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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /Jan /2006 06:38
Mercredi 25 janvier 2006

21- L'année 1949 et l'esprit d'entreprise

       1949 Année forte. Partout en France il semble que les pionniers du Judo font le maximum pour le développement de leur sport. Ainsi en novembre, pendant qu’à Paris avait lieu une démonstration sur les Champs Elysées, une soirée judo était organisée au Théâtre municipal de La Rochelle.
      A Paris, sur les Champs Elysées, des copeaux de bois ont été étalés sur le sol et une démonstration de judo démontre comment les garçons de café peuvent se défendre contre les rôdeurs.

 Le syndicat de l’hôtellerie organise cette manifestation.



         A La Rochelle, au Théatre Municipal, Maître Debard, orchestre une soirée au cours de laquelle, démonstrations, exposés, films sont présentés au Rochelais.
 Etaient présents et acteurs, M. Jazarin (1° dan), Vice Président de la Fédération Française, M. Malaise (3° dan), M. Nocquet (2° dan), M. Destruhaut (2° dan)… Mais laissons la parole au journaliste, M MAUGUY, qui à l’époque nous parle de ce succès dans la presse locale.
         
« Ce fut une très grande réussite, grâce à la qualité des participants et la parfaite organisation de la soirée. Le public rochelais, qu’une réunion précédente au Fénelon avait déjà initié, s’est retiré enchanté.
  Le Club rochelais a fait de la bonne propagande.

        Après la présentation par Maître Debard, directeur technique du Judo Club Rochelais, ; de Me Malaise (3° dan), Nocquet (2° dan) Destruhaut (2° dan) et de Me Jazarin (1° dan), vice président de la Fédération française de judo, Maîtres Debard et Jazarin dégagent, par une courte causerie, l’esprit du Judo, sport par excellence et rappellent brièvement les grades ou kyus, réglementant la valeur des judokas (ceintures : blanche, jaune, orange, verte, bleue , marron, noire).
        Puis ils soulignent les phases de ce sport : les chutes et projections, l’adversaire est décollé du sol, les immobilisations, l’abandon sur les prises douloureuses.

Les démonstrations        Après cet aperçu, une brillante démonstration est effectuée par les élèves rochelais de Me Debard.   A ce préambule, bien exécuté, succède le travail des Maîtres, et l’exhibition des ceintures noires se déroule sous les applaudissements du public. Enfin un Kata (combat où les prises sont portées avec un maximum de précision et d’élégance) situe sur le plan esthétique la valeur du judo.
L’exposé de Me Jazarin        Que dire du brillant exposé de Me Jazarin, sinon qu’il sut tenir en haleine une salle toute entière.    Il rappela que le judo vient du japonais ju-do (voie de la souplesse), a été importé en Europe il y a quelques quarante ans ; c’est un sport à la portée de tous qui permet de donner à ses adeptes de hautes qualités morales en même temps que physiques.  C’est une utilisation rationnelle de l’énergie humaine que demande ce sport.        Après avoir brossé un tableau de l’esprit des judokas japonais, M. Jazarin conclut en déclarant que dans les collèges de ceintures noires françaises, on retrouve maintenant cet esprit initial qui rappelle par bien des points, celui de la Chevalerie française.  C’est sous les applaudissements que M. Jazarin termine son bref exposé.

Un film documentaire        Du film projeté, remarquablement intéressant et dont il est bon de préciser qu’il n’existe en France que deux copies, nous dirons qu’il est bien dommage que la partie technique du film ne soit pas à la hauteur des acteurs et en particulier du Maître Kurozumi.  Le combat de rue interprété par Me Debard et deux de ses élèves fut parfaitement réalisé.        Nous attendons impatiemment une prochaine réunion du judo club rochelais aussi bien réussie.

M. MAUGY

(A suivre)
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Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 07:56
Mardi 24 janvier 2006

20- Section de Châtelaillon (1949).

    Quelle n'est pas notre surprise, lorsque Frank et moi, nous découvrons une grosse enveloppe avec une centaine d'articles de journaux des années 1948, 1949, 1950, relatant tout le travail d'André Debard. Ouverture de sections du Judo Club de La Rochelle un peu partout, organisations de démonstrations, de Gala, de fêtes qui ont contribuées largement à la promotion et à la diffusion du Judo de notre région.
Aujourd'hui, nous parlerons de la section de Châtelaillon.  Elle a été créée en octobre 1949. Mais laissons la place au rédacteur de l'article qui a signé G.R. sur le journal local.

"La section châtelaillonnaise du Judo Club de La Rochelle a été créée au mois d’octobre 1949. Grâce à l’obligeance de M. Debard, ceinture noire deux dan, professeur du club rochelais, au dynamisme et au dévouement de M. Marc Aubry, Pierre Ring, Georges Caramanos, la section a connu un rapide essor et les résultats obtenus sont encourageants.

    Assistant récemment à une séance d’entraînement, nous avons remarqué qu’une discipline sévère mais librement consentie, régnait dans le Dojo.

    Les séances d’entraînement ont lieu deux fois par semaine : le dimanche de 11h30 à 12h30, sous la haute compétence de M. Debard, et le jeudi, de 20h15 à 21h15, sous la direction de Marc Aubry, ceinture verte, adjoint technique du maître Debard. Actuellement, la section de Châtelaillon compte 19 judokas.

Deux ceintures vertes : Marc Aubry et Pierre Ring ;

Une ceinture orange : Georges Caramanos ;

Douze ceintures jaunes : Mlles Odile Aubry, Josette Labbe, M. Guy Toory, Michel Torre, Jean Goudeau, Marcel David, Camille Bougras, Jean Silvestre, et deux jeunes garçons : Guy Dagniaud et Marc Dagniaud.

Quatre ceintures blanches : M. Challet, Chauvet, Chevolleau et Albert.

Cet effectif, pour un sport peu connu, est un véritable succès dans notre petite ville de quatre mille habitants. Tout ceux que le Judo intéresse sont cordialement invités à assister à une séance ; ils sont assurés du meilleur accueil.

    Que dirigeants et élèves veuillent bien accepter ici toutes nos félicitations.

    Dirigeants, pour leur haute compétence et leur dévouement ; élèves qui constituent l’avant-garde d’un sport appelé à se développer en France.

    Nous adressons également tous nos plus sincères remerciements à la direction du Petit Casino, toujours prête à encourager la pratique de tous les sports.

GR"

PARENTHESE
Régulièrement, nous lançons un appel à tous les clubs de la région pour qu'ils nous apportent leurs remarques, des compléments d'informations, des photos. Aujourd'hui nous remercions le Club de La Santone où Christiane Chevallier, nous a mis en relation avec William Rouillé. Ce dernier a bien connu Jean Vedeau. Il met à notre disposition un lot d'articles et de photos pour la période de  1964 à 1975. Dès que nous aborderons cette période, où que nous aurons l'occasion de passer à Saintes, nous demanderons un rendez-vous.

JMO

Tous droits réservés : "20- Section de Châtelaillon (17)"

Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 07:42
Samedi 14 janvier 2006

Le judo dans les Deux-Sèvres

19- Témoignage de Jean Marc SAUZEAU (1948)

Suite à quelques questions sur les origines du Judo dans les Deux-Sèvres, Jean Marc nous a répondu :

         « Effectivement, les premiers balbutiements du Judo en Deux-Sèvres, ont débuté sur l’herbe, au Stade Champommier, à Niort, vers la mi-juin 1948.
 
        Après quelques leçons sur l’herbe, et après les vacances, l’installation sous abri s’est faite au mois d’août, dans une remise de la SNCF, rue de l’Industrie à Niort. C’est là que j’ai débuté, le 24 août 1948, après mon mariage, le 20 juillet 1948.
 

        Les premiers enseignants de Judo à Niort étaient Gino CHENAIS et Roger AFFNER. Tous deux étaient des sous-officiers à l’Ecole Militaire de SAINT-MAIXENT. Ils y étaient également moniteurs de close-combat. Ils portaient la ceinture orange de Judo et enseignaient la méthode « KAWAISHI ».

        Jean MASSOL, Président de la Société « Arts et Sports » est à l’origine de la création de la section Judo au sein de cette Société. C’est le judoka Yves SARTORIO qui en était responsable.

         En ce qui me concerne, c’est à la suite d’un article dans la presse que j’ai commencé le Judo. Jean Louis TROUCHE était à l’époque, un simple élève. Et comme moi, il avait assisté au premier stage international de BIARRITZ, sous la direction technique de Maître KAWAISHI. Lors de ce stage, tous les judokas niortais ont obtenu la ceinture bleue. Mais Jean Louis TROUCHE, remarqué par Maître KAWASHI, a été nommé, lui, ceinture marron, trois mois plus tard..
 
        Les moniteurs de ST-MAIXENT ne pouvant plus assurer les cours, les judokas ont confié cette tâche à Jean Louis TROUCHE. Il était le plus gradé, mais avait également la possibilité de se déplacer facilement. Il était employé à la SNCF.

        Il se rendait une semaine sur deux à BORDEAUX, chez André NOCQUET (qui assurait la direction technique du Club de Niort), et à PARIS, chez M. KAWAISHI, pour nous rapporter ce qu’il avait appris.

        André DEBARD, nous en avions entendu parler. Nous l’avions également rencontré à BORDEAUX lors d’un Gala organisé par André NOCQUET. Il est venu dispenser quelques cours à NIORT, au Cercle de Judo, qui par la suite, a été dissout.

André DEBARD, ne « s’expatriait pas » beaucoup de la Charente-Maritime.. C’est dommage, car à l’époque, il aurait pu apporter beaucoup à la Ligue, lors de l’organisation des Stages. »

        Jean Marc est un pionnier du Judo. Il a commencé le Judo en 1948 et nous l’avons vu dernièrement sur le tapis le 7 janvier 2006 à Rochefort pour la cérémonie des vœux. Il est passé par tous les postes et a toujours su administrer parfaitement les tâches dont il était chargé.
 

        Secrétaire et  Trésorier du club de Niort, Président du Comité Départemental de judo des Deux Sèvres, Président du Collège Départemental des Deux Sèvres (dont il est le fondateur), membre aussi du CDOS, du CDMS, Arbitre, Secrétaire de la CORG, il a tout fait, il connaît tout, mais sait rester humble et très discret sur lui-même. Il est 4° dan. J’ai un très grand respect pour lui.

 

        Suite à cette lettre, je pense devoir ajouter que M. DEBARD oeuvrait déjà sur de très nombreux clubs. Un de ses bons élèves, Jean LECHEVREL, est venu s’installer à Bressuire. Il a ainsi malgré tout, contribué au bon développement du Judo dans les Deux Sèvres.

JMO

Tous droits réservés : "19- Témoignage de Jean Marc SAUZEAU. "
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 08:47
Vendredi 20 janvier 2006.
 
18-C'était dans les années 50.


        1954. Le Judo Club de La Rochelle est installé rue Fleuriau. Le Judo est lancé dans les clubs de ROYAN, SAINTES, ROCHEFORT...

         Non seulement il est  lancé en Charente Maritime, mais aussi dans les Deux Sèvres (NIORT) avec entre autres Jean Louis TROUCHE, dans la Vienne (POITIERS) avec VALLADON, en Charente (COGNAC) avec Alcide GIBAUD et FARGE…

        Guy THOMAS ouvre sa propre section à ROCHEFORT, Jean LECHEVREL a pris la direction technique à BRESSUIRE, Jean Louis TROUCHE a lancé le club de FONTENAY le COMTE, le stage de BIARRITZ (créé par André NOCQUET) a rassemblé bien des pratiquants.
 
        Cependant, beaucoup de Judokas, hauts techniciens, se sont regroupés autour de Ishiro ABE pour promouvoir le judo du KODOKAN. André DEBARD adhère à fond à ce mouvement. Un article de Edouard LOUBES nous donne le ton dans la presse rochelaise.

    D’abord en gros titre : La guerre des judokas est déclarée.

    Puis en plus gros titre encore :
 200 ceintures noires ont décidé d’abandonner la Fédération française de judo.

Voici ce qu’il écrit :

 « Depuis un certain temps déjà, un malaise régnait au sein de la Fédération française de Judo et de Jiu-jitsu (FFJJJ), aux destinées de laquelle préside Maître Kawaishi, qui, en 1935, importa en France le Judo japonais, adapté par ses soins au tempérament européen.

Mais aujourd’hui, 200 ceintures noires de ses anciens disciples brandissent l’étendard de la révolte.

Nous n’évoluons plus, disent-ils, et nous voulons être rattachés directement au Kodokan de Tokyo, seul détenteur des techniques millénaires.

Au cours d’une interview que nous accordait Maître DEBARD, ceinture noire 2° dan, qui dirige différentes salles de la Charente Maritime, nous déclarait :

        "J'ai pris position très nettement. Le Judo français piétine et ne tardera pas à perdre l'avance qu'il avait prise sur un bon nombre de pays s'il ne réforme pas radicalement ses conceptions.

M. KAWAISHI a créé un savant mystère autour du Judo, de telle sorte qu’à l’heure actuelle, nous souffrons de ne pas profiter des enseignements du KODOKAN.

La venue en France de plusieurs maîtres japonais nous a du reste permis de nous rendre compte du retard que nous avons à combler et des réformes qu’il importe à d’apporter dans l’enseignement de ce sport auquel notre tempérament se prête si bien. Pour cela est question de n'enseigner que le vrai judo qui nous arrive de Tokyo.

 Il y a quelques jours, j’étais à Paris avec 200 collègues ceintures noires. Nous avons décidé d’abandonner la Fédération de M. KAWAISHI pour en fonder une autre. »

        La guerre est donc déclarée entre les deux disciplines, et la FFJJJ a compris le danger qui la menace. Elle cherche à consolider sa position vis-à-vis des pouvoirs publics, se prétendant notamment le seul organisme valablement accrédité pour défendre les intérêts de ce sport.

        Et M. DEBARD de préciser : « il ne faut pas oublier que l’enseignement de la vraie technique du Judo est sanctionnée par un diplôme établi directement par le KODOKAN, seul diplôme valable sur le plan international et que la FFJJJ n’a jamais été capable d’offrir à ses membres.

 Les grades décernés par elle ne sont reconnus que d’elle seule, grades qui, d’ailleurs, sont délivrés avec une certaine fantaisie et à l’encontre de la pureté du judo initial.  Nous nous refusons à continuer dans une telle voie et nous tenons à enseigner non pas un Judo ersatz, mais celui qui incarne les plus hautes traditions des grands maîtres incontestés ». Edouard LOUBES.

         En 1954, l’Union Fédérale des Amateurs de Judo Kodokan vient d’être constituée. Elle devient ensuite Fédération Française des Amateurs du Judo Kodokan (FFAJK). Il faudra attendre 1956 pour une réunification de la FFJJJ avec la FFAJK. Mais André DEBARD a continué à être très attaché aux valeurs du KODOKAN.

JMO

Tous droits réservés : "18- C'était dans les années 50."

Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 07:18
Mercredi 18 janvier

17- S'inscrire à la newsletter

    Maintenir le rythme d'un article par jour, n'est  pas possible dans l'état actuel de nos recherches. En effet, beaucoup de rendez-vous pris avec les anciens le sont courant février. Les questions que nous avons à leur poser permettront de mieux interpréter certains éléments trouvés dans des archives.

Parmi ces éléments :
- Un des registres des présents aux cours de judo, tenu par André DEBARD en 1952. On peut y découvrir  la liste des élèves fréquentant le Club de La Rochelle, mais aussi  ceux s'entraînant au club de  "Rochefort BE 721".

- Beaucoup de courriers et de photos.

- Des programmes de Gala. Le premier semble être celui de l'Hiver 1949, au Théatre Municipal de La Rochelle. (Photo du programme ci-contre).

    Si vous vous inscrivez à la newsletter (en entrant votre adresse email dans la case prévue à cet effet) vous serez prévenu lorsqu'un article sera publié.

A bientôt
JMO


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Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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