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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 07:36
lundi 16 janvier 2006
 
16- De l'importance de participer

    Peu à peu, notre quête d’informations sensibilise de nombreux judokas, et chacun contribue, du mieux qu’il peut, à ce devoir de mémoire pour les siens. Le Judo n’est-il pas une grande famille ?

 
Voyons de plus près la situation sur la Charente Maritime.
 
Rochefort et ses anciens se réveillent.

    Un contact s’est établi avec Jean Michel BONTEMPS, Daniel MENET, Frédéric BARON, Dominique IZAMBARD et  Isabelle CLOUX. Là, il faut réactiver le souvenir de Guy THOMAS. Car il succède à André DEBARD, non seulement au niveau du Club de ROCHEFORT, mais un peu plus tard, à celui du département, puis de la Ligue.

    En effet, pendant de nombreuses années, il est Directeur Technique de la Ligue Charentes-Poitou et du Département (17). Sa responsabilité sur l’Ecole régionale des Cadres  à Poitiers lui permet de former un grand nombre de Professeurs de Judo.

    Arbitre National et International, il a beaucoup donné au Judo et  apporté son aide à un très grand nombre de judokas sans jamais manifester à leur égard la moindre condescendance.  Il a ainsi honoré son grade de 6° dan.

 
La Santone

    Là, c’est Patrick CHALMETTE, Christiane CHEVALLIER et Serge COUSSOT qui nous signalent disposer d’éléments historiques  pour les années 1960.

 

Judo Club de PONS

    Dominique BILLOIS, Eric (le webmaster) et Guy FAVRE s'activent. Ce dernier - un des plus anciens, puisqu'il a 85 ans - m’a téléphoné hier, et  notre conversation a bien duré une heure !

    Si à une époque, Jean VEDEAU effectue ses trajets en mobylette, Pierre NOEL en solex, Guy FAVRE, lui,  au même moment,  voyage avec son scooter. Il se rend aussi bien à La Rochelle pour s’entraîner chez André  DEBARD (ou le rejoindre à SAINTES) que pour avancer à COGNAC ou à ANGOULEME s’entraîner avec FARGE. Il lui est arrive d’aller jusqu’à LIMOGES avec « sa monture » ! 

Rendez-vous est pris avec Guy Favre pour la deuxième semaine de Février 2006, à Arces sur Gironde. Mais moi, c'est avec ma  Laguna que je m'y rendrai!

 
La Rochelle

    Avec Claude BOUCHET, nous avons prévu de rencontrer mercredi prochain Christophe GADREAU qui a longtemps été le Président du JSR. De plus, Georges LAROCHE rendra visite à l’épouse de Jean-Claude BOURDON, pour recueillir plus d'informations sur le parcours judo de ce dernier. En voilà encore un, qui, avec modestie, a beaucoup donné pour le judo!
Autre information : Claude BOUCHET va me permettre demain d'accéder à ses archives personnelles (élève de A. DEBARD et ceinture noire, il a été président du J.S.R. et secrétaire de la Ligue).

    Rendez-vous est donné aujourd’hui à La Rochelle pour l’incinération de Jean Bernard FOURNAT. Il nous faudra par la suite  fixer sa mémoire au-delà des citations habituelles et conventionnelles.

    Jean-Bernard, Ceinture noire 4° dan, enseignant BE 1° degré à Port des Barques,  a été responsable de la Commissions Sportive pendant 3 Olympiades. Claudine, son épouse, lui a donné 2 garçons (ceintures noires). Elle-même est Juge Kata Inter régional. Jean Bernard a commencé le Judo avec M. GUIROY, lui-même élève de M. Guy THOMAS.  Il  avait une volonté tenace dans toutes ses actions. Il nous faudra sélectionner  les meilleures photos qui le concernent. Que ceux qui ont bien connu Jean Bernard nous fassent part des épisodes les plus marquants de sa vie.

 
Deux Sèvres – Charente – Vienne

    Des recherches s’attachent particulièrement à la vie de M. Jean Louis TROUCHE et de M. FARGE. Qui peut nous renseigner ?

 
JMO

Tous droits réservés "16- De l'importance de participer."
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /Jan /2006 18:21
Samedi 14 janvier 2006

15- Frank Debard parle de son père

Lorsque Frank parle de son père, il est intarissable.
 

        Frank est resté jeune, enthousiaste et dynamique. Son appareil photo à la main (cet appareil ne le quitte pratiquement jamais), il a chaussé ses lunettes pour examiner des photos anciennes. Elles datent des années 1948. C’est justement l’année où ses parents se sont installés à La Rochelle pour enseigner et vivre du Judo.

Et il parle :

         « Quand mon père est arrivé à La Rochelle avec ma mère, ils n’avaient pas du tout d’argent. Pour tout bagage ils n’avaient qu’un vélo et un « fly-tox » pour les moustiques… tu sais, les trucs avec une petite tige en fer munie d’une poignée, et un gros tube comme un canon. Et ils n’avaient rien d’autre ! C’est Monsieur DUMONT, le patron de la salle de musculation, rue des Gentilshommes, qui les a réceptionnés et les a aidés à s’installer. C’est lui qui leur a fait gagner leurs premières devises, en leur louant la salle pour le Judo. Heureusement il leur a fait aussi crédit. C’est dans cette précarité que mes parents ont commencé. Ils n’avaient rien du tout ! Fauchés, fauchés, fauchés! »

 Quelques instants s’écoulent et, devant la photo d’un tableau de peinture réalisé par son père, il reprend :

        « Il était tellement passionné de Judo, qu’il n’avait que la nuit pour dormir. Il n’y a bien que là où il ne parlait pas de Judo ! C’était une passion complète, qui remplissait entièrement son temps. »

Puis après un moment d’observation du tableau, il ajoute :

« Les rares moments où il ne pensait  pas au Judo, c’est aussi quand il prenait une toile et qu’il peignait. C’était un crac en peinture… »

 En regardant ce jeune quinquagénaire qui ressemble extraordinairement à son père, je ne peux m’empêcher de penser que dans les deux années qui ont suivi, son papa avait fait exploser le judo dans toute la région.
 

JMO
(A suivre)
 

Tous droits réservés « 15- Frank Debard parle de son père »

Par Jm Oudine - Publié dans : La Rochelle
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Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 09:44
Vendredi 13 janvier 2006

        La chanson de Nicolas PEYRAC, "à mon père" pourrait accompagner les compte rendu de la visite d'hier. La journée a été fertile en rencontres et en anecdotes rapportées.

14- Souvenir, quand tu nous tiens.

        Lorsque Frank DEBARD, revient d'un de ses grands reportages photographiques (avant-hier il arrivait du Brésil), il passe systématiquement nous voir pour évoquer "son père", et il lit les résultats de nos recherches. Bien souvent, il y apporte les corrections nécessaires.
        L'admiration qu'il voue à ses parents est telle que pour chacun des témoignages que nous écrivons, une nouvelle histoire, un nouvel épisode, surgissent du fond de sa mémoire.

        Il faut dire qu'il est né pratiquement sur un tapis de Judo le 9 juillet 1952. Ses parents avaient implanté le Judo dans presque tout le Sud Ouest. Son père était l'une des premieres ceintures noires de M. Kawaishi parties en province pour y répandre le nouveau sport - presqu'une religion à cette époque: le Judo.

        Lorsque Frank vient au monde, son père a déjà ouvert des salles dans le département. A bord de sa "Simca 1000", ce dernier part donner des cours à ROCHEFORT, SAINTES, ROYAN... Pas de chauffage dans la voiture. Alors l'hiver, avant de partir, il glisse son judogi dans le bloc moteur afin qu'à l'arrivée il soit sec et chaud. Sa mère est également ceinture noire. Si bien que très vite, Frank évolue lui-même sur le tapis, d'abord à quatre pattes, au milieu des judokas qui l'évitent soigneusement.

        Hier, Frank nous a accompagné, Claude BOUCHET et moi-même, chez l'un des premiers ceintures noires à La Rochelle : Roger SARRAUD. Roger est peut-être le plus ancien des ceintures noires encore en vie à ce jour, en Charente Maritime. Il est né le 26 juillet 1918 et a commencé le judo en novembre 1948. Sur sa carte de Club, il est mentionné comme le 64° inscrit du Jiu Jitsu Club de La Rochelle. Tous ces grades ont été signés par M. DEBARD. Sauf celui de ceinture noire qui lui a été décernée par Maître Ishiro ABE, le 28 juin 1954.
        Autour de la table du salon, la discussion va bon train, tour à tour menée par Claude BOUCHET, Frank, Madame SARAUD, ou moi-même. Quand à Roger SARRAUD, bien que fatigué par des maux récents, il écoute, les yeux brillants, hochant la tête en guise d'assentiment, et glissant parfois un commentaire. Autrefois Trésorier Comptable responsable à l'Hôpital St Louis, c'est une personne mesurée, très calme, très réfléchie, et qui a connu lui aussi une grande passion pour le JUDO. Il a accompagné M. DEBARD tout au long de son épopée.
        Hier, à ma question : "mais combien de fois par semaine alliez-vous à l'entraînement ?", il répond un peu embarrassé : "mais j'y allais tous les jours".
   
        Arrivés à 15h, nous repartons de chez M. et Mme SARRAUD à 18h.Claude  BOUCHET, beaucoup plus jeune que M. SARRAUD nous confie alors : "il a été celui qui m'a piloté lorsque j'ai débuté. Il était respectueux des hommes ainsi que des valeurs du Judo et portait une grande vénération à son Maître André DEBARD.

JMO

Tous droits réservés : "14-Souvenir, quand tu nous tiens."
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /Jan /2006 10:59
Mercredi 11 janvier 2006

13- JUDO, quand tu nous tiens !

        En commençant ce blog, je n'avais pas réalisé à quel point le rayonnement de Maître André DEBARD s'était étendu bien au delà de LA ROCHELLE.

        Il avait mobilisé autour de lui tant de judokas qu'en voulant aujourd'hui reconstituer son parcours, cela nous conduit jusqu'à ROCHEFORT, SAINTES, ROYAN, PONS... mais aussi NIORT, THOUARS, COGNAC, POITIERS, et même BIARRITZ, LA BAULE, CLERMONT FERRAND, TOULOUSE, PARIS... du fait du grand nombre de stages et démonstrations réalisés.

        Et bien sûr, sur tous ces lieux il y a des hommes... Pour certains ce sont ses élèves, pour d'autres des judokas venus d'ailleurs et tout aussi passionnés.

        C'est pourquoi il me semble très important d'en parler également dans ce blog.

JMO

Tous droits réservés : "13- JUDO, quand tu nous tiens !"
Par Jmoudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /Jan /2006 17:59
Mardi 10 janvier 2006

12- M. Debard et les Beaux-arts

Dans les années 1940, André Debard entre à l’école surnommée du nom des « Arts-A » (prononcer Zarza), c’est l’Ecole des Arts Appliqués.

Il y travaille la peinture, la sculpture…
Dans le quartier latin, il côtoie MATISSE, PICASSO, BRAQUE, KLEIN…

Il a un talent de sculpteur, de peintre, il travaille sur la restauration des cathédrales de Lille, de Paris.


Plus tard, il utilisera la technique du moulage pratiquée pour reconstituer les motifs que l’on voit sur les cintres des voûtes de cathédrales. Il moulera des visages de Judokas célèbres (Awazu, Kawaishi…), il créera des statuettes représentant des mouvements de Judo.

Suite à une annonce dans le bulletin de la F.F.J.J. de janvier 1951, des lettres en provenance de Metz, Alger, Bruxelles, adressées à M. Debard, mentionnent des demandes de renseignements pour acquérir ces statuettes et moulages.


A droite, moulage des visages de Maître Shozo AWAZU et Maître Kawaishi.

Nous faisons appel à des témoignages concernant
l'activité artistique de M. Debard, qui ne se limite pas aux moulages et aux statuettes...

JMO


Tous droits réservés : "M. Debard et les Beaux-arts"


 

Par Jmoudine - Publié dans : Judo - Debard André
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