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Dimanche 26 février 2006 7 26 /02 /Fév /2006 16:44
Dimanche 26 février 2006

51- Le point sur ANGOULEME, en 1950, avec un livre de A. H. PLEE

        Il est de ces vieux livres que l'on ne trouve plus dans le commerce, et qui sont cachés chez des particuliers. Lorsque vous avez la chance d'en rencontrer un et l' ouvrir, il vous révèle alors les trésors du passé. Véritable clé sur notre histoire du Judo il éclaire davantage nos connaissances, facilite notre compréhension, confirme ou anéantit nos hypothèses.



        Aujourd'hui c'est l'ouvrage privé de  M. PLEE, "Judo  International", imprimé le 15 novembre 1950, publié sous le patronage de la Fédération Française de Judo qui vient compléter nos articles 24 et 25. Nous avions fait le point sur les années 1945 puis  1948.

        Dans ce livre, véritable bible, à la page des clubs de Judo, et pour la ville d'Angoulême, deux salles  sont mentionnées pour 1950 : LE JUDO CLUB D'ANGOULEME et LE JUDO CLUB POLICE ANGOUMOISINE.

Judo Club d'Angoulême en 1950

        Le JUDO CLUB D'ANGOULEME peut-être considéré comme le premier Club du Sud Ouest. Il fut créé par M. NOCQUET en 1945. Situé 2 rue Raymond POINCARE (près du Champ de Mars, au dessus de l'Agence Havas) son tapis mesure 4 m sur 8 m soit 32 m².
A son départ d'Angoulême, Maître NOCQUET (qui part pour BORDEAUX), laisse la direction à l'un de ses premiers élèves M. MARX. Et en 1950 le Président TANGUY est assisté de deux Vice-présidents M. BOUXET et OZARY.
Les cours avaient lieu le mardi et le vendredi à 20h30 - le jeudi à 16h30 - le samedi à 17h - et le dimanche à 10h30.

Le Judo Club Police Angoumoisine (1950)

        Le JUDO CLUB POLICE ANGOUMOISE, est une section de l'AS Police et fut créé en 1947 par M. Georges  FARGE, moniteur de Police,  en septembre 1947 (ceinture orange).
Situé 10 rue du rempart de l'EST (centre ville), il a pour Directeur Technique en 1950,  M. VALLADON 1° dan de POITIERS. Quant à son tapis il mesure 5m sur 5m...

        Nous retrouvons donc sur Angoulême, Maître NOCQUET (2°dan), M. VALLADON (1° dan) et M. FARGE (c.orange).

        Dans la liste des clubs du Sud Ouest en 1950, on trouve ANGOULEME (2 clubs) - BAYONNE - BIARRITZ - BORDEAUX (3 clubs) - CHATELAILLON - CHATELLERAULT - DAX - LA ROCHELLE - MONT DE MARSAN - MONTLUCON - NIORT - PAU - POITIERS - ROCHEFORT. Soit 13 clubs recensés. On n'y parle pas de PONS, de ST MAIXENT. La vague montante dont nous parlions et sur laquelle nos Professeurs allaient surfer était bien réelle. Pour mémoire, nous avions compté huit clubs  en 1948.

A suivre...
JMO
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 11:22
Samedi 25 février 2006

50- André DEBARD à l'époque de BONET-MAURY et de HERDT


        Dans la préface de « JUDO et JIU-JITSU », de MM Paul Bonet-Maury et Jean de Herdt, (ouvrage publié aux éditions VIGOT FRERES, en 1948), M. KAWAISHI rend hommage aux deux judokas auteurs.

Livre actuellement introuvable dans le commerce

        En effet, Paul Bonet Maury, suit au plus haut niveau l’évolution de  la future Fédération Française de Judo.

  1. En 1941 il est le Président de la section Judo au sein de la Fédération Française de lutte.
  2. En 1944, il devient Président de la Fédération Française de lutte.
  3. En 1946 il est le Président de la FFJJ. 

     En grande partie grâce à lui, à M. Kawaishi, et à l'équipe qu'il a su conduire, le Judo en 1946 a pris son autonomie et il est reconnu comme sport de combat officiel, par le Commissariat Général aux Sports français.

         Quant au 2° auteur, Jean de Herdt - premier Champion de France en1943, puis en 1944 – il est le Judoka français N° 1. Il acquiert une notoriété de plus en plus importante. Ainsi, il est chargé avec M. Pelletier et Lamotte de mettre sur pied l’instruction du Judo, qui doit figurer au programme de la Formation Prémilitaire ; il est également Directeur Technique de la Fédération avec M. Beaujean.

       Ce livre nous donne donc un aperçu de ce qu’était le Judo français à ses débuts en France.

        Aujourd’hui, nous retiendrons particulièrement la notion de grade, et examinerons la liste des gradés. Nous situerons mieux André DEBARD parmi les premiers pratiquants du Judo français.

        Dans les années 40, la passation des grades est très structurée. La ceinture marron nécessite deux à trois ans de travail. Cette ceinture marron constitue vraiment un grade élevé.

        Quand au passage de la ceinture noire, il est difficile.

  1.         Un combat contre cinq adversaires, sans repos, qu’il faut battre en moins de cinq minutes, c' est une épreuve redoutable. D’autant qu’à cette époque, il n’est nullement tenu compte des catégories de poids.
  2.         Une épreuve de Kata et une épreuve technique complètent l’examen.

        La ceinture noire comporte une valeur non seulement physique et technique mais aussi morale. En effet, il faut justifier d’un caractère et d’un passé qui rendent digne de cette distinction.

Au centre, en haut M. Kawaishi, en bas André Debard

     
        Et en 1946, lorsque Maître DEBARD est déjà ceinture noire 1° dan (depuis deux ans), la liste des deuxièmes « dan » ne comporte qu’une dizaine de récipiendaires : De Herdt, Bonet Maury, Sauvenière, Beaujean, Piquemal, Malaisé, Andrivet, Laglaine, Pelletier, Lamotte, Topin.

        Quant aux « 1° dan », ils ne sont qu’un peu plus d’une trentaine : Feldenkrais, Loufti, Verain, Lenormand, Mercier, Gerbaud, Giraud, Portier, Leroux, London, Guillaume, Weissenthaner, Bourdiaux, Lefebvre, Pimentel, Debard, Chalier, Lehnert, Gremmer, Frimat, Meyer, Delesque, Sardina, Vallée, Rossignol, Le Trocquer, Chancerel, Martel, Bouvard, Dr Strohl, Levannier, Fouquet, Paisant du Clos.

 DIVERS

         Une question se pose toujours au sujet de la photo du groupe (plus haut).
 En dehors de Me Kawaishi, et de André Debard, qui sont ces autres judokas ? (je n’avais que deux ans à cette époque), il m’est difficile, de reconnaître les judokas qui ne m'ont pas été présentés.  Et je n'ai pas les adresses de personnes que j'ai connues il y a quelques années et qui auraient pu me renseigner  (M. AWAZU,  M. COUZINIE,  M. COURTINE...) quelqu'un peut-il m'aider ?

        C’est aussi avec curiosité que j’ai examiné cette affichette des cours au Jiu-Jitsu Club de France, 10 bis rue Sommerard, à Paris, ODE : 62 12., retrouvée dans les archives de M. DEBARD.

 

A suivre…
JMO

Tous droits réservés : " 50- André DEBARD à l'époque de BONET MAURY et DE HERDT"
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /Fév /2006 10:25
Vendredi 24 février 2006

49- Vision panoramique de La Rochelle, de 1948 à nos jours.


 

« Depuis des siècles, ça  « bouge » à La Rochelle. Richelieu y connut bien des difficultés, d’Artagnan s’y battit. Les Anglais perdirent, dans ses eaux, nombre de vaillants soldats et de beaux et fiers bateaux »

 
 
 
 
 

Le Judo y a également bougé... Il fait partie de l’histoire de la ville.
                Tout a commencé avec André Debard, un des pionniers du Judo qui créa le Jiu-Jitsu Club de La Rochelle en 1948. C’était un essai timide, mais qui devait réussir au-delà de toutes les espérances, puisqu’il fallut bientôt ouvrir d’autres salles dans les villes de la région.

 
 
 

André Debard fut l’un des premiers à s’éloigner de la méthode Kawaishi et à se rattacher à la méthode Kodokan, lors de la venue en France du Maître Ishiro Abe, 7° dan.

 
 
 

De nombreuses ceintures noires furent formées à l’image du Judo d’André Debard ; un judo de souplesse dans lequel on appréciait beaucoup plus l’habileté, l’action subtile, la prise de risque au détriment de la force physique et brutale. Lechevrel, Vedeau, Theil, Favre,  Gibaud, Rivalland, Bouchet, Lucot, Perrachon, Desthermes, Sarraud, Thomas, Castets, Berton, Bourdon, Oudine, sont quelques uns des représentants de cette école. La victoire comptait peu, seul importait l’esprit dans lequel on pratiquait.

 
 
 

Sensibilisés à cet esprit, des bénévoles sont venus, comme dirigeants, se joindre et participer à la vie sportive et associative. Le Jiu Jitsu Club devint le Judo Club de La Rochelle.

 
 

Le club se développa avec des fortunes diverses, faites d’éclatements, de scissions, de fusions, de créations de sections… Au cours d'une fusion le Judo Club de La Rochelle est devenu le Judo Sport Rochelais (JSR). C’est aussi dans cette période qu’est né, le Samouraï, mais aussi les sections de l’Ile de Ré, de Mireuil. Les salles du JSR de La Rochelle utilisaient des locaux, souvent vétustes, et inconfortables. Cependant, en 1972, La Rochelle pouvait se flatter de compter, entre toutes ses sections et clubs associés, plus d'un demi millier de Judokas.

 

 La section de la rue Réaumur, était dirigée par Jean Michel Oudine. 360 judokas évoluaient sur cette petite salle de 60 m². Y sont nées les nouvelles générations fières des principes enseignés par André Debard : entraide et prospérité mutuelles, et recherche d’un maximum d’efficacité par un minimum d’effort. Parmi eux, Machefaux, Bourdic, Leblond, Le Lan, Toumit, Arnoux, Mallebrera, Ménard… Tous de bons ambassadeurs du judo.

 
 
 

En 1973, le club fêtait son vingt cinquième anniversaire, et offrait un spectacle gratuit dans l’ancien encan. Ce jour-là, Roger Cadière, pressenti pour être Directeur Technique du JSR était venu s’installer à La Rochelle. L’importance du club, la perspective d’un grand dojo, nécessitaient la présence, à temps plein, d’un cadre technique professionnel.

 
 
 

A cette époque, le Président du Club, Claude Bouchet, ceinture noire 2° dan, conseiller municipal de La Rochelle, obtint le « must » : l’aménagement de la salle des Jacobins, un dojo de 200m².

 
 
 

Mais parallèlement quelque chose s’est éteint au JSR : la flamme d'André Debard.

 

En effet, l’orientation du JSR vers la « championnite », n’était pas ce qu’avaient connu « les pionniers » et les scissions n’ont fait que s’accentuer. Le Samouraï avec Jean Claude Bourdon à l’IUT, l’Ecole Rochelaise de Judo (ERJ), créée et dirigée par Jean Michel Oudine, fidèle aux principes de M. Debard.
L'ERJ trouve une salle à l’ancien Encan, puis rue Thiers, enfin rue Gambetta.
En souvenir d'une visite de Me Sato à La Rochelle, le nom romantique de LIN KAI KAN fut le surnom donné à l'ERJ, et le Président d'honneur fut Maître Ishiro ABE lui même.

 
 
 
Mme Sato, Mme Debard et Maître Sato (CN 6° dan à l'époque)

        L’émulation entre ses trois clubs a été intense, chacun défendant ses principes éducatifs. Le Judo dans La Rochelle ne s’en est jamais aussi bien porté, tant en effectifs qu’en résultats. En 1986, c’était l’apogée.

 
 
 

C’est à cette époque que Jean Michel Oudine a été appelé par la Fédération Française de Judo à des fonctions de Conseiller Technique Itinérant en Afrique.

 

C’est son implication dans le monde sportif Fédéral, non seulement comme Professeur technicien mais aussi comme dirigeant (secrétaire du Collège des ceintures noires de Charente Maritime, secrétaire de la Ligue Charente Poitou) qui l’ont conduit à apporter dans le cadre de la Coopération Française une aide à l’émergence en Judo des pays Africains.

 
 

Son aide à l’organisation auprès du Secrétaire de l’Union Africaine, Omar Danga Loum, puis de son Président, le Général Palenfo, l’ont tenu durant quinze ans, loin de La Rochelle.

Toujours, il a continué à enseigner les techniques comme il avait vu M. Debard le faire.

 
A suivre...
JMO

Tous droits réservés : "49- Vision panoramique de 1948 à nos jours..."
Par Jm Oudine - Publié dans : La Rochelle
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /Fév /2006 13:32
Jeudi 23 février 2006

48- Vous avez parlé de descendance ?

        Pendant près de quinze années je me suis consacré essentiellement au Judo Africain. J’ai beaucoup voyagé : Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Algérie, Egypte, Bénin, Burkina, Tchad, Cameroun, Kenya, Ile Maurice, Madagascar, Afrique du Sud, Niger… Tous les judokas de ces pays m’ont chaleureusement accueilli dans le cadre de stages financés par la Coopération, la Solidarité Olympique, la CONFEJES, et les Protocoles d’accords bi gouvernementaux…

 

        Stage Solidarité Olympique pour l'Afrique de l'Ouest à DAKAR en 1987

  
         Dans chacun des pays visités, je portais un regard sur les judokas quels qu’ils soient… Tous avaient autant d’importance les uns que les autres et permettaient aux Fédérations d’avancer et de progresser. Et lorsque je revenais quelques temps après, je pouvais mesurer la justesse de mon évaluation.

 
D’un côté je distinguais :
 

-  les judokas qui, sans prétention, venaient pratiquer le Judo par plaisir,

 - ceux qui révélaient un potentiel de dirigeant, d’arbitre ou d’entraîneur,

 - ceux qui étaient susceptibles d’être champion.

 

        Mais que l’une des catégories précitées vienne à manquer, et le déséquilibre qui en résultait prouvait bien la nécessité d’avoir des judokas dans toutes les catégories.

 

        En ce qui concernait les enseignants, la distinction s’établissait entre les professeurs qui obtenaient des résultats sportifs avec leurs élèves ; et surtout ceux qui de surcroît, transmettaient et généraient la vocation d’enseignants parmi leurs élèves avec ce qu’elle implique d’enthousiasme et de charisme.  La longévité des Fédérations en dépendait.

 

        De retour en Charente Maritime, j’ai appris le décès de M. DEBARD. J’en ai été peiné. Et comme un réflexe acquis en Afrique, j’ai évalué le développement de la  la vocation chez les personnes qui avaient approché M. DEBARD ou bien avaient été ses élèves. Et bien, je trouve la qualité de la transmission étonnante. Ses élèves où ses proches, ont su eux aussi passer le relais à leur tour et tout autour : Jean LECHEVREL (Rochefort - Tonnay Charente – St Jean d’Angély - Bressuire – Thouars…), Jean VEDEAU (Saintes - Royan…), Roger THEIL (Saintes…), Guy THOMAS (Rochefort…), Guy FAVRE (Pons, Jonzac, Gémozac…), Alcide GIBAUD (Cognac) pour ne citer qu’eux. Et leur implication dans les collectivités territoriales (département, ligue, zone, national, international…) a été très importante. Tant que cette chaîne sera préservée, André vivra.

 

       André DEBARD en 1950

        
        Mais dans le cas présent un hommage est à lui rendre ainsi qu’à ses élèves devenus Maîtres à leur tour. Hommage aussi pour leur ouverture d’esprit qui a contribué à perpétuer le judo dans son honneur et sa tradition. Quand aux dernières générations, le point d’interrogation demeure.

 

        Mais en attendant que se dessine chez nos jeunes une maturité,  une chaîne est à établir qui les relie aux anciens. Voici quelques éléments, sur deux ou trois générations, et limités à ceux qui m’ont apporté dernièrement une aide. Car la question se posait : quel était leur Maître ? Cette liste est bien sûr à corriger et à élargir...

Liste en cours à vérifier et à compléter.

DEBARD – THEIL – France COELLIER
DEBARD - GIBAUD – Claude et Pierre BEAU
DEBARD – LECHEVREL – Jean Claude GERON
DEBARD – THOMAS – Jean Michel BONTEMPS - MENET - SANDEAU -
DEBARD – THOMAS – GUEROY – Jean Bernard FOURNAT
DEBARD – THOMAS – Jacques DRAPIER
 

        Après ces vingt années passées hors de France, et avec tous ces jeunes, il ne m’est pas facile d’anticiper sur l’ascendance. Il me reste à les observer, à apprécier leur sagesse, leur enthousiasme et leur énergie, et peut être détecter ceux qui seront les Maîtres de demain....

 

        Je souhaite que tous réalisent l’importance de cette immense chaîne qui remonte à Jigoro Kano, et qu’elle soit connue et respectée par tous.

 
 
A suivre…
JMO
Par Jm Oudine - Publié dans : Afrique
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 08:11
Mercredi 22 février 2006

47 - Arrivée d'Ishiro ABE en France et rencontre avec André DEBARD.


ARRIVEE D’ISHIRO ABE EN FRANCE.

  
     "Le 28 novembre 1951, l’un des grands courriers qui assurait la liaison avec l’Extrême Orient accostait à Marseille.

     ISHIRO ABE, se tenait dans sa cabine des premières classes de la « Marseillaise », le navire sur lequel il avait voyagé. Il était sept heures, et dans l’air frais du matin, quelques mouettes dessinaient des arabesques dans un de ces ciels clairs du soleil levant.

    Un steward conduisait M. LASSERRE vers la cabine de M. ABE.

    M. LASSERRE était chargé d’accueillir l’envoyé du Kodokan à Marseille et de l’accompagner à l’Institut du Kodokan à Toulouse."

 

        La note de courtoisie de cette rencontre a du être extrême. Le sourire d’ISHIRO ABE, son aspect de gentleman habillé sobrement et une allure qui respirait la netteté, ont certainement séduit d’emblée M. LASSERRE.
        De toute évidence, ce dernier avait été déjà impressionné par le palmarès de cet homme de 29 ans qui venait étudier dans nos universités : 1,70 m, 69 kg, il était 1° dan à 15 ans (en 1937), 2° dan à 16 ans, 3° dan à 18 ans, 4° dan à 20 ans, 5° dan à 25 ans, 6° dan à 28 ans.

        Quant au Maître et aux professeurs d’Ishiro ABE, ils fournissaient de sérieuses références aux Français : M. NAGAOKA 10° dan, HASHIMOTO 9° dan, OTAKI 7° dan, MATSUMOTO 7° dan.

        Plusieurs fois finaliste du Championnat du japon, M. ABE était très populaire au Kodokan. Et bien que 6° dan, sa simplicité ne lui faisait porter qu’une simple ceinture noire.

        Lors de cette première rencontre, le moment d’embarras de M. LASSERRE a été certainement de courte durée, car après avoir formulé les quelques phrases en Japonais, qu’il avait apprises par cœur , et dont il avait pu se souvenir, la conversation s’est poursuivie en anglais. M. ABE comprenait le Français et parlait l’anglais.

 
VISITE D’ANDRE DEBARD AU SHUDOKAN.
 

        Si l’arrivée de M. ABE se situe en novembre 1951,  c’est probablement dans les mois qui ont suivi qu’André DEBARD s’est rendu à Toulouse. Certainement après le premier Championnat d’Europe de décembre 1951. Donc vraisemblablement en 1952.

        Et à la liste des visiteurs prestigieux au SUDOKAN - M KURIHARA (9° dan), KAWAISHI (7° dan), AWAZU (6° dan) - s’ajoutaient celles de M. et Mme LEVANNIER, BELAUD, CHAMUZEAU et DEBARD.

 

        Un peu plus tard, pendant plus d’un mois et demi, André DEBARD est resté travailler à TOULOUSE, avec Ishiro ABE. A à son retour, il annonçait à M. LECHEVREL - un de ses bons élèves qui l’avait remplacé pour les cours à La Rochelle - : « LECHEVREL, il faut tout oublier de ce que je vous ai appris, et il faut que vous alliez à Toulouse.».

 

M. DEBARD avait un nouveau Maître, Ishiro ABE.

 
Maître Ishiro ABE est venu plusieurs fois à La Rochelle. Il pose ici pour la photo, avecMme et M. DEBARD (à gauche) et BOUCHET, AUBRY et BESSELIEVRE (à droite)

A suivre...
JMO

Tous droits réservés : "47- Arrivée d'Ishiro Abe en France et rencontre avec André DEBARD"
Par Jm Oudine - Publié dans : Judo - Debard André
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