIBAULT

          La lecture des ouvrages de Claude THIBAULT,  apporte beaucoup à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du Judo français. Ce "judoka-écrivain" a cotoyé beaucoup de nos pionniers, et, à la première page du livre "Un million de Judokas", il dédie l'ouvrage " A tous les judokas, professeurs et amateurs, qui ont porté le Judo français à la première place en Europe et dans le monde".

          Dans un autre de ses livres - "Entretiens avec les pionniers du judo français" - il donne l'éternité aux premiers pionniers dans un dialogue où chacun d'entre eux rapporte souvenirs, révélations, théories, et anecdotes. 

          C'est grace à Jean Beaujean, avec qui nous entretenons des relations d'estime et de courtoisie, que nous avons été mis en relation avec Claude THIBAULT. Et nous avons échangé avec ce dernier, quelques correspondances autour de nos recherches du Judo en Charente Maritime et en Poitou Charentes... et son ascendance parisienne. 

Dans sa dernière lettre, Claude THIBAULT, nous fait part d'une idée qui lui est venue, à la suite des visites sur notre  blog http://www.debard.org, axé sur l'Histoire régionale du Judo en Charente Maritime et en Poitou Charente.

Voici son message  :

          " A l'époque où il y avait peu de clubs, disons jusqu'au milieu des années 50, la progression des jeunes combattants était assurée par des interclubs régionaux, informels et réguliers.
          Ainsi en "banlieue est" de Paris, où je pratiquais, chaque quinzaine, tous les judokas se rendaient dans un autre club, pour rencontrer d'abord en ligne puis en randori, d'autres combattants.
          Chaque club alignait entre 20 et 25 élèves, de la ceinture jaune à la ceinture marron, qui combattaient contre un adversaire du même grade de l'autre club. Après il y avait entraînement libre, donc avec des adversaires que l'on ne connaissait pas.
          Certains clubs étaient ainsi connus comme « régionalement forts ». Je me souviens d'avoir rencontré une dizaine d'équipes de communes proches. Nous avions chaque semestre la rencontre contre Montreuil, contre Lagny, etc.
Les mêmes rencontres se disputaient entre les grands clubs de Paris, et celles entre la salle de G. Pelletier et la salle de L.Levannier, se racontaient ensuite dans d'autres clubs. C'était dans l'esprit des professeurs, une excellente méthode pour progresser. Pendant ces compétitions avaient généralement lieu les passages de ceintures bleues et marron.
          Le point haut de ces confrontations date de 1960 ou 1961 où un championnat non officiel, mais accepté par la Fédération, opposa en poule (Système championnat de Football) les dix plus grands clubs de Paris, par équipes de quinze ceintures noires.
          L'équipe du Shiseikan de L Levannier comportait 4 premier dan, 6 deuxième dan et 5 troisième dan, avec trois internationaux dont un champion d'Europe (Rabut, en 1959). Les meilleurs combattants étaient présents, c'était une époque ou « l'esprit club » était encore solide.
          Certaines régions, dans l'est de la France par exemple, pratiquaient également ce type d'entraînement. Qu'en était-il dans la votre ? "
 

          Comment ne pas répondre à une telle invitation ? Cet article est donc destiné à faire passer l'information sur Poitou Charentes et il invite tous les "anciens" à contribuer à cette vaste enquête.

          Sur chacun des départements, Charente, Charente Maritime, Deux Sèvres et Vienne, qu'en était-il ?

          Vos réponses nominatives seront reportées sur le blog , vous resterez donc auteurs de vos contributions, et vous aurez participé à un devoir de mémoire pour le Judo Régional Français.

A suivre...

JMO

 

 

 

Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /2007 08:23

Samedi 2 juin 2007

137 - Du 1 de la rue St Sauveur à La Rochelle.

          La rue St Sauveur à La Rochelle est une petite rue où l'on aime flâner. 

          La rue St Sauveur part de la place de la Caille et va jusqu'à l'église, près du  Canal Maubec. Cafés, restaurants, boutiques la jalonnent. Ce quartier est très "vivant", encore plus l'été, car une multitude de touristes l'anime davantage. Il y flotte toujours le relent intense et perceptible d'une vie ancienne. Les vieilles pierres sont là, la rue est étroite, l' ambiance un peu moyennageuse. Pensez donc, la première église St Sauveur a brûlé en 1418 ! 

          Depuis l'ouverture de ce blog, (2006),  je me suis demandé à quel niveau de la rue St Sauveur, André DEBARD avait installé son Dojo.

          C'est un concours de circonstances qui m'en ont fait trouver l'emplacement.

           Lors de son arrivée à La Rochelle en Juillet 1948, André avait ouvert une salle au 11 rue de la rue des Gentilshommes (derrière la Mairie), en association avec le culturiste DUMONT. Mais il avait très vite envisagé de créer son propre Dojo, de trouver son indépendance.

           Et dès  novembre 1949, il s'installait rue St Sauveur. Plusieurs articles ont parlé de son aménagement.
(article du 5 juillet 2006 - 90 - Aménagement d'un Dojo en 1949 (1)
(article du 13 juillet 2006 -
91 - Aménagement d'un Dojo en 1949 (2)
(article du 14 juillet 2006 -
92 - L'inauguration du Dojo rue St Sauveur)

            Frank m'avait bien dit que l'entrée dans ce Dojo se faisait par un café, et que le Dojo était  une arrière salle du café. Mais il citait les propos de son père, et le nombre de cafés dans cette rue est important.

Et puis il y a eu cette lettre du 25 mai 1951,

 

Elle était adressée à André DEBARD par M. KAWAISHI, à l'adresse :

M. DEBARD
Judo Club de La Rochelle
1
, rue Saint Sauveur
LA ROCHELLE (CM)

          Il s'agissait donc bien du N° 1 ! Mais où était ce numéro 1 ? Côté impair, c'était certain!  et plutôt côté place de la Caille, car généralement les premiers numéros sont côté Mairie. Mais à quel endroit exactement ?

          J'avais le souvenir d'un hôtel à proximité de l'angle de la rue St Sauveur et de la place de la Caille. Mais où pouvait bien se trouver l'arrière salle ? Quant à se repérer avec les numéros sur les portes, impossible ! ils ont presque tous disparus.

          J'en étais là, toujours perplexe,  lorsque la photo de Frank m'est arrivée. C'était celle du Dojo, au 1 de la rue St Sauveur !

          Cette photo est étonnante. Le Dojo avait une vitrine qui donnait sur la rue, Et sur la porte (condamnée) était mentionné : "entrée par le café". Le café se trouvait à droite du Dojo.

          Quand à la pub trouvée sur internet :  Café Restaurant "LE RESCATOR" au 3 de la rue St Sauveur, il nous situait le 1 comme immédiatement à sa gauche ! L'emplacement était trouvé, mais aujourd'hui, sur place, bien des modifications ont été apportées. On ne reconnaît plus les éléments de la photo ancienne!  le temps s'est écoulé...

          Etrange coïncidence avec cette carte du 25 mai 1951. C'était deux mois avant sa visite à La Rochelle de M. Kawaishi. Il avait écrit à M. Debard :

"Je vous ai fait envoyer 50 livres au lieu des 10 demandés. Frais 350 F. Gardez le reste, pour ma future démonstration ."

           Sur l'un des affichages de la vitrine du Club, on distingue le nom de M. KAWAISHI, et lorsque l'on sait qu'il est venu à La Rochelle fin juillet 1951, à n'en pas douter, la photo ci-dessous prend une nouvelle dimension. Elle a été prise dans le café qui jouxtait la salle.

          De face, au centre, on  voit Maître Awazu aux côtés de Maître Kawaishi (très reconnaissable à ses petites lunettes rondes) et un peu à gauche (près de la table), André Debard.

          Quelques judokas sont encore en judogi. Dans la glace au fond se reflète la salle du restaurant. Et à droite on aperçoit le visage bien rond et chauve, de Louis Lucot.

André Debard avait transformé cette visite en évènement départemental. Cf  référence des articles :

article du 5 janvier 2006 - 7- André Debard et Maître Awazu 
article du 7 janvier 2006-
9 - La visite à La Rochelle de Maître Kawaishi et Awazu
article du 7 février 2006 -
33 - De l'organisation pour la visite des Maîtres Kawaishi et Awazu à La Rochelle, en Juillet 1951.
article du 18 février 2006 -
44 - Un article de Marcel TACHERON dans les années 1949-1951
article du 29 avril 2006 - 74 - Joachim, l'énigme...

A suivre...

JMO

 

 

 

 

 

 

Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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