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Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /Fév /2006 10:37

Mercredi 15 février 2006

41- Visite chez Guy FAVRE à Arce sur Gironde en 2006.

 

        Guy FAVRE, est un de nos plus anciens judokas. Dès 1948, il est  un pionnier du Judo pour le Sud du département de Charente Maritime.

        Hier, le 14 février 2006 , il nous a fait l’honneur de nous recevoir, dans sa belle maison d’Arce sur Gironde. Il y réside avec son épouse. Tous deux nous ont accueillis chaleureusement.

    Etaient du voyage, Claude BOUCHET, Frank DEBARD, et moi-même.
 
Sur la photo, Guy Favre, Frank Debard, Claude Bouchet.

        Autour de la grande table de la salle à manger, la journée est passée trop vite. L’amabilité de Guy, l’intérêt de ses récits, les documents qu’il nous a présentés, ont fait qu’arrivés le matin à 10h30, nous ne sommes repartis que le soir à 18h30.

        Nous devions manger ensemble et partager les frais. Nous sommes allés à l'Auberge des Saumonards. Le repas était de qualité, mais Guy a trouvé le moyen de régler la note avant que nous ayons pu réagir ! Nous avons une dette à son égard.

 

        Guy est né en 1924, il est retraité de l’Education Nationale. Il a poursuivi une carrière de Professeur d’Education Physique. Toute sa vie, il l’a consacrée à l’enseignement, au Judo et au secteur associatif.

         Il a obtenu son Professorat de gymnastique à PARIS, après une préparation au CREPS de Boivres à Poitiers. Outre son diplôme de Professeur d’E.P.S, il est Maître Nageur Sauveteur, Instructeur Ski, Educateur voile, Directeur de Colonies de vacances et de Centres aérés…
 

        Il a commencé le Judo en 1946 avec Maître ZIN, à Marseille, et ROUFIA à Aix en Provence.

        A la rentrée scolaire de 1948, il prend son poste de professeur au Lycée de Pons.
        A la Toussaint, il crée alors le Judo Club de Pons - A cette époque, il n’y a qu’un seul club sur le Département de la Charente Maritime : celui de La Rochelle qui a ouvert quelques mois plus tôt, en juillet.

        Guy Favre mènera par la suite  une campagne de démonstrations à travers le sud du pays, attirant de plus en plus de spectateurs, puis d'adeptes pour le Judo.

 

Sur la photo démonstration en plein air

        Au départ, à Pons, Guy FAVRE est ceinture bleue et le problème de la Direction technique se pose. Il fallait un judoka ceinture noire pour ouvrir un club. Guy a sollicité plusieurs fois, en vain, André DEBARD, alors ceinture noire 2° dan. Et c’est M. FARGE d’Angoulême (qui s’occupait aussi du club de Cognac) qui assurera la fonction de Directeur Technique jusqu’à ce que Guy FAVRE obtienne la ceinture noire en 1954.

 

        Ce n’est qu’à partir de 1954 que de véritables échanges vont s’effectuer entre le Nord et le Sud. Guy viendra chez André DEBARD. Des stages, des rencontres interclubs, des passages de grades, des entraînements, regrouperont  des judokas de toute la côte Atlantique de Biarritz à La Baule qui viendront à La Rochelle… C’est à cette époque que Guy FAVRE sera «sensibilisé» au Judo du KODOKAN. Les Experts japonais qui passeront par La Rochelle, passeront aussi à Pons… Guy sera même secrétaire général du Comité Directeur FFAJK de Poitou Charentes.

 

        Nous reparlerons dans un prochain article de cette vie intense pour le Judo, pour laquelle Guy a consacré toute une grande partie de sa vie. Mais déjà, nous savons qu'en ce qui concerne les clubs de Judo, il est à l’origine de démonstrations et d’ouverture de Clubs : Montendre, Bussac (démonstration aux camps Américain), Archiac,  Touvent (qui regroupait Gémozac et Cozes, avant que ces clubs ne se constituent... plus tard ! ) … et bien d'autres actions encore !

 

        Enfin, bien qu’ayant acquis tous les points pour le 3° dan, Guy, en raison  de la perte de son passeport sportif, n'a pas pu avoir son 3° dan homologué. Beaucoup de nos amis judokas sont largement plus gradés, sans pour autant être des pionniers, ou en avoir fait autant pour le Judo… Personne ne semble avoir suivi son dossier !

        Dans la plus simple humilité, Guy n'a jamais fait valoir, auprès de la Fédération,  les actions et les services qu'il a rendus.

         Peut-être n'est-il pas trop tard pour bien faire ?
 
A suivre…
JMO
 

Tous droits réservés : « 41- Visite à Guy FAVRE à Arce sur Gironde en 2006. »

Par Jm Oudine - Publié dans : Pons
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Mardi 14 février 2006 2 14 /02 /Fév /2006 07:50
Mardi 14 février 2006

40- M. André DEBARD et ses premières voitures (1949...)

 

A plusieurs reprises, des anecdotes me sont parvenues sur la vieille Ford, cette voiture « fétiche » dont les anciens se souviennent encore. Mais il y avait aussi la première voiture acquise : la vieille Simca 1000. Cette dernière permettait de sillonner le département dès1949.

 

La Simca 1000

En effet, André DEBARD animait  les clubs de Charente Maritime. qu'il avait créé et sur lesquels il plaçait ses élèves comme moniteurs. C’est dans cette Simca 1000 qu’il glissait son judogi dans le bloc moteur pour le trouver sec et chaud l’hiver , en arrivant dans les salles de Saintes, de Rochefort, de Tonnay Charente….

  Le cours de Judo à Saintes - M. Vedeau à gauche (et Frank dans le coin).




    Quand à la vieille Ford, c’est plus tard, lorsqu’il était rue Fleuriaud, qu’il l’a récupérée dans sa collection d’Antiquités. Son fils Frank, et Guy Favre (le fondateur du club de Pons), nous en parlaient récemment :


La vieille Ford

Devant la porte, rue Fleuriau, une vieille Ford était garée, régulièrement volée, toujours retrouvée. Elle permettait les déplacements du club et même,  lors des cavalcades de La Rochelle de défiler avec les Judokas. M. et Mme Debard, en habits de Samouraï, s’y trouvaient.

 

La voiture dont le réglage du ralenti laissait à désirer, était obligée de zigzaguer pour rester dans le défilé.

 

Outre l’animation et la publicité pour le Judo, Maître Debard avait compris l’importance de développer un réseau de clubs toujours en rapport avec la maison mère, le JCR (Judo Club de La Rochelle). Il réalisait donc des tournées pour encourager et pour promouvoir sa passion du Judo.

 

Dans cette perspective l’acquisition d’un moyen de locomotion, pour le transport des hommes et du matériel avait été indispensable, mais elle avait aussi  entraînée une augmentation des dépenses - achat et frais d’entretien - A ces frais s'ajoutaient ceux de la salle, et du tapis et il fallait vivre ! C’est ainsi qu’il a fallu multiplier les recettes en organisant bals, démonstrations, tombolas, fêtes… mais aussi apporter de l’attention au suivi des comptes et à la traque des mauvais payeurs.

A suivre...
JMO

 
Tous droits réservés : "40- M. André DEBARD et ses premières voitures "
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /Fév /2006 10:02
Lundi 13 février 2006

39- La Naissance du Jiu Jitsu Club de La Rochelle en 1948.

 

La Rochelle (photo Choudine)      

        Avant même l’arrivée de Me DEBARD et l’ouverture de la salle de judo au 11 de la rue des Gentilshommes à La Rochelle, M. DUMONT, très connu dans les milieux sportifs rochelais de l’époque, avait déjà procédé aux premières inscriptions.

         Et  le dimanche 4 juillet 1948, au Théâtre Municipal de La Rochelle, dans une courte allocution, il manifestait toute sa joie de voir enfin, à La Rochelle, l’ouverture d’un club de Judo et de Jiu-Jitsu. C’était l’aboutissement de cinq années d’efforts.

        En effet, cinq années plus tôt, le premier championnat de France voyait le succès de Jean de Herdt à Paris, à la salle Wagram. Il y avait eu environ 3000 spectateurs à ce championnat ! - plus qu’aux championnats de France de lutte. On peut comprendre l’intérêt que le judo pouvait soulever chez les gérants de salles de sports, tel que M. DUMONT.

        D’ailleurs, en tant que secrétaire administratif du Jiu-Jitsu Club, lors de son discours de présentation, au gala du 4 juillet 1948, au Théâtre Municipal de La Rochelle, il annonçait l’ouverture des cours de judo au 11 de la rue des Gentilshommes, pour dès le lendemain, le lundi, à 17 heures !

        Trois ceintures noires, spécialement venues de BORDEAUX, étaient présentes, et assistaient M. DEBARD ceinture noire 2° dan : M. NOCQUET ceinture noire 2° dan, M. DESTRUHAUT ceinture noire 1° dan, et M. BROQUODIS, ceinture noire 1° dan.

 

        Dans un premier temps, la différence entre le Judo et le Jiu-Jitsu a été fondamentalement démontrée. Le journaliste M. MAUGUY, dans son article de la Nouvelle République, paru le vendredi 9 juillet 1948, soulignait : « dans le Judo, les coups frappés sont interdits, ainsi que la torsion de plus de deux doigts, la saisie des cheveux également »… Mais il ajoutait que malgré leurs différences, ces deux disciplines se complétaient admirablement bien.

 

        Dans un deuxième temps, des randoris de démonstration étaient effectués par M. BROQUODIS et M. DESTRUHAUT.

        André DEBARD et André NOCQUET exécutaient le Kata des contre prises
 

        Les passages de Grades étaient évoqués. On y soulignait l’aspect martial. Ainsi, la petite compétition pour chaque passage nécessitait une condition : celle de battre « en ligne » de 3 à 5 adversaires selon la couleur postulée. Enfin, le choix des adversaires revenait au Professeur.

 

        Voici les propos que tenait M. NOCQUET pendant qu’il se rhabillait au vestiaire : « Ce public avait la mentalité Jiu-Jitsu ; il ne parlait pas pendant les prises ».

 

        Le lendemain lundi, à 17 heures, pour la première séance, sous la direction de André DEBARD, il n’y avait pas moins de 25 inscrits ! Dans son article de Presse relatant l’évènement, M. MAUGUY avait écrit : « M. André DEBARD s’il est un judoka maître de son art, est également un professeur hors classe qui nous a tout simplement stupéfiés. »

 
A suivre…
JMO
 
Tous droits réservés : "39- La naissance du jiu Jitsu Club de La Rochelle"
Par Jm Oudine - Publié dans : La Rochelle
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Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /Fév /2006 08:00
Dimanche 12 février 2006

38- ROCHEFORT, préludes au Judo en 1949.


    Avant la création juridique du Club de Rochefort (10 janvier 1950), une importante activité a permis l’émergence du Judo dans la ville. Elle a été le fait des actions menées par Maître Debard et ses élèves, dès 1949.

 

        M. Jean LECHEVREL qui habitait ROCHEFORT a participé activement à l’ouverture du Dojo, et à l’encadrement des cours, jusqu’en 1951. Il se rendait également deux fois par semaine à LA ROCHELLE, pour suivre l’enseignement de M. Debard. Ce dernier visitait régulièrement les différents clubs, dont celui de ROCHEFORT, avec sa Simca 1000, supervisant l’action des moniteurs qu’il y avait placé. Il jouait ainsi le rôle de Directeur Technique.

 

        C’est en septembre 1949, que le Club de Rochefort s’installe 40 rue de Chanzy.

 

        Dès le 22 novembre 1949, dans la salle du Cinéma Apollo, en présence de M. le sous-préfet Portal, de MM les officiers supérieurs de l’aviation et de la Marine et des autres autorités locales, une soirée de Gala témoigne de la volonté du club de se développer.

        La soirée fut réussie et les louanges ont été apportées à M. DEBARD, principal animateur de cette fête, et en même temps « Chef moniteur du département »…

 

        Pendant deux ou trois ans, les démonstrations et compétitions se succèdent. A l’occasion de Galas de catch (Casino des Fleurs le 24 mai 1950), des combats « compétition par addition de points » sont organisés.

 

        C’est aussi en 1951 que sur les cahiers de présence de M. Debard pour les cours donnés à Rochefort, on retrouve régulièrement le nom d’un élève assidu aux cours de la base militaire 721: celui de M. Guy THOMAS.

 
        Lors de la venue de Me Kawaishi et Awazu le 31 juillet 1951 à La Rochelle, des cars sont mis à disposition des Judokas de Rochefort et de Saintes pour que les "mordus" puissent venir assister aux entraînement et au Gala organisés pour cette occasion, à La Rochelle,

         Le mardi 18 décembre 1951, au Cinéma Apollo, à l’occasion de la projection du film « Bal Cupidon », une démonstration est encore organisée par Me Debard. Affiches, articles de journaux , publicité, programmes, signalent que les cours (civils) sont donnés au 40 rue de Chanzy, les Mercredis et Samedis de 18h à 20h30.
 
        Ces premiers renseignements doivent être complétés par d’autres témoignages et d’autres documents. Que tous ceux qui disposent d'éléments prennent contact avec nous.

A suivre...
JMO

Tous droits réservés : "38- Rochefort, préludes au judo en 1949."
Par Jm Oudine - Publié dans : Rochefort
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Samedi 11 février 2006 6 11 /02 /Fév /2006 09:00
Samedi 11 février 2006

37- Maître Nocquet à l'Olympia de Niort en 1949.

        Dans le dernier numéro (36), nous avions évoqué de la soirée du 30 janvier 1949 à l'Olympia de Niort.

        Nous disposons aujourd’hui de deux articles de presse qui parlent de cette soirée. L’un du journal le « courrier de l’ouest » (article signé J. Renaud), l’autre anonyme. Tout deux, nous renseignent sur " la réunion qu’organisait la jeune société niortaise de Judo d’ Art et Sports". La pensée qu’ils expriment est la même.


        Dans les deux articles, il est dit : « si le Judo prend une extension remarquable en France, c’est en grande partie lié au fait de l’intérêt que lui porte une élite intellectuelle ».

        Maître Nocquet explique que le Judo est en effet pratiqué à l’Ecole polytechnique, à l’Ecole Coloniale, à l’Ecole des travaux publics, et les nombreuses salles ouvertes dans la capitale, comptent un grand nombre d’étudiants parmi les élèves des maîtres « ceinture noire ».

        Il y est dit que c’est à la suite d’une rencontre entre M. Joliot Curie, le grand savant « atomique » et le Maître Kawashi, un des grands dignitaire du Judo, que naquit l’idée d’instituer une Fédération Française de ce sport.

        On découvre qu’à l’époque M. Joliot Curie était ceinture marron, ainsi que M. Reynaud et de nombreuses personnalités. On y découvre aussi que M. Bonet Maury, était maître de recherche à l’institut du radium.

        En janvier 1949, la France compte parmi ses judokas, 80% d’intellectuels et 10% de policiers. Quand au dernier champion universitaire, c’est un « philo-sciences ».

         Un programme copieux comptait : des projections cinématographiques, la présentation de techniques, des exercices d’entraînement, des katas…
 

        M. Nocquet s’était fait accompagner de M. Destruhaut qui battit dans un combat en lignes, 5 adversaires en 5 mn.

        Les commentaires étaient assurés par M. Nocquet et M. Barbille, Président du JCC de Bordeaux.

A suivre...
JMO

Tous droits réservés: "37- Maître Nocquet  à l'Olympia de Niort."
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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