Jeudi 20 avril 2006
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jeudi 21 avril 2006
71- Esprit d'entreprise : Judo et Aïkido
En ce jeudi matin du 20 avril 2006, dans le magnifique Dojo qui se situe près des Affaires Maritimes à La Rochelle, j'ai rencontré André GUILLON Professeur du Club Rochelais d'Aïkido.
André GUILLON, Ceinture noire d'Aïkido 5° dan, BEES 2° degré
Tous deux natifs de La Rochelle, nous avons évoqué nos souvenirs sur les Arts Martiaux Rochelais.Nous avons deux ans de différence d'âge et partageons le même enthousiasme pour nos disciplines respectives... S' il s'est initié au Judo dans les années 1960, j'ai moi-même suivi une initiation en Aïkido, au moment de la préparation du diplôme d'Etat de Professeur de Judo.
L'auteur aux côtés d'André Guillon
Enfin, à La Rochelle, Aïkido et Judo puisent leurs racines communes dans l'enthousiasme de M. Debard.
De toute évidence, dans tous ses élèves on retrouve cette passion dans l'action, cette continuité dans l'effort, cette dignité, et un amour propre qui refuse la compromission.
Ces qualités sont certainement à l'origine du succés dans les actions qui ont été ensuite entreprises.
Le fondateur du premier club d'Aïkido à La Rochelle a été M. Georges L'HERMENAULT. Ce fut l'un des tous premiers ceinture noire de Judo rochelais, à s'être ensuite voué à l'Aïkido. Bien entendu on n'est jamais seul dans une telle aventure. Pierre Lamothe, Joseph Desètre, Jacques Rivalland, Louis Lucot, faisaient partie de l'équipe. Tous, des élèves de M. Debard. Mais en 1958, sous l'impulsion de Jacques Rivalland, ils s'étaient émancipés de la tutelle du Maître, pour fonder au 23 de la rue Réaumur à La Rochelle "L'Ecole Rochelaise de Judo" (la première). Il y eut plusieurs Ecoles Rochelaises de Judo par la suite. Nous en parlerons plus tard. On y retrouvait, le Docteur Des Thermes, Venzi, Dupont, Bizière, Trémoulinas... Nous avons évoqué leur nom avec nostalgie. Et en 1959 une section d'aïkido y était ouverte par M. L'HERMENAULT. Si André et moi avons fait nos premiers pas de judokas dans cette salle, André lui, a continué en Aïkido.
Chacun dans nos disciplines respectives a suivi des parcours différents et des fortunes diverses. L'errance d'une salle à l'autre a été notre lot. Mais toujours, travail et labeur ont été récompensés. Il faut reconnaître que pour l'Aïkido, la présence permanente d'André, a maintenu une bonne cohésion entre tous les membres.
Si André est resté sur la France, en évoluant au sein de l'Aïkido vers la Présidence de la Ligue de Charente Poitou (l'ACFA), il a également accédé à la Présidence régionale et a été membre du Comité Directeur National de l'UNA. Il a été membre du Comité Directeur de la FFAB et a reçu la médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports.
De mon côté, j'ai quitté le Club installé rue Gambetta, qui comptait à l'époque plus de deux cents élèves, pour devenir le chargé de mission auprès de l'Union africaine de Judo. Ma tâche était d' aider cet organisme à promouvoir le Judo africains aux côtés de ses dirigeants continentaux. Si cela a bien marché en Afrique, le club rue Gambetta à La Rochelle, lui, n'a pas suivi l'évolution escomptée. Les dirigeants qui ont suivi, n'ont pas eu la rigueur qu'il fallait dans la gestion des hommes et du club. Il s'agit maintenant de rétablir un fonctionnement normal et y retrouver la bonne réputation que ce Dojo avait à mon départ, en 1986.
André doit se procurer une photo de M. L'HERMENAULT. Avant que nous nous quittions, il m'a dédicacé un petit livret traitant de l'Histoire et du parcours du Club Rochelais d'Aïkido Karate. Nous nous reverrons. Merci André.
JMO
A suivre...
Par Jm Oudine
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Publié dans : La Rochelle
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Mardi 18 avril 2006
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Mardi 18 avril 2006
Le JUDO à SAINTES en Janvier 1949
Une lettre datée du 13 janvier 1949, nous permet de deviner les premiers balbutiements du Judo dans la ville de SAINTES, en Charente Maritime.
André DEBARD n’était arrivé à La Rochelle qu’au mois de Juillet 1948, et cinq mois à peine écoulés, sa notoriété s’était répandue un peu partout sur le département.
L’auteur du courrier, Hubert ou Robert Couppey…, (impossible de déchiffrer son nom), écrit à André DEBARD :
« Mes camarades seraient heureux, que vous acceptiez de leur faire subir l’examen de ceinture jaune dans le courant du mois de mars, si cette époque vous convient. Je me permets de préciser qu’il s’agit, pour nous, d’un entraînement récréatif ayant un caractère strictement privé et très restreint – nous ne sommes que six – et qu’en aucun cas je n’aurais pu envisager d’organiser un cours public pour la direction duquel je n’ai évidemment pas les compétences voulues… ».
Ce départ du Judo dans la ville de Saintes en 1949, ressemble étrangement au départ du Judo à Niort. Jean Marc Sauzeau débutait le Judo, avec des amis, sur l’herbe du stade Champommier, sans professeur, sinon quelques ceintures « orange », de l’Ecole de St Maixent!
Et Hubert C… de continuer :
« Croyez bien cher Monsieur, que mes collègues et surtout moi-même, préférions résider à La Rochelle afin de suivre régulièrement les activités de votre salle.
Les frais de déplacement et de séjour ne me permettront pas de m’y rendre souvent – étant entendu que nous vous verserons la cotisation d’un mois – soit mille francs par postulant – lors de l’examen éventuel, je vous serais reconnaissant de me faire savoir à quelles conditions vous pourriez me ménager une leçon particulière d’une heure tous les quinze jours (afin que je progresse dans l’étude du programme de la ceinture bleue). J’ai prévenu mon Professeur Robert GODET de ce petit projet. »
A suivre…
JMO
Par Jm Oudine
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Publié dans : Saintes
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Samedi 15 avril 2006
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69- Deux pionnières du Judo
"Après bien des émotions de toutes sortes, j'ai été promue "ceinture noire 1° dan". Inutile de vous dire que je ne suis pas encore remise et m'habitue difficilement à cette couleur ; le temps m'y aidera sans doute, puisque la nuance ne varie plus !"
Janine LEVANNIER première femme ceinture noire de France
Ces propos, écrits en avril 1951 par Janine LEVANNIER, étaient adressés à M. et Mme DEBARD.
Mme DEBARD pratiquant une clef de bras sur son mari
Les deux femmes partageaient une même passion pour le Judo, de même toutes leurs familles. Mais Janine LEVANNIER, le 22 avril 1951, venait d'obtenir la ceinture noire et devenait ainsi la première femme qui accédait à la ceinture noire.
Janine était très proche de "Milou".
"Milou" c'est un des surnoms donnés à Mme DEBARD. Elle était appelée aussi "Boule" ou encore "Chapeau", mais je n'ai pas encore trouvé pourquoi.
Trois jours après la promotion prestigieuse de ce grade tant convoité, Janine écrivait à ses amis de La Rochelle pour leur annoncer la nouvelle, et leur faire part de son état d'âme.
" Bien entendu, je suis ravie et il faut bien l'avouer un petit peu fier, mais les collègues ceintures noires se chargeront sans nul doute de me remettre la tête grosseur normale !"
Les familles des DEBARD et LEVANNIER, ne vivaient à l'époque que pour le Judo, et généraient un grand nombre de démonstrations. Ces démonstrations, les Galas, venaient en plus de l'organisation de stages et de la direction de nombreux cours. D'ailleurs, dans cette même lettre dont nous parlons plus haut, Janine écrivait :
"Mercredi prochain nous organisons une démonstration dans une salle du Palais de la Mutualité, et nous avions pensé remettre à vos parents une invitation mais nous ne connaissons pas leur adresse..."
Et la presse, de publier cette photo avec son commentaire dans les jours suivant la démonstration :
"Hier soir à la Mutualité, Mme Levannier (25 ans), la seule Européeenne ayant conquis ce grade de "ceinture noire de judo" a affronté sept judokas de sexe fort. M. Levannier est également ceinture noire ; c'est un ménage à qui il vaut mieux ne pas chercher querelle."
Les enfants, Claude LEVANNIER, comme Frank DEBARD ont été élevés dans cette même passion du Judo. Nous en reparlerons...
A suivre...
JMO
Par Jm Oudine
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Publié dans : Judo féminin
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Mercredi 12 avril 2006
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Jeudi 13 avril 2006
68- André DEBARD, dernier Samouraï.
En décembre 1999, André DEBARD nous quittait.
La dernière photo d'André DEBARD
La vie de cet homme talentueux, souvent facétieux a été hors normes. Sa fin a été conforme à sa vie...
En effet, il a choisi lui-même de partir, évitant ainsi une dégradation inéluctable et beaucoup de souffrance. Pas seulement pour lui-même, mais aussi pour éviter de la lire dans le regard de ses proches qu'il aimait tant.
Dernière esquive d'un judoka face à la maladie, il a terminé sa vie comme un guerrier samouraï.
Il nous laisse l'image d'un homme discret mais extraordinaire, curieux de tout, plein de spontanéité, d'intelligence et de sensibilité, de beaucoup de volonté aussi. Très respectueux des autres, Il a su mener de front, sa passion pour le judo, pour la peinture artistique, la collection de tout objet ayant une âme, tout en entourant sa famille de beaucoup d'amour.
N'oublions pas son oeuvre, son action, son personnage. Gardons le vivant dans nos mémoires.
à suivre...
JMO
Par Jm Oudine
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Publié dans : Judo - Debard André
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Mardi 4 avril 2006
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Mardi 4 avril 2006
67- Implantations au départ des clubs de Judo en Charente Maritime
Au cours de la lecture des archives d'André DEBARD, nous mesurons mieux l'amplitude de son action et l'engagement qu'il a eu pour promouvoir le Judo en Charente Maritime. La carte ci-dessous nous donne une idée plus précise de son action. Il apportait son expérience, sa compétence technique et ses élèves. Il était en somme Maître d'Ecole d'application et assurait régulièrement le contrôle de ses élèves dans les différents clubs.
Nous aurons l'occasion de revenir sur ses
élèves-professeurs, mais déjà les plus illustres sont : Jean LECHEVREL - Jean VEDEAU - Henri MARTIN - Pierre TRIOU - Roger THEIL - Guy THOMAS - Guy FAVRE. Même si quelques-uns n'ont pas fait leurs "premiers pas" en Judo avec André DEBARD, ils lui apportaient la ferveur et le respect .
Beaucoup d'autres ceintures noires, ont eu la même attitude déférente : Roger SARRAUD - Claude BOUCHET - Jacques TOURAIS - Georges PERRACHON - LEVALLOIS - Louis LUCOT - Georges L'HERMENAULT - Jacques RIVALLAND - René BLANCHARD - Jean BERTON -Jean Paul CASTETS - Jacques CHARIERAS - Rolland CHASSERIAUD - FALOURD - Jean Claude BOURDON - Jean Michel OUDINE... Certains d'entre eux ont créé leur propre salle, mais ils n'en gardaient pas moins la reconnaissance que l'on peut avoir pour un Maître dont on respecte la personne et la valeur.
A suivre...
JMO
Tous droits réservés : "67- Implantations au départ des clubs de Judo en Charente Maritime"
Par Jm Oudine
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Publié dans : Judo - Debard André
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